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26 avril 2016

Nos friches numériques

On ne félicitera jamais assez le Grésivaudan d’agir avec continuité pour la revalorisation des friches industrielles (voir Journal du Grésivaudan, mars 2016). La friche, terre laissée à l’abandon, témoigne d’une fuite en avant et d’une négligence collective coupable.

Brignoud vue aérienne - photo IRMA.jpg

                                                                                                                                       Photo IRMA / Sébastien Gominet

Comme le randonneur malotru, heureusement en voie de disparition, qui avait la force de monter aux alpages et vers les cimes avec son repas et la flemme minable d’en redescendre les reliefs, nous voici constructeurs invétérés, mais démolisseurs aux abonnés absents. La plus grande honte du pays est la friche dite TOTAL, ATOFINA (qui se cache aujourd’hui sous le nom de friche FREDET), sur les communes de Froges et Villard-Bonnot.

Honte à nous, citoyens, dont la passivité a donné champ libre aux pollueurs pour décamper sans emporter leurs restes. Maintenant, il y a prescription, ou tout comme. Privatisation des bénéfices, socialisation des pertes, c’est la base du capitalisme. Nous y sommes. Grésivaudan, retrousse-toi les manches et sort le chéquier. Faut banquer. C’est dommage, mais faut banquer. Le terrain est bien placé, près du train électrique, sans risque d’être gêné par le bruit (les trains ne sont pas si nombreux).

J’espère que nos zones commerciales démesurées ne tourneront pas trop vite en friche. J’avoue que je le crains un peu.

Mais plutôt que de s’inquiéter, mieux vaut apprécier à sa juste valeur la portée immense de la notion de friche. Le passif abandonné qui s’incruste, végète, occupe l’espace et revit sous des formes surprenantes, sordides et créatives. Pensons à Tchernobyl avec ses friches inégalées, au moins jusqu’à la prochaine fois, l’aventure nucléaire n’est pas finie … 

Oublions l’industrie, élargissons le propos. Nous sommes, paraît-il, à l’ère du numérique. Et ça ne fait que commencer !

Que sont nos friches numériques ? J’en ai fait la cruelle expérience récemment. Un lecteur indésirable trouva sur ce blog une surprise, de quoi déclencher son ire à mon égard. Si les détails sont secondaires, l’anecdote est éclairante. Le texte exploité par mon bourreau est de peu d’intérêt en lui-même. Mais il tissait un lien (c’est le propre de la toile) dont on pouvait tirer une preuve comme le font si bien les complotistes. Voilà la friche : un amas, un fatras de textes et d’images accumulés au cours des ans, jamais nettoyés et qui font le terreau de toutes les cultures, curieuses, philanthropes ou mafieuses.

Depuis bientôt 5 ans, nous avons publié plus de 300 notes sur www.lecrollois.fr. Que vont-elles devenir ? Comment peuvent-elles fructifier sans polluer ou rancir ? Alors, bibliothèque, jachère ou friche ? La frontière est ténue.

Le problème de l’infobésité est connu. C’est une affaire de flux. Mais la question du stock va aussi devenir critique. Même combat que pour le logement. Le regard est porté sur le flux de constructions neuves, mais on ferait bien de jeter un œil aussi sur l’ancien qui décrépit et tourne à la zone. La friche, c’est le vent qui masque la forêt. Nous vivons une époque moderne, nous aimons le mouvement, le changement. L’actu chasse l’actu. Alors, s’occuper de l’ancien, tu parles !

Dans cette nasse, je ne suis pas seul avec les compères du crollois. Autour de moi, je vois bien que la mise à jour n’est pas le fort des webmasters.

Choisissons au hasard un site de bonne facture, réputé et à l’audience établie. Qui peut me garantir que www.ville-crolles.fr n’est pas peuplé de minuscules friches, invisibles pour l’habitué mais qu’un œil averti détecte aisément ?

J’ai déjà cité, dans un billet récent, le DICRIM (document d’information communale sur les risques majeurs) qui nous annonce des travaux devant être lancés prochainement pour la digue du Fragnès, prochainement « en 2010 » … Au titre des friches naissantes, il y a surtout l’agenda 21, figé en 2012. Nous avions donc raison, c’était l’agenda 12. Avec le recul on peut le dire, nous l’avons pris comme souffre-douleur pendant quelques mois. Nous n’étions pas vraiment gentils camarades. Le voilà qui s’enfonce dans l’oubli, les fichiers sont maintenant endommagés. Je n’irai pas jusqu’à le réhabiliter, il est encore trop tôt, mais l’oublier, jamais ! Et si le maitre du web de la ville s’avisait de le faire disparaître, nous serions là pour en transmettre la mémoire aux générations futures.

