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04 août 2017

Accueil tout public

Au pays de Marianne, Liberté, Egalité, Fraternité, un bon critère pour apprécier la qualité d’un équipement public est la diversité des usagers et des usages. Lutter contre les discriminations et promouvoir la diversité ne sont que deux facettes du même objectif : l’hospitalité, la reconnaissance et l’accueil de l’autre dans toutes ses singularités. C’est pourquoi je me réjouis de voir les Gens du Voyage temporairement installés au Parc Paturel.

Gens du Voyage 4.jpg

Il faut dire que le lieu se prête admirablement à un séjour estival : de l’espace, de grandes prairies, des arbres encore jeunes mais qui offrent déjà des plages d’ombre, un paysage magnifique, des commerces à proximité, des occasions de rencontre avec les habitants du cru.

Certes, les Gens du Voyage n’ont pas été formellement invités. A l’inverse, ils ont reçu un ordre ou une demande d’expulsion. Mais la coutume est celle-ci : la République est tolérante… connaît les rapports de force et la vraie loi n’est pas la même pour tous. Christine Lagarde en sait quelque chose, elle qui fut exemptée de peine en raison de sa notoriété et des services rendus à l’économie mondiale.

Imaginez une seconde qu’il me prenne la fantaisie de planter ma tente sous un arbre du Parc Paturel. Très vite, alerté par les réseaux de veille qui traversent la commune, un policier municipal serait venu me faire les gros yeux, et la plus débutante des douces gendarmettes m’aurait fait décamper illico presto.

Pour nos hôtes de ce mois de juillet 2017, c’est différent. Ils ont la loi avec eux, la loi Besson du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage. Cette loi est si mal fagotée et appliquée avec tant de travers qu’elle légitime maints écarts au droit. Telle est la démocratie : l’aspiration à la justice résiste aux artifices de la légalité. Le Grésivaudan ne respecte pas ses obligations en matière d’aménagement d’aires d’accueil. L’aire de grand passage de Crolles est utilisée à mauvais escient, avec des séjours bien plus longs que les « quelques semaines » prévues par le législateur. Les emplacements retenus par les collectivités pour (soi-disant) accueillir les gens du voyage sont, bien souvent, notamment à Crolles, sur des sites exposés à toutes sortes de nuisances et dont personne ne veut.

A Saint-Ismier, une aire d’accueil a été aménagée au prix de nombreuses irrégularités, à proximité de la déchetterie. Elle est en fait destinée à favoriser la sédentarisation, ce qui nous ramène à une problématique de logement et ne devrait pas relever de la réglementation des gens du voyage, sauf à accepter un principe de discrimination à leur égard.

L’esprit de la loi est dévoyé, les collectivités territoriales ne respectent pas les exigences préfectorales issues de la loi, et on voudrait que les gens du voyage respectent les interdictions de séjourner qui leur sont faites sur des terrains disponibles et idéalement appropriés à l’habitat mobile et temporaire ?!

D’ailleurs, si la procédure d’expulsion se déroule à petite vitesse, si la commune et la communauté de communes mettent en place, vaille que vaille, les services minimums pour héberger les gens du voyage (convention provisoire, électricité, ramassage des poubelles…), c’est bien que les autorités sont gênées aux entournures et reconnaissent une forme de légitimité à cette occupation dite sauvage, mais qui apparaît très paisible au promeneur de passage.

En citoyen curieux de la chose publique, j’ai l’intuition, comme beaucoup de mes congénères, qu’il n’est pas très sain de conserver ainsi de tels écarts entre le droit et la réalité, entre le légal et le légitime. Est-il bien raisonnable de donner à voir, et même d’organiser, une situation irrégulière où la collectivité se déclare incapable de faire appliquer les règles qu’elle a édictées ? La réponse est dans la question.

