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20 février 2019

Les dissidents n'ont rien dissidé

Dans la vie, j’ai vu pas mal de choses bizarres et saugrenues, mais un dissident qui ne disside pas, ça je ne l’ai jamais vu … sauf à Crolles ! C’est l’incroyable scénario que l’on découvre dans notre belle commune, qui en a vu d’autres, mais tout de même ! Saugrenu.jpg

Jugez un peu. Voici la moitié de l’exécutif qui a toujours tout voté comme l’ensemble de la municipalité et qui se lance dans une critique sévère de l’exécutif (cf Communication Crolles 2020 – 8 février 2019) : « absence de participation citoyenne, décisions arbitraires, remise en cause des décisions actées collectivement, projets enlisés, capacités d’investissement sous utilisées… ».

Ils sont adjoints, ils ont toujours fait le pack, solidarité de groupe, jamais un vote Contre, jamais (en public) un mot s’écartant du discours officiel …. Maintenant, ils se disent dissidents, mais gardent le mandat et continuent comme avant.

Ils soutiennent activement l’exécutif municipal depuis 2014, 2008 pour certains, voire 2001. Et les voilà qui sortent du bois, donnant des vessies pour des lanternes, cherchant à se refaire une virginité d’opposant.

Je connais les ravages pour la santé mentale des conflits de valeurs. Alors, je m’interroge. Comment ont-ils pu aussi longtemps approuver des décisions qu’ils n’approuvaient pas ?

Avec mon esprit rebelle, je suis souvent du côté de ceux qui sortent du rang. Ici, mon cœur navigue et j’erre dans l’incompréhension. Je peine à me réjouir qu’advienne maintenant ce que j’espérais plus tôt : des frondeurs. Car nos frondeurs ne frondent pas plus qu’ils ne dissident, ils restent évasifs sur leurs motifs de désaccord avec l’autre demi-exécutif et ne citent pas une seule proposition qui aurait été refusée par la majorité.

Iznogoud 2.pngPour une fois, je ne peux qu’approuver pleinement le maire. Dans sa réponse publiée dans le Dauphiné, il conclut avec lucidité « la déclaration de ces élus dissidents témoigne avant tout de leur impatience à vouloir prendre les rênes ».

Je dois cependant nuancer. Ils ne veulent pas prendre les rênes, ils les ont déjà, ils veulent les garder ou – rêvons un peu – les transmettre à d’autres.

Allons, que vive la démocratie, et merci d’avance et bon courage à tous les candidats aux élections municipales 2020.

Francis Odier, 20 février 2019

29 janvier 2019

Solidarité France Bleu Isère

Le crime par l'incendie : détruire, réduire en cendres comme pour nier l'existence et faire table rase du passé, menacer les occupants.

Acte totalitaire comme on en craint.

Ici, point de victime humaine. Mais une sourde inquiétude. Car c'est bien le journalisme qui est visé, c'est à dire nous, la société.

Solidarité avec France Bleu Isère.

Francis Odier, 28 janvier 2019

 

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/les-auditeurs-de-france-bleu-isere-temoignent-leur-solidarite-apres-l-incendie-de-leur-radio-1548668328

https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/incendie/ce-que-l-on-sait-de-l-incendie-qui-a-vise-les-locaux-de-la-radio-france-bleu-isere-a-grenoble_3164927.html

 

03 janvier 2019

Les Gilets Jaunes en mairie

Depuis novembre 2018, les Gilets Jaunes ont déclenché un mouvement original qui a déjà généré des milliers de pages de commentaires. Dans le Grésivaudan, ils ont deux bastions, deux ronds-points occupés depuis plusieurs semaines presque en continu, à Pontcharra devant Super U et Crolles au Rafour.

Surpris et démuni devant l’ampleur et la popularité de ce mouvement, le gouvernement cherche à circonscrire l’incendie et, pour cela, le Président a annoncé « un grand débat national ». Première étape, en urgence : donner aux gilets jaunes l’impression qu’ils sont écoutés. Des cahiers de doléance sont ouverts en mairie et annoncés sur les sites web de de La Terrasse, Bernin, Villard Bonnot …. Mais, à Crolles, un irréductible maire refuse de jouer le jeu de ses cahiers de doléances, il ne veut pas « être en otage » de gilets jaunes qui lui demanderaient des comptes sur des sujets (dont la fiscalité des carburants) qui ne sont pas de son ressort.

