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08 novembre 2016

Modification n°2 du PLU de Crolles : pourquoi la municipalité prévoit-elle de vendre les bijoux de famille ?

Dans l’article de la revue municipale dédié à cette procédure (cf. p.7), Monsieur le Maire nous indique doctement que

« La loi NOTRe indique que l'intercommunalité doit disposer de tous les moyens nécessaires pour assumer sa compétence en matière de développement économique. Le transfert des Zones d'Activités Économiques ne peut donc se limiter à une mise à disposition de terrains. Concernant ceux dont la commune est propriétaire, une négociation est en cours avec le Grésivaudan pour valoriser la vente de ces parcelles. Le prix sera fixé en prenant compte des aménagements déjà réalisés en matière d'accès ou de raccordement aux réseaux secs et humides ».

 

%C3%A0-vendre.jpgC’est totalement faux ! Voir là sur ce point

Mais alors, pourquoi la commune veut-elle vendre à la communauté ces parcelles et ces équipements qu’elle pourrait simplement mettre à disposition de la collectivité en maitrisant ainsi leur devenir ?

Quel besoin de liquidités pourrait justifier qu’une commune vende ainsi son patrimoine alors qu’elle a toujours brandi l’excellente santé de ses finances ?

Quel est l’intérêt de la communauté de communes, et des communes qui la composent -dont certaines sont moins argentées que la nôtre- de voir ainsi des fonds communs immobilisés dans l’acquisition de terrains qui pourraient être gérés dans le cadre d’une simple mise à disposition ?

En clair, à qui profite cette cession et les transferts de fonds qui vont avec ?

Rappelons évidemment que dès lors qu’elle en sera propriétaire, la communauté de communes pourra revendre ces terrains au plus offrant, du moins ceux qui relèvent du patrimoine privé de la collectivité... et que les élus de Crolles et les crollois n’auront alors pas d’autres voix à faire valoir que celles, minoritaires, de leurs représentants au conseil syndical de la communauté de communes…

E. Wormser

Modification n°2 du PLU de Crolles : pourquoi la municipalité ne nous dit-elle pas tout ?

« On ne vous dit pas tout ». C’est Anne Roumanoff qui parodie notre Arlette nationale en reprenant l’un des thèmes de sa lutte (ouvrière) de la campagne des présidentielles de 1988.

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Dans la procédure engagée, l’expression devient prégnante tant la communication entourant la modification n°2 du PLU souffre d’approximations dont l’accumulation aboutit à une unique alternative  : soit nos zélés zélus ne maitrisent pas parfaitement leur sujet –on resterait alors dans le champ d’une simple ignorance, excusable tant qu’elle n’est pas systématique- ou nous prend-on pour des truffes, des administrés incapables de discernement qu’il est possible d’enfumer sans limite ?

La lecture de l’entretien accordé par Monsieur le Maire à une revue dont il est le rédacteur en chef sur la procédure de modification n°2 est édifiante sur ce point. Reprenons-en les principaux termes, en notant bien qu’on les retrouve dans le rapport de présentation soumis à enquête publique.

« La loi NOTRe indique que l'intercommunalité doit disposer de tous les moyens nécessaires pour assumer sa compétence en matière de développement économique. »

C’est faux : la loi NOTRe n’a rien changé sur ce point… Ce qui change en revanche, c’est que la compétence des établissements publics de coopération intercommunale comme notre communauté de communes s’étend désormais aux zones d’activités économiques d’intérêt communal alors qu’auparavant, cette compétence était limitée aux zones d’activités économiques d’intérêt intercommunal (modification de l’article L. 5214-16 du CGCT : avant / après : suppression de l’expression « intérêt communautaire » après le mot « aéroportuaire »)

« Le transfert des Zones d'Activités Économiques ne peut donc se limiter à une mise à disposition de terrains. »