J’ai déjà proposé des alternatives : corriger la loi Besson (principe de réalité), faire entrer les gens du voyage dans le droit commun (principe d’égalité et de simplicité réglementaire), les accueillir de manière décente dans des lieux adaptés (principe de fraternité) comme le Parc Paturel, le jardin du Château (dans la partie achetée par la commune et pourquoi pas de temps en temps sur les terrains privés du châtelain), la prairie du Fragnès, l’aérodrome du Versoud (que l’on pourrait fermer un mois par an), les parkings de Casino et de Carrefour (chaque grande surface étant mise à contribution deux ou trois semaines par an) ….

Dans cette affaire, il semble bien que le problème ait deux origines qui relèvent du non-dit : la société française (qui s’exprime via ses représentants) ne veut pas vraiment organiser l’accueil hospitalier des gens du voyage ; le principe sacro-saint de la propriété privée et du respect des avantages acquis interdit d’imaginer des solutions temporaires qui seraient infiniment plus favorables aux premiers intéressés et moins couteuses pour la collectivité.

Pour finir, je voudrais souligner les effets bénéfiques qui irrigueraient la société toute entière si nous décidions l’accueil non discriminant des gens du voyage. La confiance dans nos institutions, dans la justice, serait renforcée, et Dieu sait combien nous en avons besoin. Chacun, en tant que particulier, membre d’une association ou entrepreneur, pourrait jouir des nouvelles libertés ainsi créées : la liberté de camper au Parc Paturel ou d’y organiser un événement, à condition d’en demander l’autorisation à la mairie ayant en charge la régulation des usages et l’harmonieuse cohabitation des usagers.

La discrimination (fut-elle positive) des gens du voyage affaiblit la démocratie, alors que le partage des espaces la fait grandir.

Francis Odier, 24 juillet 2017

 

Nb : l'accueil non sollicité des gens du voyage n'est pas une spécialité crolloise. En cet été 2017, la presse nous signale des situations similaires au Touvet et à Brezins ... et je ne prétends pas faire un recensement exhaustif. La récurrence du sujet (il y a une loi votée en 2000 pour répondre à un problème qui était déjà ancien à l'époque) pose question sur le cadre réglementaire et, surtout, sur l'approche retenue. D'où la proposition d'abandonner la discrimination positive (emplacements réservés et dédiés) et de revenir au droit commun (utilisation occasionnelle de lieux publics partagés avec d'autres usagers).

 

Nos précédents articles sur l’accueil des gens du voyage :

Février 2015 - une aire d'accueil mal accueillie à Saint-Ismier

Aout 2009 - à propos de l'aire de grand passage de Crolles

 

25 juillet 2017

Randonnée vélo avec l'AF3V entre Montmélian / Crolles

J'ai accompagné avec un crollois les participants regroupés par l'AF3V - Association Française des Véloroutes et Voies Vertes  - entre St Hélène du Lac et Crolles.

Cette association propose de randonner en vélo d'Annecy à Valence en passant par Albertville et Grenoble.

Le but était de valider un itinéraire et  de signaler les difficultés et aménagements avec les élus rencontrés aux étapes.  C'était aussi une façon de faire valoir aux élus le potentiel touristique de cette activité génératrice d'activité économique (camping / hôtel/ visite / achat).

Partis de Crolles le 15 juillet matin, nous les avons retrouvé au camping de l'Escale prés de St Hélène du Lac au sud de Montmélian et en route vers Crolles avec une vingtaine de cyclo bien équipés pour migrer vers Valence.

Après avoir suivi l'Isère en cahotant un peu  sur une digue, nous sommes arrivés à Pontcharra au logeant l'ancien terrain de Jamet  (tente, caravane, vêtement de sport  ....) les anciens se souviennent .....

Recharge en  "consommable de vie " au magasin puis La Gâche et juste après  l'ancienne cave viticole, première à droite : le Chemin de l'Empereur et cap jusqu'à La Terrasse (Eglise romane en bord de RD1090).

C'est tout droit, tout plat, tout beau, tout calme entre Belledonne et Chartreuse en fond d'écran !!!!