C’est le débat avant le débat : faut-il impliquer les communes dans ce grand débat national annoncé ?

Pour moi, la réponse est oui, évidemment. De même que les communes contribuent à l’organisation des élections présidentielles, européennes, législatives … Le maire assume plusieurs fonctions : il est agent de l’Etat (A ce titre il est notamment chargé de l'état civil, de la révision et de la tenue des listes électorales, de l'organisation des élections ainsi que du recensement citoyen. En outre, il dispose d'attributions spécifiques en matière de police et de sécurité civile - https://www.collectivites-locales.gouv.fr/attributions-maire-agent-letat), il dirige des services municipaux et, en tant qu’élu, il représente les habitants.

En refusant d’accueillir les cahiers de doléance (voir son interview sur France 3), le maire de Crolles refuse, sur ce sujet, d’agir en tant qu’agent de l’Etat qui le lui demande et en tant que représentant des habitants dont certains souhaitent s’exprimer via ces fameux cahiers. Le maire privilégie ainsi son rôle de gestionnaire des services municipaux, donnant à son mandat une vision étriquée et alimentant le moulin de ceux qui œuvrent pour l’affaiblissement des corps intermédiaires.

Le maire de Crolles se désolidarise de l'Association des Maires de France et de l'Association des Petites Villes de France qui ont appelé les maires à recueillir les doléances.

Heureusement, cette histoire n’est pas finie … et nous aurons d’autres occasions de contribuer au grand débat national qui s’annonce et le bonheur d’y glisser des réflexions et propositions concernant la démocratie locale.

Francis Odier, 2 janvier 2019

02 janvier 2019

Grésivaudan 2019

Sous les nuages, se prépare l'avenir.

A nous, à vous d'y contribuer. Rendez-vous au grand débat.

Que chacun prenne la parole et que la politique prenne vie.

Grésivaudan déc 2018 - Copie.jpg

Francis Odier

30 décembre 2018

Voeux 2019

Après une année 2018 en Jaune ...

Plaine Crolles juillet 2018.jpg

Le Crollois vous souhaite une année 2019 solidaire

Fleurs toujours.jpg

et

22 décembre 2018

La grande distribution partout et meme le dimanche

Les occasions de féliciter le maire de Crolles sont assez rares. Alors, quand j’ai lu dans le Dauphiné qu’il avait fait irruption avec la police municipale pour verbaliser un magasin délictueux ouvrant sans autorisation ce dimanche 16 décembre, je me suis dit « chapeau » ! Voilà qui mérite un article sur le blog. Et j’ai commencé l’enquête.

Très vite, l’affaire sonne étrangement et suscite le doute car tout Crollois le sait bien, l’a remarqué : Casino est habituellement ouvert le dimanche matin. Mais depuis quand ? Avant tout, aller sur le terrain, à la source de l’information. Se rendant rapidement et incognito dans la grande surface, notre reporter interrogea une employée. Oui, l’établissement est ouvert le dimanche matin « depuis 2 ou 3 ans ». Nous en informerons le Dauphiné qui a titré « Il ouvre un dimanche sans être autorisé ». En fait, l’infraction récente est d’ouvrir le dimanche après-midi sans dérogation car le conseil municipal, dans sa délibération du 21 décembre 2017 n’a pas autorisé le 16 décembre 2018.