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C’est faux : la loi NOTRe n’a rien changé sur ce point et ce qui était possible avant l’est toujours ; comme l’indique l’article L. 5214-16 précité, la compétence de la communauté de communes sur les zones d’activités économiques concerne leur création, leur aménagement, leur entretien et leur gestion. Il n’est évidemment pas besoin d’être propriétaire des terrains pour exercer cette compétence. Les communes membres doivent seulement mettre à disposition les biens concernés –elles bénéficieront des améliorations mises en œuvre par la communauté quand elles les récupèreront éventuellement. C’est ce que prévoit l’article L. 5211-17 du CGCT qui dispose que «  (…) Le transfert de compétences (…) entraîne de plein droit l'application à l'ensemble des biens, équipements et services publics nécessaires à leur exercice, ainsi qu'à l'ensemble des droits et obligations qui leur sont attachés à la date du transfert, des dispositions des trois premiers alinéas de l'article L. 1321-1, des deux premiers alinéas de l'article L. 1321-2 et des articles L. 1321-3, L. 1321-4 et L. 1321-5. / Toutefois, lorsque l'établissement public de coopération intercommunale est compétent en matière de zones d'activité économique, les biens immeubles des communes membres peuvent lui être transférés en pleine propriété, dans la mesure où ils sont nécessaires à l'exercice de cette compétence. ».

L’article L. 1321-1 débute par « Le transfert d'une compétence entraîne de plein droit la mise à la disposition de la collectivité bénéficiaire des biens meubles et immeubles utilisés, à la date de ce transfert, pour l'exercice de cette compétence. »

Le transfert des biens est donc une possibilité parmi d’autres et la loi n’impose certainement pas qu’elle soit mise en œuvre : les incertitudes pesant sur les périmètres des intercommunalités poussent d’ailleurs de nombreuses collectivités à ne pas faire usage de cette option et à préférer la mise à disposition des biens.

Le Grésivaudan pourra proposer, comme c'est déjà le cas aujourd'hui, l'installation de nouvelles activités sur les secteurs dont il récupère la gestion.

C’est vrai : il pourra même vendre ces terrains à leurs occupants ou à des tiers puisqu’il est annoncé qu’il en récupèrera aussi la propriété.

Mais c'est bien le Maire qui au final continuera de délivrer les permis de construire, à condition que les projets en question soient en conformité avec le PLU et son règlement.

24821-225x270.jpgC’est vrai mais le propos est biaisé : le maire ne dispose d’aucune latitude pour refuser un permis conforme au règlement d’urbanisme ; on dit même qu’il a compétence liée pour l’accorder et un refus opposé à un permis de construire conforme au PLU constitue un excès de pouvoir.

C’est vrai, mais le propos est biaisé … et court-termiste : la loi NOTRe n’est pas la seule à avoir bouleversé le paysage des compétences des collectivités. Un an plus tot, la loi ALUR est venue affirmer la compétence de l’intercommunalité en matière de planification urbaine. Le Grésivaudan parvient encore, pour l’instant, à maintenir des PLU communaux… mais ça ne durera pas et, quelles que soient les résistances locales, la compétence de la règlementation d’urbanisme, le PLU et son règlement seront bientôt intercommunaux, rédigés et approuvés par l’intercommunalité. Faire croire le contraire confine à l’aveuglement, alors que l’article L. 5214-16 mentionné plus haut l’indique explicitement (sous les réserves prévues au II de l’article 136 de la loi ALUR  ) .

La commune gardera-t-elle un regard sur le type d'activité souhaitant s'implanter ?

Tout choix d'implantation de nouvelles activités est discuté dans le cadre de la commission économique du Grésivaudan, au sein de laquelle siègent les élus crollois représentant la commune. Ils pourront argumenter et influer sur les décisions qui seront prises. Mais ne doutons pas qu'en matière d'économie, l'intérêt de la commune et l'intérêt communautaire se rejoindront.

Les élus crollois ne sont pas majoritaires au sein de la communauté de communes ; l’effacement national de la gôche les rendra même sans doute rapidement très minoritaires, même s’ils restent nombreux en raison de la place de la « commune-centre » -l’expression n’est pas de moi !- dans la répartition des sièges du conseil syndical. Cet argument est donc … étonnant et bien insuffisant pour justifier à lui seul un transfert que rien n’impose… ou alors, on ne nous a pas tout dit !

