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22 juillet 2017

Le chainon qui manquait

En novembre 2014, Jean-Paul Chollet attirait l’attention du public et des élus sur le chaînon manquant pour un itinéraire bis de la Via Rhôna (voie verte, cyclable), du Léman à la Méditerranée, passant par le Grésivaudan. Il n’y a pas de quoi en être fier, le chaînon manquant était chez nous.

Mais rien n’est immuable. Alors des gens se sont activés, le sujet a été mis à l’ordre du jour d’une récente réunion du comité de concertation sur les espaces agricoles et naturels de Crolles, et, derechef, un itinéraire a été choisi et goudronné entre la piscine et la ferme d’Antan.

Voie verte 1.jpg

On peut discuter à l’infini le choix du tracé et du revêtement. Je retiens surtout qu’un blocage s’est débloqué, qu’un manquant ne manque plus, que vélos et cyclistes sont bienvenus dans la belle plaine de Crolles et de tout le Grésivaudan … et rien n’interdit aux randonneurs de quitter l’itinéraire balisé pour venir visiter Crolles et traverser le parc du Château par le chemin du Trait d’Union.

Pour le moment, la voie Verte (noire sur la photo) est accessible aux voitures, mais on peut espérer que des panneaux complèteront prochainement le dispositif en réservant l’usage aux piétons, poussettes, rollers, vélos, engins agricoles et, soyons fous, aux chevaux à condition qu’ils soient accompagnés.

Francis Odier, 21 juillet 2017

 

http://www.lecrollois.fr/archive/2014/10/29/itineraire-bi...

15:29 Publié dans Déplacements | Lien permanent | Commentaires (0) |

20 juillet 2017

Plus vite que prévu

Je ne pensais pas que ce serait si rapide. Au 1er juillet, le Grésivaudan a mis en place un contrôle d'accès par carte à la déchetterie de Crolles. Aujourd'hui, je trouve un dépôt sauvage non loin de la piscine, au début de la toute nouvelle piste cyclable qui va vers la ferme d'Antan.

Depot sauvage 2 - proche piscine.jpg

Evidemment, une proximité temporelle ne prouve pas une causalité. Mais elle suffit pour justifier un billet de blog et rappeler que le contrôle d'accès à la déchetterie, décidé pour d'obscures raisons technocratiques, est résolument contraire au bon sens citoyen. Le coût complet du dispositif "collecte des déchets" va augmenter car il faut gérer le contrôle d'accès et corriger les effets collatéraux (il faudra bien aller nettoyer un jour les dépôts sauvages), sans aucun effet sur le volume des déchets. Dans le meilleur des cas, le Grésivaudan peut espérer reporter une partie des couts sur l'agglo grenobloise ou sur les communes.

Mieux vaudrait miser sur la simplicité (qui est le meilleur gage d'économie) et préserver la gratuité d'accès.

Francis Odier, 20 juillet 2017

 

Pour mémoire, nos précédents articles sur ce feuilleton :

http://www.lecrollois.fr/archive/2017/04/30/echec-des-pav-les-coupables-il-vaut-mieux-les-choisir-que-le-3091518.html

http://www.lecrollois.fr/archive/2017/04/08/crolles-controle-aux-frontieres-3090562.html

Dépot sauvage 1.jpg

14 juillet 2017

S'engager dans l'avis

Par la grâce du législateur et le souffle de la démocratie, il s’épanouit au cœur de la personne morale, proche de l’âme. Rouage de la concertation, ciselé comme à la bijouterie ou brut de fonderie, mais toujours oh combien précieux ! C’est l’avis.