Alors, chapeau le maire pour sa réactivité, dès 16 h 30 dans le magasin pour faire cesser une irrégularité ? Poursuivons l’enquête …

Ouverture-magasin-le-dimanche.jpg

En réunion de notre comité de rédaction, le chef du service des affaires juridiques et d’urbanisme tapote nerveusement un épais volume sur lequel il a posé son verre de rhum vieux. Il s’agit du Code du commerce et autres lois de la République …Voyons donc, chers collègues, auriez-vous la mémoire courte ? Avez-vous oublié ce que j’ai écrit ici même le 20 novembre 2011 en portant un coup de chapeau à Annie David, notre sénatrice ? Je citai les lois Fallières du 13 juillet 1906 établissant le repos hebdomadaire en faveur des employés et ouvriers, restreignant le travail dominical à certaines professions et qui a prévu la possibilité de l'ouverture des commerces de bouche le dimanche matin.

Stupeur et déception ! Qu’apprends-je ? L’ouverture du dimanche matin d’une grande surface qui vend de tout, qui est tout sauf un commerce de détail alimentaire, n’est pas légale ! Et le maire l’ignorait ? et le maire le tolérait depuis si longtemps ?!

On espérait se réjouir et voilà qu’on se désole.

On voulait applaudir mais il y a un bémol.

Depuis des mois, la complaisance règne, à Crolles et dans bien des villes de France, vis-à-vis de la grande distribution. Que fait la police ?! Que fait le Préfet ?! Que fait l’association des maires de France ?!

La loi Fallières est bafouée, interprétée et tordue. Monsieur Macron n’est pas étranger à cette situation. Du temps où il était ministre de l’Economie, la loi Macron du 6 août 2015 a assoupli les règles du travail du dimanche, théoriquement sans abroger la restriction de l’ouverture du dimanche matin aux commerces de bouche, mais en pratique en ouvrant des brèches dans lesquelles se sont engouffrées les entreprises de la grande distribution, avec la complicité des maires et des autorités préfectorales.

C’est donc en fait tous les dimanches matin que le maire devrait faire irruption dans les grandes surfaces de la commune pour dénoncer l’ouverture au public puis la contester devant les tribunaux.

* *

Mais que dit la loi ?

Sur la loi Macron 2015, lire : http://www.vie-publique.fr/actualite/panorama/texte-discussion/projet-loi-pour-croissance-activite.html

Le texte permet l’ouverture des commerces le dimanche, sans autorisation spéciale cinq fois par an, et jusqu’à 12 au total, sur autorisation du maire. Le travail dominical donnera lieu à une compensation salariale définie par un accord de branche, d’entreprise, d’établissement ou de territoire. Des zones touristiques internationales seront créées dans lesquelles le travail le dimanche et en soirée sera possible toute l’année. Le Sénat a, en outre, accordé le droit d’ouvrir tous les dimanches aux commerces de biens culturels.

Ce que dit le Ministère des Finances, le 14 décembre 2018 : « Commerçants, êtes-vous autorisés à ouvrir le dimanche ? » sur https://www.economie.gouv.fr/entreprises/ouverture-commerce-dimanche : « Tous les commerces alimentaires sont autorisés à ouvrir le dimanche jusqu’à 13h. »

Mais le Code du travail a ouvert une brèche. Article L3132-13 (loi Macron) : Dans les commerces de détail alimentaire, le repos hebdomadaire peut être donné le dimanche à partir de treize heures. (…) Dans les commerces de détail alimentaire dont la surface de vente est supérieure au seuil mentionné au premier alinéa de l'article 3 de la loi n° 72-657 du 13 juillet 1972 instituant des mesures en faveur de certaines catégories de commerçants et artisans âgés, les salariés privés du repos dominical bénéficient d'une rémunération majorée d'au moins 30 % par rapport à la rémunération normalement due pour une durée équivalente.

Ce qui est traduit de manière extensive par le gouvernement - https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/temps-de-travail/article/le-travail-du-dimanche : « Dérogations dans les commerces de détail alimentaire : Dans les établissements dont l’activité exclusive ou principale est la vente de denrées alimentaires au détail, le repos hebdomadaire peut être donné le dimanche à partir de 13 heures. (…) En outre, lorsque ces établissements ont une surface de vente supérieure à 400 m2, les salariés privés du repos dominical bénéficient d’une rémunération majorée d’au moins 30 % par rapport à la rémunération normalement due pour une durée équivalente. »

La règlementation étant complexe avec des zones d’ombre, l’ouverture du dimanche a bien sûr donné lieu à des contentieux et donc à une jurisprudence impossible à connaître par le citoyen et même les élus.