Allez, encore une friche sympathique, peu connue, difficile d’accès : http://www.ville-crolles.fr/vie-municipale/arretes.php.... Jetez-y un œil. Vous verrez que le maire, en 2009, a pris un arrêté d’interdiction de camping sauvage sur le skatepark et le parc Jean-Claude Paturel de la commune de Crolles. C’est l’arrêté le plus récent … mais n’allez pas croire que le maire ne fait plus rien depuis 2009 !

La friche numérique, on l’aime ou on la quitte, elle survit et se transforme, rebelle.

Francis Odier, 25 avril 2016

24 avril 2016

Montagnes croulantes : mais que font les experts ?!

Il y a quelque chose de comique dans l’éboulement du Granier qui a fait grand bruit en début d’année. C’est notre ligne Maginot, ligne bleue des Vosges en Grésivaudan : on surveillait l’Est, et c’est le Nord-Ouest qui est tombé ; il y avait des capteurs pour détecter le moindre mouvement, mais les rochers sont partis sans crier gare. Ah, quelle indisciplinée, cette nature !

Eboulement du Granier - 9 janvier 2016 - photo FranceTV.jpg                                                       Eboulement du Granier, 9 janvier 2016. Photo FranceTV

Voilà nos experts pris en défaut.

Alors, sous les coteaux de Crolles, que faire ? Comment se protéger alors que nous sommes menacés, en permanence, jour et nuit, par « des éboulements en masse de plusieurs milliers de m3 dans les secteurs où la fissuration due à la tectonique est plus marquée » ? L’affaire est sérieuse, ce sont les experts de SAGE qui le disent : « les blocs unitaires issus de ces éboulements pourraient atteindre des volumes de l’ordre de 150 à 200 m3 pour la falaise supérieure du Tithonique et au maximum 20 m3 pour la falaise inférieure du Séquanien ». Sacré Tithonique ! On le croyait dur comme le granit, on le découvre aussi fragile et périssable que le Titanic.

Heureusement, la commune nous protège. Voici un extrait du DICRIM, Document d’Information Communal sur les RIsques Majeurs, dans la version en ligne par un jour pluvieux d’avril 2016 : « Afin de protéger les habitants, la commune a réalisé sur les coteaux des digues pare-blocs qui ont pour objectif de piéger les blocs et d’éviter qu’ils ne rebondissent jusqu’aux habitations ». Voilà pour les blocs. Et pour les éboulements en masse ? Inch’Allah ! Le risque est grand mais la protection est petite, dirait le bon Raffarin s’il venait en visite dans nos contrées.

Dormez en paix, habitants du Fragnès. D’abord, selon le document en ligne aujourd’hui, « pour compléter le dispositif de digues, la construction de la liaison entre les secteurs du Fragnès et du Brocey est prévue prochainement. Les travaux sont programmés début 2010 ». Voilà qui est dit, clair, net et précis : « début 2010 … ». La digue prendrait-elle le chemin de la déviation, soi-disant indispensable et longtemps promise, mais superflue et jamais construite ? Nous verrons. Prochaine réunion sur le sujet : 26 avril 2016, commission Cadre de Vie élargie au comité de suivi du projet de digue du Fragnès.

Coteaux de Crolles - février 2016.jpgOui, citoyennes, citoyens, dormez en paix. Les experts veillent, surveillent la falaise et se préparent à intervenir en cas de mouvement suspect de bloc. C’est l’état d’urgence. Ayez confiance !

Francis Odier, 23 avril 2016

 

A lire : le billet de Jean-Paul Chollet sur la formation sur les risques rocheux.

12 avril 2016

Formation " risques rocheux dispensée par le PARN

Le  Mardi 8 Mars 2016 , il  a été dispensé une formation aux "  Risques Rocheux " dans les locaux de l'OSUG ( Observatoire des Sciences de l'Univers de Grenoble) hébergeant le PARN ( Pôle Alpin d'Etudes et de la Recherche pour la prévention des Risques Naturels).