Quand on croit à la force de la parole et des idées, l’expression d’un avis, écrit et publié avec les moyens du bord, est une authentique forme d’engagement. L’avis se construit avec labeur. Ensuite, il expose à la critique. Le silence est plus confortable.

icone avis critique.png

Les occasions de rédiger un avis sont fréquentes. Il y a les projets au printemps, les audits à l’automne, tous les points de l’ordre du jour et les digressions qui sont si tentantes. Rien n’interdit d’écrire un avis à brule pourpoint, sans préavis, sur un sujet d’actualité. Mais pour durer, sans gaver les partenaires et sans trop se raviser, l’astuce est d’avoir l’avis sobre. Je conseille de réserver l’avis aux projets importants et bien sûr aux enquêtes publiques. Au fil de l’eau, une bribe de parole en réunion ou un petit courriel négligemment lâché sur le réseau suffisent à tenir son rôle de contributeur actif.

Un expert en tout et philosophe en librairie disait qu’un avis réussi est un avis bien rempli. Vision d’ivrogne pour qui l’avis naît de la quantité… Esprit vénal et petit bourgeois qui mesure l’avis au nombre de signes dans le fichier. Allons ! Avec Epicure, prenons l’avis du bon côté, de la réalité et autres qualités d’intérêt général.

L’avis est toujours fragile car imparfait et il embarque la subjectivité. Il est conçu pour une situation, ici et maintenant, mais il peut être transporté, lu et moqué ailleurs ou demain.

Il est facile de dénigrer l’avis. On peut se demander quel est le sens de l’avis.

L’avis vaut plus que tout. Il traduit une pensée, de préférence collective, qui pourra prospérer par elle-même, indépendamment de ses auteurs. Face à la superficialité d’un dossier d’une belle langue de bois, l’avis libère et prend de la profondeur. Quand l’instinct de survie commande de s’écarter du bulldozer endiablé qui a hâte d’écraser les résistances à l’aménagement, l’avis se fait léger, mobile et se disperse dans la nature. Munition de guérilla. Graine semée avec les aléas et les récoltes qui peuvent s’en suivre.

Pour changer le monde, vaste projet ! il faut rendre l’avis. Ni sacrifice, ni martyr. Seulement une étape, un passage de relais, l’envoi vers le public pour que d’autres fassent grandir l’avis, suite logique de l’association.

Allions nous oublier l’évidence ? L’avis est vital.

La production de l’avis est un acte intime que je ne saurais décrire techniquement ici. C’est la rencontre généreuse, à la destinée incertaine, d’une intuition et d’une argumentation qui s’apportent secours mutuel au service d’une finalité supérieure. Prendre le temps nécessaire et respecter l’échéance.

Quand on a l’avis devant soi, tous les futurs paraissent possibles. Tel est le rôle du militant à contre-courant ou de l’élu à tendance dissidente: affirmer tranquillement qu’une autre voie est accessible, dessiner l’alternative. Le légitimiste mise sur les nuances. Seul le godillot loupe l’avis.

Je vous livre cette recette qui me vient du collège, excusez l’ancienneté. Dans l’avis, il y a trois ingrédients de base : l’introduction avec un objet et ses compléments, le développement autour de l’opinion ferme et concise, les propositions conclusives pour sortir du cadre et inviter l’interlocuteur à changer de cap.

Pour corser l’affaire, il est habile de glisser quelques alertes ou discrètes piques que l’on pourra resservir à une autre occasion. Si le discours commenté est hors sol, jupitérien, comme si souvent de nos jours, il sera de bonne guerre de relever les incohérences avec le trivial réel.

S’il vire malotrus, à l’aigre ou agressif, l’avis perd sa saveur et le venin affaiblit son auteur par un rapide retour de bâton.

Parfois, les vents sont contraires, violents et emportent la raison. Tout a été bien préparé, mais au moment de la consultation, une rafale met à terre le collectif le plus soudé. C’est l’accident, l’avis perdu. On sombre dans le négatif. Au-delà des pleurs, la recherche des coupables est vaine. Chercher les causes ? A quoi bon ! On les connaît trop bien. Ce sont les risques de l’avis en terrain dangereux. Se relever, reconstruire. Avec les nouveaux projets, le temps de l’avis revient. Différent. Sans la légèreté de l’avis d’avant.