Et voilà comment l’ouverture du dimanche matin a été généralisée : un texte de loi fourre-tout avec des imprécisions soigneusement glissées, une interprétation extensive respectant l’esprit du législateur (dont l’intention était bien d’étendre le travail du dimanche comme l’ont vu d’emblée ceux qui se sont opposés au projet de loi) en s’appuyant sur l’imprécision du texte, des syndicats divisés dont certains ont signé des accords au nom du sacro-saint pouvoir d’achat, des règlements d’urbanisme permissifs conduisant à la profusion d’enseignes commerciales sur un même territoire, des citoyens consuméristes, la passivité des maires qui ont toléré la situation et n’ont pas porté l’affaire devant les tribunaux.

Nos grandes surfaces ne sont pas des « commerces alimentaires », mais des commerces dont une large part des ventes est alimentaire. La loi donne des arguments aux municipalités décidées à lutter contre l’ouverture du dimanche … mais ces municipalités sont rares … et la municipalité de Crolles a choisi de rester passive sur l’ouverture du dimanche matin de ses grandes surfaces.

A Crolles, il y a aussi au moins deux moyennes grandes surfaces ouvertes le dimanche matin qui n'ont rien d'alimentaire, rien de prioritaire pour l'activité sociale ou culturelle. Dans quel cadre juridique ? Mystère. Il y a des trous dans la raquette de l'interdiction du travail du dimanche. Depuis que les Gilets Jaunes animent les ronds-points, le gouvernement ne cesse de répéter que les maires, au plus près du terrain, doivent être au cœur de la vie démocratique. Alors, j'entame les propositions : fermeture complète de la moyenne et grande distribution le dimanche.

Francis Odier, 19 décembre 2018

24 octobre 2018

Les PAV - un truc de Ouf

Le remplacement de la collecte des déchets en porte à porte par des Points d’Apports (dits) Volontaires (PAV) est une véritable saga en plusieurs épisodes. Première offensive en 2015. Suite à la bronca des populations et au succès inédit d’une pétition, le Grésivaudan bat en retraite … mais ce n’est qu’un repli stratégique. En 2017, le Grésivaudan repart à la charge par les montagnes où les communes ont droit à leur PAV début 2018. Puis, la bataille se déplace en plaine où les communes sont sollicitées les unes après les autres. Le discours se fait autoritaire et place élus et habitants devant un faux dilemme : choisir entre les PAV et une augmentation de la fiscalité (la taxe d’enlèvement des ordures ménagères). On fait peur : attention, les coûts explosent !

Pendant ce temps, autour de Pontcharra, 17 communes restent tranquillement à l’écart de ce tohu-bohu. Elles relèvent du Syndicat Intercommunal du Bréda et de la Combe de Savoie dont les coûts de fonctionnement sont presque moitié moindre que ceux des 27 autres communes où les déchets sont directement gérés par la communauté de communes.

L’histoire n’est pas achevée, loin de là. Car un autre projet dantesque se profile : reconstruire Athanor, l’incinérateur et le centre de tri La Tronche, des investissements chiffrés pour l’instant à 160 M€ , le Grésivaudan devra mettre au pot … en espérant que les PAV auront permis de dégager des économies.

Voici l'histoire ...

*   *

Je ne suis peut-être pas un écocitoyen exemplaire mais je me soigne ! Et, comme beaucoup, j’aimerais que la quantité de déchets diminue et ma TEOM (Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères) ... aussi !

C’est bien un problème personnel, économique et collectif. Sur le plan personnel, j’ai déjà éliminé les déchets verts ou putrescibles. J’ai investi, je broie et je composte. Ensuite je trie. Ou du moins j’essaie ! Le verre, ça va. Avec les gros cartons et le papier, je préfère les porter directement à la déchetterie, les bacs locaux (précurseur des PAV) étant souvent pleins. Il paraît que c’est une question de paramétrage des capteurs mais que ça va bientôt être réglé (réunion publique du 2 octobre à Bernin). Comme je ne procède pas à la pesée systématique de mes déchets, je ne peux que faire une estimation. Ce que je sais c’est que je sors très rarement mes bacs et j’attends que la quantité soit suffisante. Avec la chaleur, un peu plus souvent.