Certaines petites  portions de route ont été refaites pour la circonstance mais attention pas de point d'eau et de ravitaillement. Les cyclos savent anticiper pour mettre "un peu de bois dans la chaudière".

La section entre La Terrasse et Lumbin n'est pas très linière et la route mal entretenue (gravillons, bande gazonnée (Voie Verte ...).

Une pose alimentaire est faite au lac de Montfort, cadre  très agréable puis cap sur  Crolles  via le secteur de la piscine (portion refaite) (un esprit chagrineur a fait remarquer sur ce blog que le goudron était trop noir, faiblesse passagère de sa part .... ), Casino, site de ST/ Soitec puis la voie sur berge parfaite dans sa portion secteur Métropole mais très perfectible sur le secteur Grésivaudan.

On peut regretter de ne pas traverser Crolles par les pistes cyclables bien entretenues (réseau dense) et donc aussi  de "vitaliser" le centre de Crolles, projet en suspens.

Des élus (Vice Président Transport de la communauté de communes et Adjoint au Transport / Energie de Crolles nous ont rejoint à vélo !!! au Touvet pour échanger avec les animateurs de l'AF3V et ADTC.

M. Brunello, adjoint à Crolles, peine à faire admettre à ses collègues la pertinence de mettre à disposition  deux pompes à pied en libre service sur Crolles. Et pourtant de nombreuses  villes proposent ce matériel très apprécié des cyclistes.

Eh oui les idées et les pneus doivent régulièrement être gonflés.

En résumé très belle réussite de cette journée qui  s'est prolongée jusqu'à Valence  et ce depuis Annecy.

Bravo aux organisateurs ( -trice) qui ont su créer une  ambiance  conviviale nourrie d'échanges avec les élus.

Une autre portion plus ambitieuse  sera (serait ...)  réalisée après les travaux du Symbi à l'horizon 2021 (source M. le Maire de Crolles)   sur la berge de l'Isère. Patience ...

 

voir les épisodes précédents sur le blog, onglet  " déplacement " : en date du 21 Juin 2017 et 08 Nov. 2014

Consulter aussi le site de l'AF3V et le site d'Albert Cessieux http://www.vieavelo.com/article-vvv-vallee-de-l-isere-en-drome-113059856.html.

 

JP Chollet

10:31 Publié dans Déplacements | Lien permanent | Commentaires (0) |

22 juillet 2017

Le chainon qui manquait

En novembre 2014, Jean-Paul Chollet attirait l’attention du public et des élus sur le chaînon manquant pour un itinéraire bis de la Via Rhôna (voie verte, cyclable), du Léman à la Méditerranée, passant par le Grésivaudan. Il n’y a pas de quoi en être fier, le chaînon manquant était chez nous.

Mais rien n’est immuable. Alors des gens se sont activés, le sujet a été mis à l’ordre du jour d’une récente réunion du comité de concertation sur les espaces agricoles et naturels de Crolles, et, derechef, un itinéraire a été choisi et goudronné entre la piscine et la ferme d’Antan.

Voie verte 1.jpg

On peut discuter à l’infini le choix du tracé et du revêtement. Je retiens surtout qu’un blocage s’est débloqué, qu’un manquant ne manque plus, que vélos et cyclistes sont bienvenus dans la belle plaine de Crolles et de tout le Grésivaudan … et rien n’interdit aux randonneurs de quitter l’itinéraire balisé pour venir visiter Crolles et traverser le parc du Château par le chemin du Trait d’Union.

Pour le moment, la voie Verte (noire sur la photo) est accessible aux voitures, mais on peut espérer que des panneaux complèteront prochainement le dispositif en réservant l’usage aux piétons, poussettes, rollers, vélos, engins agricoles et, soyons fous, aux chevaux à condition qu’ils soient accompagnés.

Francis Odier, 21 juillet 2017

 

http://www.lecrollois.fr/archive/2014/10/29/itineraire-bi...