Cash ou tournicoté, habilement balancé, noir ou blanc, méticuleux, inachevé. L’avis n’est pas un long fleuve tranquille. Un jour bouteille à la mer, le lendemain tir au but, droit dans la lucarne, et le reste de la semaine on fait le job, sans prétention ni fioriture, en dilettante appliqué.

Préférant l’avis des autres, l’avis double ou l’avis faussé, les adeptes du billard à trois bandes se nourrissent de l’illusion de toute puissance, jouissant d’avance de scénarios improbables mais dont nul ne peut démontrer l’impossibilité. Enfin surgit le hasard qu’on aurait tort de tenir pour partie négligeable dans l’avis et ses effets, récompense des efforts, magie de l’aléatoire qui percute le travail.

Au bout de la page, qu’aurais-je trouvé ? Par les canaux digitaux, par des chemins bordés de sauges et de coucous, avec des compagnons au mental bigarré et dans des assemblées étrangement policées, j’aurais donné l’avis.                            

Francis Odier, 14 juillet 2017

12 juillet 2017

Avis sur la digue du Fragnès

Ce n'est qu'un projet et j'espère que nous en resterons là. Mais la municipalité voit les choses autrement et persiste à vouloir construire une digue pare-blocs dans le secteur du Fragnès, au pied des coteaux de Crolles.

Même les sangliers et les chevreuils ont été informés de l'enquête publique. Alors, il fallait entrer dans l'avis.

Voici le texte complet remis au nom de Trait d'Union au Commissaire Enquêteur.

Faut-il une digue pour protéger cette prairie ?

Prairie du Fragnès.jpg

En résumé :

L’utilité d’un ouvrage de protection de l’habitat existant dans le secteur du Fragnès n’a rien d’évidente car le relief joue un rôle protecteur sur une bonne partie du tracé.

Le tracé alternatif montre que le linéaire de la digue pourrait être limité au merlon Nord et une partie du Merlon Sud, soit environ 500 m maximum. Le projet est donc trop étendu d’un facteur 2 à 3.

Il n’y a pas eu d’étude de variantes de localisation. Les solutions de substitution ont été étudiées sur le seul positionnement défini depuis le début du projet, au début des années 2000, voire 1990.

Le projet répond à une prescription du PPRN (Plan de Prévention des Risques Naturels, établi par le Préfet), sans informer le public sur les enjeux d’urbanisation portés par le PPRN. Les enjeux liés à l’urbanisation sous la digue sont étrangement absents du dossier d’enquête publique.

Le dossier d’enquête est trompeur sur la rigueur scientifique et technique du projet.

Les effets paysagers sont largement sous-estimés.

Les compensations prévues pour les atteintes à l’environnement ne sont pas à la hauteur des dommages prévisibles.

A l'échelle de Crolles, nous faisons face à un grand projet inutile, couteux et dégradant pour l'environnement.

Francis Odier

21 juin 2017

Randonnée militante sur la véloroute des Préalpes - 13 au 17 juillet 2017

On nous signale et nous communiquons avec plaisir !

AF3V : association française du véloroute et voies vertes -  

Randonnée sur la véloroute des Préalpes - 13 au 17 juillet 2017

Du 13 au 17 juillet 2017
 
Une randonnée touristique et militante à vélo…

Randonnée touristique et militante de l’AF3V pour la promotion de la véloroute des Préalpes

Du 13 au 17 juillet 2017 (250 km)

Roue Libre, relais local AF3V en Savoie, organise, avec le soutien de la Délégation régionale de l’AF3V une randonnée pour demander l’aménagement dans sa totalité de la Véloroute des Préalpes / Sillon Alpin ou V62 - V63 (itinéraire principal Annecy - confluence de l’Isère et du Rhône) qui traverse 4 départements et rejoint ViaRhôna.

Aujourd’hui la Véloroute est ouverte entre Annecy et Grésy-sur-Isère (Savoie), Saint-Nazaire-les-Eymes et Saint-Gervais (Isère), Saint-Nazaire-en-Royans jusqu’à la confluence du Rhône (Drôme).