Pour les emballages c’est plus compliqué.

Sur le site de ma commune, Bernin : rien ! https://www.bernin.fr/index.php?idtf=376#par1432

Sur le site de la commune voisine, il y a des infos qui me semblent dater : http://www.ville-crolles.fr/vues/pages/services-et-demarches/particuliers/crolles-pratique-tri-dechets.php

On y apprend par exemple ceci :

« Les PAV, points d’apport volontaire : La collecte des déchets ménagers en Points d’Apport Volontaire, sous la forme de conteneurs semi-enterrés, ne sera développée que dans les communes de montagne et les zones d’habitat collectif (sous réserve d’une cohérence de tournée des véhicules pour éviter les ruptures de charge). La décision a été prise par les élus communautaires lors du conseil du 29 février dernier suite à la présentation de nouveaux éléments chiffrés. A suivre ». (journal G l’info n° 27 – juin 2016).

Lors de la réunion du 2 octobre dernier à Bernin, plusieurs intervenants se sont plaints de cette mauvaise information de la part de la communauté de communes du Grésivaudan.

Et sur leur site ? Voilà : https://www.le-gresivaudan.fr/55-gestion-des-dechets.htm

Rien !!!

Mais depuis 2015, on nous l’assure, avec les PAV, plus de soucis ! C’est ce que m’avait répondu un adjoint de Bernin, suite à de nombreux dysfonctionnements dans l’organisation des tournées.

En fait la décision avait été prise par le Grésivaudan dès 2013. Et ceci avait été précédé par une étude (coût ?) effectuée par un bureau du même nom.

Première offensive en 2015 : réunions publiques à Crolles, un article dans « Crolles à vivre » titre Points d’apport volontaires (PAV) : ce sera pour 2016.

A Bernin le maire convoque le conseil municipal le 20 mai 2015 avec ce point à l’ordre du jour : « Approbation du changement du mode de collecte des ordures ménagères et de la mise en place de points d’apport volontaire par la communauté de communes du Pays du Grésivaudan.

On lit bien « approbation » !

Les avis des conseillers étant partagés, le maire invite Christophe Borg, vice-président délégué à la gestion des déchets ménagers à la communauté de communes du Grésivaudan. Cette interruption de séance dure environ une heure. Les explications de M. Borg ont dû être décisives car on peut lire dans le compte-rendu :

Le conseil municipal, après en avoir délibéré, et à l’unanimité des membres présents et représentés :

En l’état actuel du dossier, affirme son opposition à la mise en place de la collecte des déchets ménagers (ordures ménagères résiduelles et tri sélectif) en points d’apport volontaire sur son territoire communal, pour les principaux motifs suivants :

  • Absence de réelle étude économique
  • Absence de communication en direction de la population
  • Absence de politique incitative à la réduction des déchets
  • Absence de possibilité d’envisager un système mixte de collecte

Lors de la réunion publique du 2 octobre 2018, j’ai demandé au maire ce qui avait changé depuis cette date, en concédant qu’il y avait eu un effort de communication pour sensibiliser la population à la réduction des déchets. Réponse : pas de réponse !

En 2015, une pétition part de Crolles et circule partout dans le Grésivaudan, elle recueille 1851 signatures, dont 654 pour la seule commune de Crolles.

Vous pouvez voir les informations concernant cette pétition sur ce site : https://www.petitions24.net/contre_la_suppression_de_collecte_dordures_crolles__gresivaudan

Lors des réunions publiques, les habitants font part de leurs réticences et les objections sont nombreuses : choix des emplacements, hygiène, coût des nouveaux équipement et de l’entretien, problèmes des personnes à mobilité réduite, risques de dégradation, etc,L’association Bernin 2020 a organisé une réunion publique sur ce thème : http://bernin2020.blogspot.com/ 

Le Crollois a publié entre 2015 et 2018 au moins 8 articles concernant ce sujet directement ou indirectement. Pas d’opposition aux critiques formulées.