15:29 Publié dans Déplacements | Lien permanent | Commentaires (0) |

20 juillet 2017

Plus vite que prévu

Je ne pensais pas que ce serait si rapide. Au 1er juillet, le Grésivaudan a mis en place un contrôle d'accès par carte à la déchetterie de Crolles. Aujourd'hui, je trouve un dépôt sauvage non loin de la piscine, au début de la toute nouvelle piste cyclable qui va vers la ferme d'Antan.

Depot sauvage 2 - proche piscine.jpg

Evidemment, une proximité temporelle ne prouve pas une causalité. Mais elle suffit pour justifier un billet de blog et rappeler que le contrôle d'accès à la déchetterie, décidé pour d'obscures raisons technocratiques, est résolument contraire au bon sens citoyen. Le coût complet du dispositif "collecte des déchets" va augmenter car il faut gérer le contrôle d'accès et corriger les effets collatéraux (il faudra bien aller nettoyer un jour les dépôts sauvages), sans aucun effet sur le volume des déchets. Dans le meilleur des cas, le Grésivaudan peut espérer reporter une partie des couts sur l'agglo grenobloise ou sur les communes.

Mieux vaudrait miser sur la simplicité (qui est le meilleur gage d'économie) et préserver la gratuité d'accès.

Francis Odier, 20 juillet 2017

 

Pour mémoire, nos précédents articles sur ce feuilleton :

http://www.lecrollois.fr/archive/2017/04/30/echec-des-pav-les-coupables-il-vaut-mieux-les-choisir-que-le-3091518.html

http://www.lecrollois.fr/archive/2017/04/08/crolles-controle-aux-frontieres-3090562.html

Dépot sauvage 1.jpg

14 juillet 2017

S'engager dans l'avis

Par la grâce du législateur et le souffle de la démocratie, il s’épanouit au cœur de la personne morale, proche de l’âme. Rouage de la concertation, ciselé comme à la bijouterie ou brut de fonderie, mais toujours oh combien précieux ! C’est l’avis.

Quand on croit à la force de la parole et des idées, l’expression d’un avis, écrit et publié avec les moyens du bord, est une authentique forme d’engagement. L’avis se construit avec labeur. Ensuite, il expose à la critique. Le silence est plus confortable.

icone avis critique.png

Les occasions de rédiger un avis sont fréquentes. Il y a les projets au printemps, les audits à l’automne, tous les points de l’ordre du jour et les digressions qui sont si tentantes. Rien n’interdit d’écrire un avis à brule pourpoint, sans préavis, sur un sujet d’actualité. Mais pour durer, sans gaver les partenaires et sans trop se raviser, l’astuce est d’avoir l’avis sobre. Je conseille de réserver l’avis aux projets importants et bien sûr aux enquêtes publiques. Au fil de l’eau, une bribe de parole en réunion ou un petit courriel négligemment lâché sur le réseau suffisent à tenir son rôle de contributeur actif.

Un expert en tout et philosophe en librairie disait qu’un avis réussi est un avis bien rempli. Vision d’ivrogne pour qui l’avis naît de la quantité… Esprit vénal et petit bourgeois qui mesure l’avis au nombre de signes dans le fichier. Allons ! Avec Epicure, prenons l’avis du bon côté, de la réalité et autres qualités d’intérêt général.

L’avis est toujours fragile car imparfait et il embarque la subjectivité. Il est conçu pour une situation, ici et maintenant, mais il peut être transporté, lu et moqué ailleurs ou demain.

Il est facile de dénigrer l’avis. On peut se demander quel est le sens de l’avis.

L’avis vaut plus que tout. Il traduit une pensée, de préférence collective, qui pourra prospérer par elle-même, indépendamment de ses auteurs. Face à la superficialité d’un dossier d’une belle langue de bois, l’avis libère et prend de la profondeur. Quand l’instinct de survie commande de s’écarter du bulldozer endiablé qui a hâte d’écraser les résistances à l’aménagement, l’avis se fait léger, mobile et se disperse dans la nature. Munition de guérilla. Graine semée avec les aléas et les récoltes qui peuvent s’en suivre.