L’objectif est de faire la promotion d’une véloroute en cours d’aménagement.

Les cyclo-randonneurs interpelleront les élus, soutenus par les clubs cyclo et les cyclistes urbains des villes traversées et pourront également découvrir les territoires par des visites culturelles ou rencontres d’artisans, d’agriculteurs.

  • Départ : 13 Juillet à Annecy
  • Arrivée : 17 Juillet à Valence

Randonnée de 250 km en 5 étapes de 40 à 65 km par jour.

  • Villes-étapes :
    • Albertville
    • Montmélian
    • Grenoble
    • Saint-Nazaire-en-Royans

Hébergement proposé en camping avec possibilité pour ceux qui le veulent d’un hébergement plus confortable à leur convenance.

La randonnée passe à Crolles le samedi 15 juillet et ceux qui le souhaitent peuvent venir à sa rencontre et rouler en direction de Grenoble (le parcours sera précisé).

Ce sera une randonnée conviviale, facile. Familles, enfants et ados bienvenus !

Contact pour tout renseignement : Catherine Bonne
Relais local AF3V pour la Savoie / Roue Libre
savoie@af3V.org
06.77.11.52 67

Inscription sur le formulaire : http://framaforms.org/inscription-randonnee-af3v-juillet-...

18 juin 2017

Des rues à défendre

La concertation sur le Règlement Local de Publicité (RLP) entre prochainement dans une nouvelle phase avec une enquête publique prévue à l’automne ou début 2018.

Je rappelle en préambule que l’absence de RLP n’est pas seule responsable de la prolifération des enseignes, drapeaux et autres banderoles tapageuses que l’on déplore dans certains secteurs de la ville, en particulier sur l’avenue Ambroise Croizat. Il y a déjà un problème de non-respect du règlement national de publicité. Pour le moment, c’est le préfet qui a en charge la police de la publicité et qui est donc défaillant. Mais rien n’interdit à la commune, ou à une association, d’engager une action formelle auprès des services de l’Etat (de type mise en demeure ou recours en justice pour inaction) afin que le préfet fasse effectivement usage de ses pouvoirs de police.

Les deux ateliers (en février en avril) organisés par la commune pour préparer le RLP ont été exemplaires dans la méthode et le déroulement. Je ne dis pas que tout était parfait, mais on a franchi une marche par rapport à ce que nous avons connu jusqu’à présent en matière de concertation. Appel à volontaires, invitation d’une association extérieure à la commune mais connaissant bien le sujet, diagnostic préalable sans parti pris, diversité des participants (avec, pour schématiser, des pro-commerce et des pro-paysage), apport par la commune de connaissances juridiques, discussions libres et animées et globalement correctes, modération avec tact et doigté tout en ayant le souci d’avancer, essais d’utilisation de techniques de travail en groupes (jamais simple, mais il faut déjà se jeter à l’eau), équilibre entre le diagnostic et les propositions concrètes, compte-rendu diffusé dans un délai raisonnable … j’arrête là ce panégyrique, vous allez croire que j’exagère ou que je fais du second degré … non, j’ai juste été agréablement surpris.

Maintenant, j’espère que la proposition de RLP faite par la municipalité (qui garde la main et tient la plume sur le dossier) sera à la hauteur des enjeux. Rendez-vous à la réunion publique le 22 juin.

Trop, c’est trop

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Comme nous sommes encore au temps des propositions, je résume le point de vue que j’ai défendu. Il faut que le règlement contienne quelques clauses conduisant à des changements significatifs, visibles, simples à expliquer. Je fais trois propositions :

  • Interdire les panneaux, mâts et drapeaux scellés ou posés sur le sol, en rester aux enseignes (sur les bâtiments, beaucoup moins agressives) qui sont bien suffisantes pour assurer la visibilité.
  • Interdire les enseignes lumineuses et veiller à l’extinction des lumières après la fermeture des commerces comme le prescrit la réglementation nationale.
  • Définir des zones libres de publicité.