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15:43 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) |

17 octobre 2018

Des PAV et des PAP mais pas des Panzani

Certains disent maintenant PP  (Point de Proximité). C'est tendance... Et non des PAV (Points d'apports Volontaires). C'est agressif ….

Cette dénomination a été employée  lors d'une réunion  publique à Bernin, réunion qui faisait le point sur les grands sujets (votés, certes  …) de la vie quotidienne : Projet de territoire, GEMAPI, NALO 2022, Élection des conseillers  de la  CCG, ATHANOR, et les PAV.

Cette réunion  (une centaine de personnes  !!!!) a le mérite d'exister ; toutes les communes peuvent-elles en dire autant ? Sur ce dernier sujet, les échanges ont été vifs et presque unanimes. Tout le monde s'accorde sur le manque de transparence qui a abouti à ce choix. Qui compose la commission "Déchets", ses rapports, ses CR, les expertises, inconsultables !

C'est bien là le problème. Il ne s'agit pas d'être pour ou contre ce lourd projet mais de ne pas pouvoir avoir accès au dossier. Même les élus du CC (Conseil Communautaire) ne semblent pas l'avoir …. Le site  du Sibrecsa (collecte et gestion des déchets sur Breda et Savoie) est clair et complet !!!!! http://www.sibrecsa.fr/

Le Vice Président " Déchets " de la CCG, maire de Pontcharra et donc sur le périmètre du Sibrecsa n'est pas concerné par ce choix des PAV ...

Le choix du déploiement des PAV ou PP est acté, ne vous en déplaise, tout est voté et consigné dans au moins 3 délibérations de la CCG ( N°10 du 29/02/2016, N°6 du 6/03/2017, N°12 25/06/2018 ).

A un élu, durant un conseil communautaire du mois de Juin,  qui émettait des doutes, le président lui a lu la dernière délibération : " Vous avez voté " …. et l'élu de conclure "si j'avais su, j'aurais pas voté " ..

Se  pose donc le problème de la densité des délibérations lors des CC (conseil communautaire), environ une soixantaine  à chaque séance !!!!! Est-ce que les  conseillers communautaires aussi élus de leur commune ont réellement le temps de lire les documents préparatoires, de  les d'approfondir, de mesurer  les enjeux ?

Généralement c'est NON ! Le président s'est même fendu d'une lettre explicative à tous les conseillers avant les motiver pour les CM  (conseil municipal) à venir et informer les citoyens. L'enjeu du choix des PAV est de faire des économies et mettre à l'équilibre cette ligne budgétaire, fort dispendieuse. Dixit le président la CCG.

A cet enjeu de la mise  en place des PAV,  environ 20 à 30 M d'euros (calcul perso en bas de page), il faudra ajouter 18 M d'euros de participation au nouveau ATHANOR,  et quelques millions d'euros pour requalifier la déchetterie de Crolles (nouveau look + déchetterie pour les professionnels …)..  " La route est  droite mais la pente est raide " !

Le choix ou non des PAV doit se faire pour 5 communes de plaine en Sept/Oct : Villard-Bonnot a voté NON mais ferait du retro pédalage …, Froges, Champ-près-Froges, Crolles et Bernin ont voté POUR. A décharge du travail des élus, les citoyens  sont aussi très souvent  délinquants. La consigne de tri est claire, largement communiquée  (TOUS LES EMBALLAGES PASSENT LE BAC " , c'est clair et bien non . Le tri et le refus des bacs de tri  est très moyen voire plus. 12% à 20 % de refus de bacs de tri sur un échantillon de 187 bacs  sur 3 communes (source : Maire de Bernin lors de la réunion publique déjà citée). Les élus communautaires sont aussi peu attentifs sur leur comportement.

Lors des CM, chaque élu (environ 73 personnes ) a une bouteille d'eau sur sa table. Cette eau vient de Belgique, fournisseur Nestlé !!!!!!   Ben voyons   … Il faut réduire les déchets  ….