E. Wormser

Modification n°2 du PLU de Crolles : pourquoi la municipalité se complaît-elle dans des procédures à la régularité incertaine ?

justice-prox-dn-rc.pngL’encre de la modification n°1 n’est pas encore sèche – elle ne le sera qu’à l’issue du contentieux engagé à son encontre devant le tribunal administratif de Grenoble- que nos zélés zélus se lancent déjà dans une deuxième modification qui semble n’avoir ni queue ni tête, telle qu’elle est présentée du moins.

Cette procédure nouvelle n’est pas exempte de critiques et sa légalité semble pour le moins très ... incertaine.

 

 

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En premier lieu évidemment, les informations distillées au public –dans le journal municipal, lors de la réunion publique  comme dans le rapport de présentation de la modification  sur l’indispensable transfert des ZAE à la communauté de communes s’avèrent erronées : de nature à tromper le public sur la finalité réelle de la procédure engagée, de telles carabistouilles grèvent évidemment la qualité de la participation et la pertinence de la consultation.

C’est d’autant plus le cas que la modification mise en œuvre semble n’avoir en fait aucun lien avec l’objectif poursuivi ; puisque la loi prévoit le transfert vers la communauté de communes de la compétence communale sur les zones d’activités économiques en ce qui concerne leur création, leur aménagement, leur entretien et leur gestion, ce transfert de compétence concerne toutes les zones dont la destination est essentiellement économique : à Crolles donc, les zones Uc, « mixte pour l’habitat » sont autant concernées que les zones Ue et Ud. Le transfert de compétence ne justifie en aucun cas leur redécoupage ou la modification de leur règlement ; c’est le transfert injustifié des propriétés communales qui justifie seul ces modifications, sans qu’on voit bien en quoi.

La présentation nouvelle de la zone Uc est claire : « La zone UC correspond à la zone urbaine dédiée à l’activité économique. Mais elle a vocation, dans la continuité de l’Eco-quartier projeté, à muter vers une zone mixte dédiée à l’habitat et à l’activité commerciale et de bureau. Elle doit aussi pouvoir accueillir de l’activité artisanale compatible avec la présence de logement en termes de salubrité, de sécurité et de tranquillité des personnes. L’ouverture à l’habitat de cette zone ne doit pas affecter son caractère économique mais le conforter. » Dédiée principalement à l’activité économique, la compétence de sa gestion devient intercommunale comme celle des zones Ud et Ue.

 

220px-%C3%89mile_Cou%C3%A9_3.jpgEn second lieu, la procédure mise en œuvre est celle de la modification. Rappelant les dispositions législatives applicables, les auteurs des documents mis à l’enquête ont ainsi indiqué que cette procédure n’est possible que si elle n’a pas pour objet de « changer les orientations définies par le projet d'aménagement et de développement durables » : à défaut en effet, une révision s’impose et la procédure est plus lourde notamment en termes de participation du public. Sans doute adeptes de la méthode du bon Docteur Coué, nos zélés zélus affirment que tel est le cas.

Pourtant, il suffit de se plonger dans le PLU pour constater que rien n’est plus faux.

 

Dans le PADD (pp. 2 et 4), l’organisation de l’évolution de Crolles, dans une logique de développement durable, est un des deux « fondamentaux » qui ont guidé les élus dans la rédaction du PLU ? Celle-ci passe notamment par un levier clairement identifié : « Organiser la mixité urbaine et promouvoir, quand cela est possible, une organisation multifonctionnelle du territoire ».