Initialement cette formation était proposée aux élu(e)s ; Mme N. Gros leur a demandé de l'ouvrir dans la limite des places disponibles, aux personnes du comité de pilotage du projet des digues du Fragnés à Crolles. A ce titre, deux citoyens de Crolles ont pu suivre ces exposés.

Je vous propose mes notes personnelles, partielles et partiales.

Le secrétariat du PARN a donné l'ensemble des présentions sur le lien :

 http://risknat.org/journee-risque-rocheux/        

Ce bâtiment héberge 6 laboratoires : LGGE, ISTerre, LTHE, IPAG, LEGI et LECA .... Ces laboratoires travaillent aussi avec des bases de données de l'IGN et des RTM.

 

Durant la matinée, 6 exposés ont été présenté de façon synthétique et accessible ; ils émanaient essentiellement des laboratoires d'ISTerre et IRSTEA, plus un bureau d'études.

Tous ces laboratoires travaillent  avec leur spécificité et  compétence sur essentiellement  l'acquisition puis modélisation des falaises du ST Eynard qui correspondent aux states géologiques des falaises de Crolles.

   P1080498.JPG                 

 

 

 

 

 

 

Site du Luisset 29/Nov./2012

 

Il a été noté que 40 éboulements de plus de 10m3, sur cette falaise du St Eynard, ont été comptabilisé entre 2000 et 2016 soit 1 éboulement de >10 m3, soit un caillou de  >2 mètres de diamètre par kilomètre de falaise litée ( celle de "Crolles").

Un site collaboratif est en cours de construction afin que tout un chacun puisse renseigner ( date, heure, aspect , lieu,  etc ....)  des événements passés et futurs. Tous les acteurs scientifiques  estiment la puissance de la richesse de telles données pour enrichir leur modèle.

Le rôle de la forêt, comme absorbeur  de blocs, est  connu et reconnu pour son efficacité.

Les par-bloc avec amortisseurs base pneus n'ont plus la cote ; les pentes amont et aval  des merlons et leur hauteur doivent être correctement établies.

Lorsqu'un bureau d'étude est  missionné, il est important que ses avis soient échangés avec la compétence de ces laboratoires.

Le recul de la falaise du St Eynard  est estimé à 2 mètres par siècle, très en gros ...... voir beaucoup moins ..... 

Tous reconnaissent humblement  que l'éboulement du Granier ( face Ouest  en Janvier 2016 ( 170 000 M3" !!!!! soit 85 m* 185 m) n'était pas sous surveillance alors que la face Nord  est bardée de très nombreuses capteurs .

L'éboulement du sud de la Dent de Crolles ( 23/10/2010), non négligeable quant même, présente les mêmes caractéristiques (étage géologique, fragilité non prévue, fragilité connue juste à coté -surplomb massif .....).

La rencontre d'événements mobiles ( chute de bloc et déplacement  de personnes)  ne sont pas des événements rares !!!!!

Une présentation de D. Hantz d'ISTerre mentionne une approche statistique des événements en regard des risques liées à l'espérance de vie pour différentes classes de vie pour 'homme.

La question est donc posée à quel moment  et à quel cout, devons -nous sécuriser un parcours potentiel de chute de blocs ?

JP Chollet

28 mars 2016

Petits ruisseaux du Grésivaudan

Bref et concret. Le changement en Grésivaudan, à votre porte. Avec vos bras, votre tête ou votre chéquier.

 

Energie solaire, ici et maintenant. Urgent. Il est temps. Centrales Villageoises du Grésivaudan. Réunion fondatrice le 18 mars. Succès. 98 personnes présentes. Rejoindre le mouvement. Devenir membre fondateur ou louer son toit pour installer des panneaux photovoltaïques.

« La houille blanche a été le point de départ d'une tradition industrielle de la vallée du Grésivaudan dès la fin du XIXe siècle, voire d'une véritable révolution industrielle, économique et sociale qui a marqué le XXe siècle. Aujourd'hui, notre projet GRESI21 de Centrale Villageoise du Grésivaudan s'inscrit dans cette tradition afin que notre territoire participe de manière citoyenne à cette nouvelle révolution énergétique basée sur les énergies renouvelables qui marqueront le XXIe siècle ».

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Recyclage, circuit court, insertion par l’emploi, Donner, partager, acheterGRE’SY. Lumbin

« L'association a pour but l'emploi & la solidarité. Notre vocation est d'accompagner des personnes en difficulté d'accès à l'emploi à une reprise durable de vie professionnelle au moyen d'une activité économique réelle & de permettre aux personnes en difficulté de se vêtir à petit prix. La collecte de vêtements, textiles & chaussures est la principale activité.