 

Lors du dernier CM (Conseil Municipal de Bernin (10 Oct. 2018 ) le projet  a été adopté après de nombreux échanges avec les élus de la minorité. 3 personnes ont refusé de voter. 40 sites  de bornes aériennes (OM, Tri , Verre  et fibreux) pour en retenir environ une trentaine. Le coût de traitement des OM (Ordures Ménagères ) passerait de 65 euros/la tonne à 41 euros (source la direction des Déchets de la CCG si PAV - un vrai jackpot ….La  manipulation des bornes par le camion serait de 1' 30" sauf qu'actuellement il faut 15 ' pour manipuler 2 bornes (mesure faite au lotissement de la rue du Lac à Crolles). Le maire de Bernin envisage la collecte par pesée personnifiée dans le futur  sur ces bornes collectives ...

A suivre.

JP Chollet 

Calcul du coût des PAV : Il en faudra  environ 450 à 700 sites (1 pour 100 à 150 habitants  sur un total de 72 000). Chaque site devra avoir environ  4 PAV (2 pour les OM, 2 pour le tri voir 1 pour les déchets verts) donc au 1800 à 2800 unités à 10 000 pièces (aériennes , semi-enterrées ou enterrées ces dernières à la charge des communes … soit 20 à 30 M d'euros sans les camions spécifiques équipés ou pas de la robotique nécessaire).  

Sur le même sujet, lire aussi, l'article de Claude Muller - Ouf !

et l'article de Jean-François Comte : Les PAV, un truc de Ouf.

 

14 octobre 2018

Ouf !

Ouf, finis les réveils en sursaut à 6 heures du matin provoqués par les ripeurs manœuvrant nos poubelles sous nos fenêtres. Ouf, finie la corvée du dimanche soir pour descendre les poubelles. Ouf, finies les odeurs pestilentielles sur les bords des chemins. Ouf, fini de marcher dans des détritus semés par les chiens errants dans les rues. Ouf, finies les poubelles vides encombrants les trottoirs… Et vive les PAV (Point d’Apport Volontaire).

PAP Crolles Croix des Ayes.jpg

Oui, j’ai voté pour l’implantation des PAV en Conseil Communautaire du Grésivaudan et j’ai bien sûr voté pour les PAV en Conseil Municipal de Crolles. Certes, ce n’est pas la panacée, mais beaucoup d’arguments m’ont convaincu de prendre cette position. Les PAV sont beaucoup plus « propres » que nos vielles poubelles, les PAV sont beaucoup plus faciles et rapides à vider. les PAV sont beaucoup moins encombrants mais surtout les PAV sont beaucoup plus efficaces. Les premières communes à tester ce dispositif, celles de montagne, nous l’ont montré depuis qu’elles collectent les ordures ménagères dans leurs PAV. Et les chiffres nous le prouvent. Curieusement, ce sont les verres qui sont d’abord en progrès. A Revel, par exemple, les habitants en apportent de plus en plus dans les bacs. En fait, comme ils sont désormais obligés de trier et qu’ils ont des bacs pour tous leurs déchets, ils font de moins en moins d’erreurs. De plus, les Revelois faisant plus souvent leur compost, le bac dédié aux déchets organiques a de moins en moins de succès.

Certes, l’inconvenant de ce système est d’imposer 4 poubelles dans les cuisines. Et surtout, il faut faire un effort supplémentaire pour déposer ses ordures ménagères, non plus dans des poubelles disposées devant chez soi, mais dans les PAV situés à l’entrée du quartier. Ne pensez-vous pas que notre planète mérite ce petit geste ?

Claude Muller

Conseiller municipal de Crolles

Conseiller communautaire Le Grésivaudan

 

Sur le même sujet, lire aussi l'article de Jean-Paul Chollet : Des PAV et des PAP, mais pas des Panzanis - par Jean-Paul Chollet :

et l'article de Jean-François Comte : Les PAV, un truc de Ouf.