Pour changer le monde, vaste projet ! il faut rendre l’avis. Ni sacrifice, ni martyr. Seulement une étape, un passage de relais, l’envoi vers le public pour que d’autres fassent grandir l’avis, suite logique de l’association.

Allions nous oublier l’évidence ? L’avis est vital.

La production de l’avis est un acte intime que je ne saurais décrire techniquement ici. C’est la rencontre généreuse, à la destinée incertaine, d’une intuition et d’une argumentation qui s’apportent secours mutuel au service d’une finalité supérieure. Prendre le temps nécessaire et respecter l’échéance.

Quand on a l’avis devant soi, tous les futurs paraissent possibles. Tel est le rôle du militant à contre-courant ou de l’élu à tendance dissidente: affirmer tranquillement qu’une autre voie est accessible, dessiner l’alternative. Le légitimiste mise sur les nuances. Seul le godillot loupe l’avis.

Je vous livre cette recette qui me vient du collège, excusez l’ancienneté. Dans l’avis, il y a trois ingrédients de base : l’introduction avec un objet et ses compléments, le développement autour de l’opinion ferme et concise, les propositions conclusives pour sortir du cadre et inviter l’interlocuteur à changer de cap.

Pour corser l’affaire, il est habile de glisser quelques alertes ou discrètes piques que l’on pourra resservir à une autre occasion. Si le discours commenté est hors sol, jupitérien, comme si souvent de nos jours, il sera de bonne guerre de relever les incohérences avec le trivial réel.

S’il vire malotrus, à l’aigre ou agressif, l’avis perd sa saveur et le venin affaiblit son auteur par un rapide retour de bâton.

Parfois, les vents sont contraires, violents et emportent la raison. Tout a été bien préparé, mais au moment de la consultation, une rafale met à terre le collectif le plus soudé. C’est l’accident, l’avis perdu. On sombre dans le négatif. Au-delà des pleurs, la recherche des coupables est vaine. Chercher les causes ? A quoi bon ! On les connaît trop bien. Ce sont les risques de l’avis en terrain dangereux. Se relever, reconstruire. Avec les nouveaux projets, le temps de l’avis revient. Différent. Sans la légèreté de l’avis d’avant.

Cash ou tournicoté, habilement balancé, noir ou blanc, méticuleux, inachevé. L’avis n’est pas un long fleuve tranquille. Un jour bouteille à la mer, le lendemain tir au but, droit dans la lucarne, et le reste de la semaine on fait le job, sans prétention ni fioriture, en dilettante appliqué.

Préférant l’avis des autres, l’avis double ou l’avis faussé, les adeptes du billard à trois bandes se nourrissent de l’illusion de toute puissance, jouissant d’avance de scénarios improbables mais dont nul ne peut démontrer l’impossibilité. Enfin surgit le hasard qu’on aurait tort de tenir pour partie négligeable dans l’avis et ses effets, récompense des efforts, magie de l’aléatoire qui percute le travail.

Au bout de la page, qu’aurais-je trouvé ? Par les canaux digitaux, par des chemins bordés de sauges et de coucous, avec des compagnons au mental bigarré et dans des assemblées étrangement policées, j’aurais donné l’avis.                            

Francis Odier, 14 juillet 2017

12 juillet 2017

Avis sur la digue du Fragnès

Ce n'est qu'un projet et j'espère que nous en resterons là. Mais la municipalité voit les choses autrement et persiste à vouloir construire une digue pare-blocs dans le secteur du Fragnès, au pied des coteaux de Crolles.

Même les sangliers et les chevreuils ont été informés de l'enquête publique. Alors, il fallait entrer dans l'avis.

Voici le texte complet remis au nom de Trait d'Union au Commissaire Enquêteur.

Faut-il une digue pour protéger cette prairie ?