Voilà. Deux interdictions et un zonage.

Et pour sécuriser le règlement, prévoir une petite règle technique disant que tout ce qui n’est pas autorisé est interdit, car la créativité humaine est sans limite et il est prudent de se prémunir contre les tentatives de contournement.

Une rue à défendre

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 La loi ayant prévu un délai incroyablement long de mise en conformité (6 ans), la commune devrait se donner comme politique de mener des actions persuasives pour accélérer la mise en conformité. A cet égard, une taxe généreuse, abondante et appliquée avec enthousiasme, sur la publicité, comme la loi le permet, serait bienvenue.

Des choix, des actes. C’est un des plus beaux slogans de ces dernières années. Je me l’approprie sans vergogne. Pour que le règlement local de publicité ne soit pas une publicité fadasse, reportant aux calendes grecques une hypothétique embellie de notre ville.

Francis Odier, avril – juin 2017

 

Nos précédents articles sur le RLP :

Mars 2014, Campagne 100 idées pour Crolles, Idée n° 50 : Fixer des limites à la laideur des enseignes en entrée de ville - http://www.lecrollois.fr/archive/2014/02/09/idee-n-49-fixer-des-limites-a-la-laideur-des-enseignes-en-en-2993993.html

Janvier 2017, Entrée de ville moche, Crolles souffle le froid puis le chaud - http://www.lecrollois.fr/archive/2017/01/02/entree-de-ville-moche-crolles-souffle-le-froid-puis-le-chaud-3085606.html

Avril 2017, RLP pas facile - http://www.lecrollois.fr/archive/2017/02/04/rlp-crolles-pas-facile-3087345.html

 

Tournons le dos au cabillaud et libérons-nous de l’emprise visuelle de la publicité

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13:42 Publié dans Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) |

15 juin 2017

Election, enjeu local

On dit souvent que voter est un devoir. Je préfère rappeler que c'est un droit, une liberté. Il y a mieux encore que voter : proposer des candidats, voire même se porter candidat. Alors, je salue tous les candidats, quel que soit leur score, ils peuvent être heureux de leur contribution à la vie collective.

Les élections sont ouvertes jusqu'au 23 juin, mais il est trop tard pour proposer des noms. J'en avais proposé deux, un seul a été retenu. On voit bien que le résultat de l'élection se joue beaucoup dans le secret des commissions électorales, mais ne nous dispersons pas. Pour ne pas influencer l'électeur, je ne donne pas le nom que j'ai proposé et qui a été retenu comme candidat du 2ème secteur du quartier durable de Crolles. Pour le 1er secteur, j'avais proposé, en toute simplicité, le quartier Jargot. J'ai cherché un nom que la population s'approprierait facilement.

Je suis impatient de voir les résultats.

En matière électorale, le résultat importe moins que le processus. On l'a bien vu à la présidentielle et aux législatives. Ce sont les primaires qui ont sorti les sortants, ensuite, ça déroule. Aux législatives, n'importe quelle vache avec un panneau "En Marche" accroché à la cloche était élue. Donc c'est la commission de choix des candidats qui fait 80 % du travail d'élection. 

Pour notre élection crolloise, c'est le processus qui m'intéresse : l'idée de voter, avec un dispositif alternatif, original. C'est une variante du vote d'adhésion, avec la possibilité de "rejeter" une option. Dans le vote d'adhésion pur, il n'y a pas de rejet, on incite à la tolérance ! J'aurais volontiers rejeté la possibilité de ce rejet, mais je n'ai pas eu l'occasion de le faire. Quoi qu'il en soit, je refuse rarement la possibilité de m'exprimer, alors j'ai voté sur le site de la ville de Crolles !

Vive la concertation ... et la lutte continue !

Francis Odier, 12 juin 2017

03 juin 2017

Qualité de l'air dans le Grésivaudan

Je fais  ( encore  ...) de la pub pour le site d'Air Rhône Alpes  ( http://www.air-rhonealpes.fr/donnees/acces-par-station).