Le rapport de présentation décline ce levier : 

  • la mixité de fonctions urbaines appelle la maitrise de l’urbanisation a proximité des entreprises pour une meilleure cohabitation doit permettre de répondre à une première problématique : un développement urbain qui doit tenir compte de l’évolution démographique et sociale (p. 147) ;
  • La structuration urbaine doit permettre une diversité d’occupation des sols, afin de favoriser la mixité des vocations et des usages dans chacune des zones (p. 151) et la nouvelle mixité fonctionnelle autorisée dans le pôle sud, de part et d’autres de la rue de Belledonne jusqu’à la rue Henri Fabre, qui va se traduire par l’intégration de l’habitat auprès des activités existantes et futures, participent ensemble à la réponse apportée à la cinquième problématique : les principes de composition urbaine, l’organisation et la vocation des espaces urbains (p. 152) ;
  • Il est donc rappelé (p. 156) que les orientations du PADD s’appuient notamment sur le principe de mixité sociale et urbaine et que le PLU doit favoriser la multifonctionnalité des espaces, et non plus leur juxtaposition ;
  • A cette fin, la zone Uc a été délimitée comme celle correspondant à « la zone urbaine dédiée jusqu’à présent à l’activité économique. Elle comporte des potentialités d’urbanisation importantes notamment en partie sud. La capacité des équipements permet la réalisation de constructions nouvelles pour poursuivre le développement des activités à caractère commercial, artisanal et de bureau mais aussi pour admettre une nouvelle mixité des fonctions par l’accueil de l’habitat. » ;
  • Cette vocation nouvelle affirmée de la zone Uc doit participer à la requalification, par une revalorisation architectural du bâti, de l’entrée Sud de la ville qui «constitue un point fort contribuant à l’image de marque de la commune. Tout projet envisagé doit tenir compte de la sensibilité environnementale de ce secteur et de son exposition visuelle. Une attention particulière devra être portée à la qualité des aménagements et des constructions, lesquelles viendront transformer « l’entrée Sud » de Crolles. » (p. 208).

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Exclure de la zone Uc tout le secteur situé à l’entrée de la ville, particulièrement le long de l’avenue Ambroise Croizat, c’est se priver de l’opportunité de requalifier l’entrée de ville par des constructions mixtes et surtout… frapper le PLU d’une incohérence interne manifeste, en portant atteinte de surcroit à une objectif prioritaire de son PADD.

La révision, fut-elle engagée par une procédure dite allégée, s’imposait donc apparemment.

 

 

Irrégularité de la consultation du public, irrégularité du choix de la procédure engagée, erreur manifeste d’appréciation des nouveaux zonages, s’agissant de leur délimitation comme de leur règlementation, rendant de surcroit le PLU incohérent… On arrête les frais ?

03 octobre 2016

Redonnons l'élection aux électeurs

 Invitation à expérimenter un mode d'élection vraiment démocratiquelogo écocitoyens du Grésivaudan.png

Réunion publique le 4 novembre - Crolles - salle Belledonne.

Nous avons l’habitude du scrutin majoritaire à deux tours. Mais ce dispositif est très contestable. Diverses études de sciences politiques, en France et à l’étranger, ont montré qu’il ne permettait pas de traduire correctement l’opinion collective d’un corps électoral. Voir en particulier sur le site du Collège de France : www.college-de-france.fr/site/pierre-rosanvallon/seminar-2012-02-29-10h00.htm

Le scrutin majoritaire à deux tours place l’électeur face à des choix cornéliens :

  • voter pour le candidat favori même s’il a peu de chance d’être élu ?
  • voter utile ? voter pour sanctionner ? voter pour manifester ?
  • voter pour le moins pire qui a une chance d’être élu ?
  • voter blanc alors que les votes blancs ne sont pas comptabilisés ?
  • voter au faciès, sur la personnalité ? Voter sur les capacités pressenties ?
  • refuser le vote sans nuance pour un seul candidat ?
  • ne plus voter et laisser faire les autres ?
  • être dans "l'obligation" de voter lors des primaires de parti politique pour "favoriser" son candidat préféré, voire,  utiliser ces processus à des fins stratégiques ?
  • Notre liberté d’expression est donc contrainte à une voix unique pour un seul candidat. Nous sommes condamnés à un seul choix alors que notre appréciation est beaucoup plus nuancée.

Des dispositifs alternatifs existent. Venez les découvrir.

Le 4 novembre, réunion publique sur les techniques de vote et la méthode du « jugement majoritaire » :  fondements théoriques et aspects pratiques, expérimentation, débat … et pot de l’amitié.