Prairie du Fragnès.jpg

En résumé :

L’utilité d’un ouvrage de protection de l’habitat existant dans le secteur du Fragnès n’a rien d’évidente car le relief joue un rôle protecteur sur une bonne partie du tracé.

Le tracé alternatif montre que le linéaire de la digue pourrait être limité au merlon Nord et une partie du Merlon Sud, soit environ 500 m maximum. Le projet est donc trop étendu d’un facteur 2 à 3.

Il n’y a pas eu d’étude de variantes de localisation. Les solutions de substitution ont été étudiées sur le seul positionnement défini depuis le début du projet, au début des années 2000, voire 1990.

Le projet répond à une prescription du PPRN (Plan de Prévention des Risques Naturels, établi par le Préfet), sans informer le public sur les enjeux d’urbanisation portés par le PPRN. Les enjeux liés à l’urbanisation sous la digue sont étrangement absents du dossier d’enquête publique.

Le dossier d’enquête est trompeur sur la rigueur scientifique et technique du projet.

Les effets paysagers sont largement sous-estimés.

Les compensations prévues pour les atteintes à l’environnement ne sont pas à la hauteur des dommages prévisibles.

A l'échelle de Crolles, nous faisons face à un grand projet inutile, couteux et dégradant pour l'environnement.

Francis Odier

21 juin 2017

Randonnée militante sur la véloroute des Préalpes - 13 au 17 juillet 2017

On nous signale et nous communiquons avec plaisir !

AF3V : association française du véloroute et voies vertes -  

Randonnée sur la véloroute des Préalpes - 13 au 17 juillet 2017

Du 13 au 17 juillet 2017
 
Une randonnée touristique et militante à vélo…

Randonnée touristique et militante de l’AF3V pour la promotion de la véloroute des Préalpes

Du 13 au 17 juillet 2017 (250 km)

Roue Libre, relais local AF3V en Savoie, organise, avec le soutien de la Délégation régionale de l’AF3V une randonnée pour demander l’aménagement dans sa totalité de la Véloroute des Préalpes / Sillon Alpin ou V62 - V63 (itinéraire principal Annecy - confluence de l’Isère et du Rhône) qui traverse 4 départements et rejoint ViaRhôna.

Aujourd’hui la Véloroute est ouverte entre Annecy et Grésy-sur-Isère (Savoie), Saint-Nazaire-les-Eymes et Saint-Gervais (Isère), Saint-Nazaire-en-Royans jusqu’à la confluence du Rhône (Drôme).

L’objectif est de faire la promotion d’une véloroute en cours d’aménagement.

Les cyclo-randonneurs interpelleront les élus, soutenus par les clubs cyclo et les cyclistes urbains des villes traversées et pourront également découvrir les territoires par des visites culturelles ou rencontres d’artisans, d’agriculteurs.

  • Départ : 13 Juillet à Annecy
  • Arrivée : 17 Juillet à Valence

Randonnée de 250 km en 5 étapes de 40 à 65 km par jour.

  • Villes-étapes :
    • Albertville
    • Montmélian
    • Grenoble
    • Saint-Nazaire-en-Royans

Hébergement proposé en camping avec possibilité pour ceux qui le veulent d’un hébergement plus confortable à leur convenance.

La randonnée passe à Crolles le samedi 15 juillet et ceux qui le souhaitent peuvent venir à sa rencontre et rouler en direction de Grenoble (le parcours sera précisé).

Ce sera une randonnée conviviale, facile. Familles, enfants et ados bienvenus !

Contact pour tout renseignement : Catherine Bonne
Relais local AF3V pour la Savoie / Roue Libre
savoie@af3V.org
06.77.11.52 67

Inscription sur le formulaire : http://framaforms.org/inscription-randonnee-af3v-juillet-...

18 juin 2017

Des rues à défendre

La concertation sur le Règlement Local de Publicité (RLP) entre prochainement dans une nouvelle phase avec une enquête publique prévue à l’automne ou début 2018.