13 septembre 2018

Nous voulons des coquelicots

L'appel est collectif et nous espérons qu'il prendra de l'ampleur. C'est un appel au changement et il devrait être entendu dans le Grésivaudan et la Région de Grenoble qui se targuent d'être "Terres d'innovations". Il s'agit de remplacer l'agriculture fondée sur la chimie par l'agro-écologie. Dit autrement, il s'agit de se libérer des pesticides comme l'ont déjà fait les agriculteurs convertis au bio et les techniciens d'espaces verts dans nos communes, comme le font aussi chaque jour des millions de paysans dans le monde qui n'ont pas les moyens de nourrir les firmes chimiques.

Rester empesté par les pesticides - ou en sortir : c'est un choix collectif sur lequel chacun est invité à donner son avis, sa préférence.

Bien sûr, le changement ne se fera pas en un jour. On ne quitte pas un modèle industriel en un claquement de doigt, on ne guérit pas d'une addiction sans accompagnement. Mais il faut bien commencer, et pour cela se fixer un objectif, et édicter quelques principes. Tel est le but de cet appel.

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Le Crollois, 13 septembre 2018

 

Nous voulons des coquelicots - Appel à la résistance pour l'interdiction de tous les pesticides

Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.

Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans; la moitié des papillons en vingt ans; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !
Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection.

Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides de synthèse en France. Assez de discours, des actes.

Pour signer, rendez-vous sur : https://nousvoulonsdescoquelicots.org/

En Isère, l'appel est soutenu par la FRAPNA.

 

En complément sur l'agroécologie :

Le principe de l'agroécologie est l'utilisation intensive des processus naturels comme la photosynthèse,  la fixation symbiotique de l'azote et la mise en place d'une diversité  culturale et paysagère. L'objectif est de créer un agrosystème plus résiliant. On ne raisonne pas par pesticide, mais par association culturale ou bio-contrôle pour répondre à un problème sanitaire;  de quelle façon retrouver un équilibre qui rende inopérant un prédateur ou un parasite des cultures...

Il est temps pour les agronomes de revenir à plus de modestie, et de valider par leur science, les exemples des paysans qui ont trouvé le bon équilibre. Pour ma part, j'ai reçu la leçon dans les années 80, en observant les paysannes du KIVU... Manioc, soja, maïs, haricots, plantain, sorgo, etc... 25 plantes différentes cultivés sous les bananiers. Dés qu'une plante est arrachée, elle est remplacée par une graine, sans aucun alignement, ce désordre apparent est une anarchie féconde. Dans cette exubérance de végétation, c'est d'une agriculture  très intensive qu'il s'agit, mais elle n'utilise que des énergies renouvelables, le soleil, l'eau et le carbone de l'air pour la photosynthèse et la fabrication des sucres, les légumineuses fixent l'azote de l'air pour la fabrication des protéine. Sans aucun intrant chimique, avec un outillage rudimentaire et des gestes simples, ces femmes  nourrissent une population de 400 habitants au Km2.

Pour le volet économique, l'agriculture n'a pas besoin de main d’œuvre gratuite, mais d'une juste répartition des marges. La baguette ordinaire vaut en moyenne 3,5 € le kg, le blé payé à l'agriculteur représente moins de 0,15€, les cours du blé sont ce matin à 0,190€ le kg. Dans la pâte, le boulanger ajoute 40% d'eau, son coût dans le pain que vous achetez représente environ 10 fois part qui revient à l'agriculteur...

Ce qui permet à tout un chacun qui n'est pas au chômage de financer des tensions géostratégiques meurtrières. Pour aller en vacance dans les caraïbes ou payer le gaz russe qui sert à fabriquer les engrais azotés. La dépendance aux énergies fossiles génère ou laisse perdurer de nombreux conflits, (à commencer par l'Irak) qui n'ont pas d'issues diplomatiques.

Marc Peyronnard

 

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L'agriculture européenne peut se passer de pesticides tout en garantissant la sécurité alimentaire des Européens, selon l'Iddri. Cela passe par un changement de régime alimentaire et une reterritorialisation du modèle agricole.

 https://www.actu-environnement.com/ae/news/agriculture-pe...

 

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