Notre cas expérimental sera l’élection présidentielle 2017. Chaque participant sera invité à juger une quinzaine de candidats, sur une liste pré-établie reprenant des candidats déjà annoncés (ou vraisemblables au regard des élections primaires organisées par les principaux partis) … et quelques candidats plus atypiques pour illustrer tout le potentiel du jugement majoritaire.

En pratique :

- l’expérimentation est une démarche de curiosité citoyenne, à but pédagogique, pour le plaisir de réfléchir collectivement sur une question essentielle pour nos institutions.

- c’est une initiative des Ecocitoyens du Grésivaudan

- 4 novembre, 20 h 30 à Crolles, salle Belledonne (proche Espace Jargot)

- entrée libre

- Vote sur place ou à l’avance par email. Diffusion de la grille de jugement à partir du 20 octobre

- scrutin ouvert à tous, sans contrainte de résidence, d’âge …

- les organisateurs garantissent la confidentialité des votes et l’indépendance vis-à-vis des partis

- organisateurs : Daniel CALVIGNAC et Francis ODIER

- avis, remarques et suggestions sont bienvenus sur republiquedescitoyens@orange.fr

01 octobre 2016

Un conseiller régional en campagne

La campagne électorale pour les élections législatives 2017 a commencé. Langenieux-Villard, qui sera candidat dans la circonscription n°5, qui couvre le Grésivaudan, m'envoie sa lettre.

On y trouve des nouvelles d'ECOPLA et je suis ravi du soutien régional à ce projet de SCOP.

Langenieux a la lettre sélective. Il "oublie" hélas quelques sujets où la politique régionale qu'il soutient est misérable, honteuse, scandaleuse, écœurante. Sur la question des réfugiés où Laurent Wauquiez, porte-parole de la majorité régionale, tient un discours de repli égoïste, à courte vue.

Pour compléter l'information sur la politique régionale, je reprends un message diffusé par Alain Mittelberger :

Parce que Laurent Wauquiez : - refuse arrogamment d’accueillir les 1.784 migrants que le plan de répartition du gouvernement prévoit, - qu’il agite à coup d’éléments de langage nauséabond et d’un autre temps, le chiffon de "mini-Calais" ou de "mini-campements", - qu’il appelle les maires d'Auvergne-Rhône-Alpes à s'opposer à l'accueil des migrants de Calais, - qu’il joue à attiser les peurs, les fantasmes et les amalgames, en utilisant des arguments comme la création de centres internationaux de rétention, où la suspension de Schengen, Je vous invite à signer cette pétition : https://www.change.org/p/auraforrefugees-les-auvergnats-e...

Je vous invite aussi à lire l'appel l' Appel du Secours Catholique.

Langenieux-Villard oublie aussi de parler de la politique régionale en faveur de la chasse, et contre les associations de protection de l'environnement. Lire :  https://reporterre.net/M-Wauquiez-multiplie-par-40-les-subventions-aux-chasseurs

Le candidat aux législatives se félicite du nouveau télésiège au Collet d'Allevard. J'aurais préféré que les collectivités locales s'épargnent cet investissement digne du siècle passé. Mieux vaut investir dans l'industrie ... ou dans l'accueil des étrangers.

Enfin, quand on s'intéresse aux digues et à l'urbanisme, il est cocasse de voir le conseiller régional s'inquiéter que les terrains sous la nouvelle digue de La Terrasse tardent à être rendus constructibles.

Francis Odier, 1er octobre 2016

26 septembre 2016

Belle réalisation citoyenne à Bernin

A Bernin, notre future belle fiancée (jumelage des communes Crolles/Bernin), une famille très citoyenne a réalisé une intéressante initiative :

 - mettre à disposition avec un accès totalement libre aux quidams de passage des livres en libre service !!!!!!.

On peut les consulter, les emprunter, bien sur les remettre si on est poli voire enrichir les rayons.

Ce lieu , illustré par la photo se trouve sous le balcon d'une maison prés du pont de Craponnoz, en haut de Bernin. le long de la route historique  qui liait les villages entre eux à l'abri des caprices de l'Isère .