Je rappelle en préambule que l’absence de RLP n’est pas seule responsable de la prolifération des enseignes, drapeaux et autres banderoles tapageuses que l’on déplore dans certains secteurs de la ville, en particulier sur l’avenue Ambroise Croizat. Il y a déjà un problème de non-respect du règlement national de publicité. Pour le moment, c’est le préfet qui a en charge la police de la publicité et qui est donc défaillant. Mais rien n’interdit à la commune, ou à une association, d’engager une action formelle auprès des services de l’Etat (de type mise en demeure ou recours en justice pour inaction) afin que le préfet fasse effectivement usage de ses pouvoirs de police.

Les deux ateliers (en février en avril) organisés par la commune pour préparer le RLP ont été exemplaires dans la méthode et le déroulement. Je ne dis pas que tout était parfait, mais on a franchi une marche par rapport à ce que nous avons connu jusqu’à présent en matière de concertation. Appel à volontaires, invitation d’une association extérieure à la commune mais connaissant bien le sujet, diagnostic préalable sans parti pris, diversité des participants (avec, pour schématiser, des pro-commerce et des pro-paysage), apport par la commune de connaissances juridiques, discussions libres et animées et globalement correctes, modération avec tact et doigté tout en ayant le souci d’avancer, essais d’utilisation de techniques de travail en groupes (jamais simple, mais il faut déjà se jeter à l’eau), équilibre entre le diagnostic et les propositions concrètes, compte-rendu diffusé dans un délai raisonnable … j’arrête là ce panégyrique, vous allez croire que j’exagère ou que je fais du second degré … non, j’ai juste été agréablement surpris.

Maintenant, j’espère que la proposition de RLP faite par la municipalité (qui garde la main et tient la plume sur le dossier) sera à la hauteur des enjeux. Rendez-vous à la réunion publique le 22 juin.

Trop, c’est trop

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Comme nous sommes encore au temps des propositions, je résume le point de vue que j’ai défendu. Il faut que le règlement contienne quelques clauses conduisant à des changements significatifs, visibles, simples à expliquer. Je fais trois propositions :

  • Interdire les panneaux, mâts et drapeaux scellés ou posés sur le sol, en rester aux enseignes (sur les bâtiments, beaucoup moins agressives) qui sont bien suffisantes pour assurer la visibilité.
  • Interdire les enseignes lumineuses et veiller à l’extinction des lumières après la fermeture des commerces comme le prescrit la réglementation nationale.
  • Définir des zones libres de publicité.

Voilà. Deux interdictions et un zonage.

Et pour sécuriser le règlement, prévoir une petite règle technique disant que tout ce qui n’est pas autorisé est interdit, car la créativité humaine est sans limite et il est prudent de se prémunir contre les tentatives de contournement.

Une rue à défendre

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 La loi ayant prévu un délai incroyablement long de mise en conformité (6 ans), la commune devrait se donner comme politique de mener des actions persuasives pour accélérer la mise en conformité. A cet égard, une taxe généreuse, abondante et appliquée avec enthousiasme, sur la publicité, comme la loi le permet, serait bienvenue.

Des choix, des actes. C’est un des plus beaux slogans de ces dernières années. Je me l’approprie sans vergogne. Pour que le règlement local de publicité ne soit pas une publicité fadasse, reportant aux calendes grecques une hypothétique embellie de notre ville.

Francis Odier, avril – juin 2017

 

Nos précédents articles sur le RLP :

Mars 2014, Campagne 100 idées pour Crolles, Idée n° 50 : Fixer des limites à la laideur des enseignes en entrée de ville - http://www.lecrollois.fr/archive/2014/02/09/idee-n-49-fixer-des-limites-a-la-laideur-des-enseignes-en-en-2993993.html

Janvier 2017, Entrée de ville moche, Crolles souffle le froid puis le chaud - http://www.lecrollois.fr/archive/2017/01/02/entree-de-ville-moche-crolles-souffle-le-froid-puis-le-chaud-3085606.html

Avril 2017, RLP pas facile - http://www.lecrollois.fr/archive/2017/02/04/rlp-crolles-pas-facile-3087345.html

 

Tournons le dos au cabillaud et libérons-nous de l’emprise visuelle de la publicité

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15 juin 2017

Election, enjeu local

On dit souvent que voter est un devoir. Je préfère rappeler que c'est un droit, une liberté. Il y a mieux encore que voter : proposer des candidats, voire même se porter candidat. Alors, je salue tous les candidats, quel que soit leur score, ils peuvent être heureux de leur contribution à la vie collective.