Le principal centre logistique est actuellement situé à LUMBIN (chemin des Longs Prés). La prochaine étape est la mise en route d'un atelier de fabrication de chiffons.

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Remarque subsidiaire : N'avez-vous rien remarqué ? Un détail signifiant ? Un signal faible pour des forces qui se mettent en mouvement ?

Le changement est intercommunal. Nos jeunes associations se revendiquent du Grésivaudan. Nos vieilles communes sont épuisées et deviennent stériles. Nous leur devons le respect, comme à nos aînés qui transmettent la mémoire et fédèrent les rassemblements amicaux et familiaux. C'est là, dans de nouveaux équilibres entre lieux d'action et lieux de convivialité, que la démocratie doit se reconstruire.

 

Francis Odier, 28 mars 2016

14 mars 2016

Lidl, l'arbre qui cache la forêt

C’est bien beau de critiquer, toujours critiquer. Encore faudrait-il expliquer pourquoi. Car ce projet de déménagement et d’agrandissement de Lidl, il est sûrement très bien ! Le nouveau magasin sera plus beau et mieux placé, avec peut-être un ou deux emplois supplémentaires. Les clients seront contents. Au nom de quoi la commune refuserait-elle à un honnête commerçant de développer son activité ?

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11 mars 2016

Encore et toujours ...

C'était annoncé, la décision a été prise : avis favorable de la commune pour le déménagement de LIDL. Le commerce de proximité attendra des jours meilleurs ...

Il faut au moins reconnaître aux élus de la majorité le bénéfice de la continuité et de la cohérence : ils sont favorables à la grande distribution, ils mandatent leur représentant pour voter Pour.

La décision est d'ailleurs unanime, ce qui montre qu'il reste du boulot pour changer de mode de consommation et pour réinventer la ville sans ses supermarchés hideux. Les générations futures ont du pain sur la planche.

Francis Odier, 11 mars 2016

Nb : qui connaît la surface de vente de Lidl ?

15:26 Publié dans Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) |

05 mars 2016

Retour sur le dernier conseil communautaire du 29 Fév. 2016

 

 

L'ordre du jour , paru quelques jours  seulement avant la réunion .... comportait 49  points soumis  à délibération  !!!!

Le point N°9 portait sur la  "définition du mode collecte " : points d'apport volontaire (PAV) ou pas, semi ou enterrés.

Après un exposé très dense en chiffres et difficilement synthétique -un élu a même remarqué : "je n'ai rien compris et sur quoi on doit voter !!!!"- le déploiement, sous  certaines réserves, des PAV semi ou enterrés dans les zones d'habitation très dense et dans les zones de montagnes a été voté.

Il a été retenu le scénario le plus dispendieux de 5 millions !!!!!!    Et Hop soyons fou .  Les 77 salariés d' ECOPLA en quête de financement  apprécieront  !!!!

 La société ECO-BOX est missionnée  pour aider à la réalisation d'études complémentaires avec les élu(e)s ....

Le rétro-pédalage est évident, par rapport à la délibération initiale qui prévoyait de déployer 2000 containers -dont la moitié pour les ordures ménagères et autant pour le tri- pour un cout -investissement et fonctionnement- de 16 millions d'euros !!!!!! ( 29 communes de la CCPG et 17 communes rattachés au SIBRECSA)

Comment se fait-il  que cette délibération antérieure, fruit de nombreuses réunions et séminaires n'ait pas résisté aux réunions publiques animées par les élus locaux convertis en VRP de cette solution ? Les remarques de bon père de famille -et de bons sens !- auraient-elles convaincu que les options dument étudiées par le bureau de la CCPG initialement étaient malvenues ?

Ahurissant mais salutaire quant même... d'autant que ce choix de collecte en PAV va l'encontre des objectifs nationaux de réduire le tonnage des ordures ménagères et d'augmenter la qualité du tri : Eco-Emballages estime à 20% la perte de cette qualité, déjà intrinsèquement peu efficace.

 

Cela me rappelle le scénario du câble entre Brignoud/Crolles , décidé, acté, validé, promu dans la presse par les élus lorsque soudain, à la dernière publique à l'Espace Aragon, patatras, tout par terre ... car deux fois plus onéreux, sur vingt ans, que des ponts !!!!!