P1100666.JPG

Pourquoi pas reconduire cette démarche  en créant des postes de lecture /emprunt sur quelques sites  bien choisis  d'arrêts de bus, là on a quelques minutes  à perdre.

On est assis, à l'abri ; le bus arrive, on ferme le livre remisé dans les rayons et au revoir les alexandrins de Racine, Corneille ou quelques paragraphes d'un polar désuet.

Où trouver les livres : à Emmaüs au Versoud. Les étagères croulent  de parutions pour un budget défiant toutes concurrence.

Ah bien sur ,  il  y a aura quelques ratés au début ; des livres " empruntés" à jamais , des incivilités presque d'usage mais l'expérience vaut d'être tentée.

"Crolles " ferait la une dans le 'Dauphiné".

JP Chollet

22 septembre 2016

Crolles - ville interdite aux voitures ?

La ville de Crolles a un nouveau site : http://ici.ville-crolles.fr/

Il est animé, il est très joli. J'ai regardé pendant une heure. Je n'ai pas vu passer une seule voiture. J'ai dit 'Extraordinaire !'. Voilà la RD1090, devant la mairie, enfin piétonne et cyclable. Les voitures empruntent désormais la déviation qui était tant attendue.

Quel soulagement ! Par la grâce du désign, voilà de vieilles promesses électorales tenues.

Miracle du monde virtuel. Nous étions déjà sur l'ile aux enfants. Nous voici dans la ville sans voiture.

L'homme a besoin de rêve et d'espérance. Maintenant, c'est le webmaster qui s'en charge.

Bienvenue à Crolles 2.0.

Francis Odier, 20 septembre 2016.

Site web Crolles - 20 sept 2016.jpg

 

15 septembre 2016

Enquete déplacements à l'intérieur de Crolles

La commune nous consulte, j'ai donc répondu à cette enquête sur les déplacements à l'intérieur de Crolles. C'est un principe de base, presque une règle de vie : ne pas louper une occasion de s'exprimer.

L'enquête étant anonyme, je vous résume mes réponses - en attendant, avec curiosité, les résultats.

En préalable, j'aurais bien dit que le problème des déplacements se pose peu "à l'intérieur de la commune" et beaucoup "avec l'extérieur", mais la question ne m'a pas été posée. Concernant les déplacements, ma demande prioritaire vis à vis de nos élus municipaux est qu'ils se positionnent en tant que représentants des habitants, en portant les sujets qui intéressent les habitants. Et là, le sujet, c'est la circulation (à pied, en vélo, en bus, en voiture ...) dans la région de Grenoble (agglomération et Grésivaudan).

J'avais une autre remarque générale et j'ai utilisé la question ouverte, en fin d'enquête, pour la formuler. Il y a plusieurs questions du type "quel est le secteur le plus satisfaisant ?" ou "le plus problématique" avec une carte des secteurs. S'agissant de déplacement, j'aurais préféré une approche "par axe" ou "par destination". Aucune question ne permettait de dire que le secteur le plus problématique pour les cyclistes et piétons, c'est la RD1090 en centre ville .... Mais ... à vrai dire ... on n'a pas besoin d'une enquête publique pour découvrir ce que tout le monde sait à Crolles depuis 20 ou 30 ans concernant notre malheureux cœur de ville !

Bref, consulter les habitants c'est très bien, mais espérons que cela ne contribuera pas à s'écarter des besoins cruciaux d'amélioration.

Revenons à nos moutons à l'intérieur de Crolles. Vu les dimensions de la commune, ce sont clairement les déplacements à pied et en vélo qu'il faut continuer à aménager. Pour la voiture, ça roule déjà beaucoup. Et les transports en commun intra-communaux, je n'y crois pas (la commune est trop petite), mais nous verrons bien.

Pour le réseau routier, tout va bien ... à un bémol près, déjà signalé dans ce blog : il reste des dos d'ânes qui nous cassent le dos. Pour le réseau cyclable, hormis la RD1090, c'est satisfaisant, sans doute le meilleur exemple d'amélioration sur les 10 dernières années.