Les élections sont ouvertes jusqu'au 23 juin, mais il est trop tard pour proposer des noms. J'en avais proposé deux, un seul a été retenu. On voit bien que le résultat de l'élection se joue beaucoup dans le secret des commissions électorales, mais ne nous dispersons pas. Pour ne pas influencer l'électeur, je ne donne pas le nom que j'ai proposé et qui a été retenu comme candidat du 2ème secteur du quartier durable de Crolles. Pour le 1er secteur, j'avais proposé, en toute simplicité, le quartier Jargot. J'ai cherché un nom que la population s'approprierait facilement.

Je suis impatient de voir les résultats.

En matière électorale, le résultat importe moins que le processus. On l'a bien vu à la présidentielle et aux législatives. Ce sont les primaires qui ont sorti les sortants, ensuite, ça déroule. Aux législatives, n'importe quelle vache avec un panneau "En Marche" accroché à la cloche était élue. Donc c'est la commission de choix des candidats qui fait 80 % du travail d'élection. 

Pour notre élection crolloise, c'est le processus qui m'intéresse : l'idée de voter, avec un dispositif alternatif, original. C'est une variante du vote d'adhésion, avec la possibilité de "rejeter" une option. Dans le vote d'adhésion pur, il n'y a pas de rejet, on incite à la tolérance ! J'aurais volontiers rejeté la possibilité de ce rejet, mais je n'ai pas eu l'occasion de le faire. Quoi qu'il en soit, je refuse rarement la possibilité de m'exprimer, alors j'ai voté sur le site de la ville de Crolles !

Vive la concertation ... et la lutte continue !

Francis Odier, 12 juin 2017

03 juin 2017

Qualité de l'air dans le Grésivaudan

Je fais  ( encore  ...) de la pub pour le site d'Air Rhône Alpes  ( http://www.air-rhonealpes.fr/donnees/acces-par-station).

Ce site est bien fait et complet. Il mérite d'ouvrir tous les onglets  pour connaître les mesures faites sur notre région.

Car il y a une petite nouveauté dans le Grésivaudan. La borne d'acquisition des  mesures des polluants située à Crolles se trouve doublée par une autre borne tout proche située à Brignoud.

A tel point que sur la carte générale, les deux icones balisant ces bornes se trouvent presque superposées !!!!! 

Il faut zoomer pour bien les identifier, cliquer dessus pour ouvrir et accéder aux mesures.

Hors sur celle implantée à Brignoud, référencée " Brignoud", on n'a accès seulement au suivi des PM 10.

Et pourquoi implanter une borne de mesure aussi prés que celle de Crolles, référencée " Est Grenoblois/ Grésivaudan". Avouez que c'est un peu tordu comme référence .... 

Pour mieux valider les simulations de la cartographie de la région Rhône Alpes, il eut été préférable de mieux répartir les bornes de mesure dont  les plus proches étant Grenoble et Chambéry,  données augmentées des sondages aériens ( température, vent, hydrométrie) à la verticale des aéroports locaux Chambéry/Le Bourget entre autre.

 

Il se pourrait  que cette nouvelle implantation à Brignoud très proche de celle de Crolles soit en rapport avec la poursuite du démantèlement de l'usine à Brignoud car des émanations de produits toxiques et volatils sont possibles  dont  des produits à base de mercure.

Soyons satisfaits  de ces protections supplémentaires mais il faudrait avoir accès aux acquisitions.

JP Chollet