Il est temps de faire quelques propositions pour réduire le tonnage collecté et augmenter la qualité du tri : leur coût est presque nul  et elles peuvent être mises en œuvre presqu'immédiatement, alors .....

- IMPOSER le regroupement des poubelles individuelles lors de la collecte ( minimum 3 à 4 unités) ; simple politesse et courtoisie pour les employés. La poubelle isolée ne sera pas levée, sauf en zone d'urbanisation diffuse évidemment

- IMPOSER la levée des poubelles que si elles sont pleines au minimum aux 3/4 pleine ; à défaut, pas de levée.

- remplacer les containers à 4 roues par des poubelles individuelles dans les zones pavillonnaires ; ce sont les usagers qui gèrent et trient  leurs rebtus chez eux puis déposent la veille de la collecte la dite poubelle.

- arrêter la sensibilisation  au compostage qui trouve maintenant ses limites grâce au travail de fond entrepris, pour convertir ces ressources humaines dans des études permettant d'expliquer pourquoi les gens ne compostent pas. La loi adoptée sur la Transition Energétique prévoit en 2025 l'obligation de collecte des déchets verts ; autant y réfléchir dés maintenant.

- créer des containers métalliques pour la collecte des vêtements et tissus, type bacs " Relais" : sur Chambéry Métropole, il est collecté 200 tonnes/ an  de vêtement alimentant une brillante économie circulaire (vente, réparation, tri, puis isolant thermique " Mélysse"). Les structures privées  s'arrachent le marché de collecte  lorsqu'il est  proposé. Dans le Grésivaudan, aucune collecte si ce n'est quelques heures certains jours en déchetterie.

- encore une dernière pour la route : lors des conseils communautaires, chaque élu(e) a droit à 2 bouteilles en plastique d'eau ( pétillante et plate). Pourquoi ne pas les remplacer par un broc d'eau et des verres fussent-ils en plastique.  Economie : 150 bouteilles ( facture, stock, gestion, manutention, rangement, frigo  etc ....).  

Vos idées et propositions ?

JP Chollet 

20 février 2016

Gangster ou mafieux ? J'hésite.

Trouver un titre est souvent difficile. Alors, j’hésite. Gangster ou mafieux ? Mafieux ou gangster ? Dites-moi ce que vous en pensez. Voilà l’objet de mon courroux. Peut-être avez-vous reçu la même missive, avec une signature presque gauloise, un nom sorti des Trois Glorieuses, à l’époque du capitalisme à la papa avec ses réseaux et sa corruption débonnaire.

C’est la Générale des Eaux qui nous écrit. Je la croyais disparue, mais la marque a survécu. Il y a du business à faire, et Véolia ne va pas lâcher une si belle pépite. Véolia, on connaît surtout ses camions poubelle. Alors, sur la lettre, Véolia apparaît en petits caractères, uniquement pour les oisifs qui lisent tout … Celle qui nous écrit, c’est Doméo, un nom gentil comme tout. Il y a du domicile là-dedans, on se sent chez soi. Un o comme dans Crolles et deux o comme dans Torino, c’est notre pays. Un m que l’on devrait aimer. Parfait. Ils ont même pensé à l’enveloppe retour, c’est sympa, pas besoin d’acheter un timbre ou de recopier l’adresse.

Je suis curieux, alors Doméo, c’est qui ? Un grand frère qui joue sur le même registre sémantique : Proxiserve. Chouette, quelqu’un de proximité qui va me rendre service.

Et Proxiserve, qui c’est ? Une filiale de Véolia. Je m’en doutais un peu.

Allez, on continue à remonter la filière. Dans Doméo, il y a aussi HomeServe. Et hop, nous voilà à la City, chez les British.

Je ne vous ai pas dit ce que veulent me vendre tous ces lascars : de la tranquillité ! Ils ne pensent qu’à moi, à mon bonheur, ma zénitude parfois menacée par le tourbillon de la vie. Ils ont eu une idée de génie : l’eau, ça coule ; les tuyaux, ça se perce ; les fuites, c’est galère. Et voilà l’offre limpide comme un contrat passé entre la Générale des Eaux et la mairie de Grenoble à l’époque de Carignon : un contrat d’assistance réparations fuites 

Des-fuites-d-eau-entre-assurance-et-plafonnement_reference.jpg

Enfin, je commence à comprendre. Il fallait tout lire. Doméo est une société de courtage en assurance.  Si Doméo est le courtier, il y a un assureur quelque part. Et oui ! Il est à Dublin. C’est Am Trust International Underwriters Limited.