Concernant les transports en commun TransIsère. J'ai dû abandonner le 6020 qui ne dessert plus la gare SNCF de Grenoble. L'Express 1 est très correct et je vous le recommande. La ponctualité est bonne le matin, plus aléatoire le soir. Quelques (rares) conducteurs ont une conduite sportive, désagréable et dangereuse, mais je n'ai jamais osé le signaler. Les médias nationaux évoquent souvent les incivilités dans les transports. Mais ici, le taux de fraude est infime (un lycéen, de temps à autre, une fois par an, a "oublié" sa carte et n'a pas d'argent sur lui pour payer), les voyageurs disent Bonjour en montant dans le bus et Au revoir, merci en quittant ce beau véhicule mis à disposition à un prix modeste (très inférieur au coût réel) par la collectivité.

Francis Odier, piéton, cycliste, automobiliste, titulaire du permis de conduire et d'une carte OùRA qui ne permet pas de charger des titres TER ou TAG. 15 septembre 2016

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La carte des secteurs, inadaptée pour évaluer les besoins de déplacements 

17:34 Publié dans Déplacements | Lien permanent | Commentaires (1) |

08 septembre 2016

L'inquiétante pyrale du buis

pyrale dans JM Crolles.pngPour tout savoir sur ce papillon envahissant, dont les chenilles dévorent nos buis, qui tournoie en nuages autour du moindre lampadaire, rendez-vous sur le site de la ville de Crolles. Tout y est dit. L’alerte était donnée dès le mois d’avril dans le journal municipal (cf ci-contre).

Terre Dauphinoise, dans son numéro du 28 mai 2016, nous mettait aussi en garde : « La menace de voir les buis succomber sous la dent de la pyrale se précise désormais en Isère ». Interrogé par cet Hebdomadaire d’information générale agricole et rural que je vous recommande, le responsable du service des espaces verts de la ville de Grenoble disait craindre une explosion à l’automne. Il avait raison, bravo pour la prévision !

Nous étions alertés, mais nous sommes démunis.

La montée à St Hilaire du Touvet par le chemin du Pal de Fer est devenue une épreuve... psychologique : les plus craintifs seront effrayés par les guirlandes de chenilles au milieu desquelles il faut zigzaguer et qui s'invitent dans leurs cheveux en pendant au bout de leur soie, les naturalistes se désoleront de la vision cataclysmique des arbres effeuillés dans la traversée des buis situés à l'amont du château de Montfort...

Bien sûr il existe des traitements, y compris biologiques, mais (à ce stade de l’invasion) personne n’imagine inonder les coteaux du Bacillus thuringiensis que l’on peut se procurer aisément en jardinerie (une remarque préventive au passage : pas besoin d’agrandir nos magasins de bricolage, on y trouve tout ce dont on a besoin).

Nombreux semblent être les particuliers qui jettent l'éponge et qui mettent fin aux traitements qu'ils avaient engagés l'année dernière, découragés par la voracité des chenilles dont aucune vague de froid hivernale n'a permis de réguler le nombre cette année.

La situation ressemble étrangement à celle du moustique tigre : les bons gestes, les bons comportements individuels ne changent pas grand-chose à l’affaire. Chacun fait ce qu’il peut, et constate que les papillons n’ont jamais été aussi nombreux. Le phénomène nous dépasse. L’individualisme est mis en échec. Ce n’est pas la somme des actions citoyennes qui fera reculer la pyrale, mais, nous verrons, la nature qui se régulera d’elle-même, ou bien les chercheurs qui trouveront la parade grâce au programme collaboratif Save Buxus, ou bien la collectivité qui décidera de mesures radicales et peut-être coercitives de prophylaxie.

Homme qui te croyait tout puissant, te voilà humilié par un vulgaire papillon dont tu connais tout.

Je suis stupéfait de la vitesse à laquelle la pyrale du buis s’est propagée. En quelques années, des surfaces immenses sont infestées.

Il est fascinant, aussi, de constater comme l’alerte et la connaissance du phénomène sont peu utiles pour s’en prémunir. Finalement, la société ne bouge qu’en réaction, la prévention reste toujours illusoire, superficielle, trop tardive. Nous avons besoin d’être enveloppé, ennuagé par la pyrale pour nous en préoccuper.