Ce site est bien fait et complet. Il mérite d'ouvrir tous les onglets  pour connaître les mesures faites sur notre région.

Car il y a une petite nouveauté dans le Grésivaudan. La borne d'acquisition des  mesures des polluants située à Crolles se trouve doublée par une autre borne tout proche située à Brignoud.

A tel point que sur la carte générale, les deux icones balisant ces bornes se trouvent presque superposées !!!!! 

Il faut zoomer pour bien les identifier, cliquer dessus pour ouvrir et accéder aux mesures.

Hors sur celle implantée à Brignoud, référencée " Brignoud", on n'a accès seulement au suivi des PM 10.

Et pourquoi implanter une borne de mesure aussi prés que celle de Crolles, référencée " Est Grenoblois/ Grésivaudan". Avouez que c'est un peu tordu comme référence .... 

Pour mieux valider les simulations de la cartographie de la région Rhône Alpes, il eut été préférable de mieux répartir les bornes de mesure dont  les plus proches étant Grenoble et Chambéry,  données augmentées des sondages aériens ( température, vent, hydrométrie) à la verticale des aéroports locaux Chambéry/Le Bourget entre autre.

 

Il se pourrait  que cette nouvelle implantation à Brignoud très proche de celle de Crolles soit en rapport avec la poursuite du démantèlement de l'usine à Brignoud car des émanations de produits toxiques et volatils sont possibles  dont  des produits à base de mercure.

Soyons satisfaits  de ces protections supplémentaires mais il faudrait avoir accès aux acquisitions.

JP Chollet 

La belle éphémere de Crolles

Il y a une belle, joliment drapée dans ses habits délicats, couleur rose pastel,  qui regarde les passants à Crolles sur la voie publique.

Elle a un joli sourire moqueur de voir les habitués pressés de ranger leurs billets se cogner contre le panneau en tôle du distributeur.

Elle regarde les clients de la Poste soucieux de confier leurs paquets et lettres.

Presque personne ne la regarde sauf quelques clients avertis, curieux et  admiratifs jusqu'à la prendre en photo sans son accord et de confier les documents au service communication de la mairie qui a valorisé sa présence par un petit panneau.

 

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Car notre belle ancolie a trouvé refuge entre un petit interstice de la façade d'entrée de La Poste.

 

 

 

" Admirez moi sans me toucher  "

 

 

 

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Tout est probabilité .....

Il n'y avait quasi aucune chance que des atomes  s'unissent après le Big Bang ( voir les livres d'Hubert Reeves pour des arguments plus sérieux ) et pourtant....

Il n'y avait aucune chance  qu'un illustre inconnu non élu, au moins pour les citoyens, ne devienne président de la République, et pourtant.... 

Il n'y avait aucune chance qu'une graine d'ancolie ne vienne se nicher là, et pourtant.... 

 

JP Chollet

01 mai 2017

Echec des PAV : "Les coupables, il vaut mieux les choisir que les chercher."

Le projet de généralisation des points d'apport volontaire connait les vicissitudes que l'on sait : notre blog s'est déjà plusieurs fois fait l'écho des difficultés innombrables rencontrées par ceux qui défendent ce nouveau mode de collecte des ordures ménagères.

Plus généralement, la politique de gestion des déchets dans notre belle vallée crée des interrogations (voir, récemment, Nouvelles frontières pour les déchets). Au delà des PAV, l'unification des modalités de collecte des déchets lors de la reprise de cette compétence sur le territoire de Montbonnot a connu des difficultés. On apprend par un arrêt récent qu'un agent de la communauté de communes en avait fait les frais.

En politique plus qu'ailleurs, "les coupables, il vaut mieux les choisir que les chercher." (Topaze, Acte I, scène 5, Marcel Pagnol)... Encore faut-il choisir le bon, voire le bien choisir.

Parfois, on rate son coup : en ce jour de fête du travail, l'annulation du licenciement de cet agent mérite d'être signalée.

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