Que se passe-t-il si trop de villageois candides ou paresseux signent ce contrat représentatif du pire volet de la mondialisation ? Votre plombier se voulait artisan. Il se retrouve assujetti à une plate-forme d’appel gérée par des multinationales qui planquent leurs profits dans des paradis fiscaux.

Rassurez-vous, il n’y a aucune arnaque. Tout est parfaitement légal. Mieux, c’est moderne. L’économie numérique, la fluidité, beaucoup en rêvent, au gouvernement et dans les salons d’entrepreneur. Voici notre avenir ubérisé !

Une seule solution, en urgence. Prendre l’enveloppe T. Glisser n’importe quoi dedans, un mot de tendresse pour l’employée qui l’ouvrira ou un mot de colère contre les salauds qui imaginent ce type de montage. Poster l’enveloppe et contribuer ainsi au moins à la survie du service public.

Francis Odier, 20 février 2016

07 février 2016

Points d'apport volontaire : mais au fait, si on les installe, comment financerons-nous la collecte ?

Voilà un autre sujet qui aura fait couler de l'encre !

Celle de nos précédentes chroniques (voir récemment et ) sur ce thème est à peine sèche que, déjà, l'actualité parlementaire impose de reprendre la plume.

logo.pngUne récente réponse ministérielle aux députés va sans doûte faire réfléchir différemment nos élus ; vous pourrez la lire à cette adresse : http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-91445QE.htm  ...

En résumé, le ramassage des ordures ménagères n'est pas sérieusement finançable par la taxe pour l'enlèvement des ordures ménagères et la redevance du même nom doit être réduite .... quand il n'y a pas d'enlèvement des ordures ménagères.

Ça ne devrait surprendre personne : la cour de cassation l'avait déjà tranché en 2006 !

Mais alors, avec les points d'apport volontaire, comment financerons-nous la collecte si la redevance ou la taxe actuellement perçue avec notre taxe d'habitation n'est plus susceptible d'être réclamée ?

Je n'ai pas souvenir qu'on nous l'ait indiqué lors des réunions publiques sur le sujet...

Si vous avez des infos, partagez les par des commentaires ci dessous !

Emmanuel Wormser

01 février 2016

Oui aux grandes enseignes à Crolles !

Le choix de la municipalité de favoriser les grandes enseignes à Crolles n'a pas fini de faire jaser !

Comme je l'avais pressenti dans un article récent (voir là), la commune soutient explicitement le projet de Carrefour, avec ses presque 5000m2 de surface commerciale. C'est ce qui ressort sans détour du compte-rendu de la dernière réunion de la CDAC publié cette semaine dans le registre des actes administratifs de la préfecture (voir là).

La très hypocrite modification du plan local d'urbanisme (voir là) se dévoile dans cette décision : on laisse encore faire ce projet qui va saturer le marché -et asphyxier les derniers petits commerces de Crolles et des communes de la zone de chalandise- et puis on limite symboliquement pour la suite...

D'ailleurs l'enseigne Lidl ne s'y trompe pas : elle va se déplacer dans Crolles... sans s'agrandir !

C'est ce qu'on découvre dans l'ordre du jour de la prochaine commission départementale d'aménagement commercial, sur le site de la préfecture, qui nous apprend que Lidl a déposé le 9 décembre 2015 une demande de permis de construire n 0381401510024 , portant sur une demande de création par transfert de 1420,33 m² de surface de vente d'un supermarché à prédominance alimentaire à l'enseigne "LIDL", sur la commune de Crolles.

Tiens, on a -encore- oublié de nous en parler.

Pendules-et-cristal-boule100-boul100.JPGAu lieu d'envahir l'agenda communal par des réunions publiques bidons promettant un avenir meilleur, ce serait bien que les crollois soient au moins informés du présent déplorable qui se construit sur notre commune...

 

Emmanuel Wormser

 

PS : ajout du 5 février !

un correctif de la décision de la CDAC a été publié ce jour : j'ai espéré qu'il annonçait une réduction de 2000m2 du projet... C'est raté ! Il corrige une faute de frappe pour 9m2 :-)). Le voici