Il en sera sans doute de même pour le réchauffement climatique : l’information coule à flot, les alertes sont quotidiennes, mais nous avons encore besoin de quelques bonnes catastrophes, bien scandaleuses et dramatiques, avec de l’émotion qui déborde, pour engager vraiment des changements de trajectoire.

Il faudra aussi informer les partisans du « moins d’Etat » de ce phénomène curieux : quand la pyrale prolifère, l’habitant inquiet appelle la mairie, et non le « marché ».

Francis Odier, 8 septembre 2016

 

Source  de l’encart « Contre la pyrale du buis » : Magazine d’information de la ville de Crolles, avril 2016.

A lire : http://www.ville-crolles.fr/news/getnews.php?file=n_1280.xml

20:34 Publié dans Actualités - culture | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : crolles |

05 septembre 2016

Devoirs de suite

Voici quelques nouvelles estivales sur des thèmes abordés récemment dans lecrollois.fr.

Faisant des commentaires sur le Journal du Grésivaudan de juin 2016, j’avais regretté que nos déchetteries ne collectent plus l’amiante, en particulier le fibrociment. Dans son édition du 13 août, Le Dauphiné Libéré enfonce le clou en relatant une alerte de l’Adevam (Association de défense des victimes d’accidents ou de maladies dus au travail) sur « les dangers et le risque qu’encourt la population du fait de l’absence de points de collecte des produits susceptibles de contenir des fibres d’amiante », avec la photo d’un dépôt sauvage de plaques en fibrociment …

DL 13 aout 2016 sur absence de collecte d'amiante.jpg

Le 25 mai, je faisais part de ma crainte des patous. Cet été 2016, je recense quatre accidents impliquant des patous dans les Alpes [Sources : DL et FR3].

  • Le 6 juin, dans les Hautes Alpes, "près de Serres, un homme qui promenait son petit chien ce dimanche a été attaqué par un chien patou qui gardait un troupeau de brebis. Le chien c'est jeté sur l'homme et l'a d’ailleurs légèrement blessé puis a attrapé le petit chien qu’il a tué".
  • Le 24 juin, "un vététiste a été mordu par un chien à Aussois. La victime a réussi à se débarrasser du patou, mais trois autres accourant, il n’a eu d’autre ressource que de prendre la fuite en courant, abandonnant son vélo".
  • "Le 29 juillet, un randonneur confirmé et baliseur de sentiers dans la vallée de l'Ubaye a été victime d'une attaque d'un chien patou. (…) L’association des randonneurs de la vallée, a interpellé le sous-préfet de Barcelonnette, les élus du territoire et le président de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles". C’est d’ailleurs une ballade en Ubaye, avec une rencontre désagréable avec un molosse blanc, qui m’avait incitée à écrire l’article Loup Patou Tabou.
  • Le 14 aout, "une femme gravement mordue à Chichilianne". Il s’agit d’une attaque par deux chiens, c’est l’événement le plus grave de l’été, très commenté dans la presse régionale.

L’été n’est pas fini … mais j’espère que la saison du patou tire à sa fin.

Lidl s’agrandit à Crolles … et s’invite dans les réseaux sociaux. Peuples Solidaires lance une pétition « Pour que LIDL paie le vrai prix du travail ».

La pétition dénonce en particulier le sort des travailleurs agricoles des plantations de bananes et d’ananas : « Les travailleurs-ses agricoles sont exposé-e-s à des pesticides toxiques et souffrent de problèmes respiratoires, de nausées et de vertiges sans disposer d’un revenu suffisant pour se soigner. ». Je ne suis pas sûr que Lidl soit pire que ses confrères de la grande distribution … Mieux vaut acheter local !

Francis Odier, 4 septembre 2016

 

http://www.lecrollois.fr/archive/2016/06/21/minuscules-br...

http://www.lecrollois.fr/archive/2016/05/25/loup-patou-ta...

http://www.lecrollois.fr/archive/2016/08/06/grands-commer...

http://appels-urgents.peuples-solidaires.org/appel-urgent...