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14 juin 2019

Grands commerces alimentaires : salto arrière et grand écart en haut du trapèze, sans filet !

L'actualité ne manque décidément pas de piquant.

Le 8 mai dernier, le Dauphiné consacrait à notre communauté de communes un article saluant une décision historique : "Halte aux grandes surfaces alimentaires dans le Grésivaudan".

Il fallait en effet saluer comme elle le méritait la décision de nos élus locaux de mettre fin à l'extension de ces surfaces accompagnant la concentration de leur localisation, aux dépends des petits commerces et épicerie de village.

Si le maire d'Allevard s'était opposé à la délibération approuvée, c'est uniquement parce qu'il reste hostile "à tout système dans lequel la communauté de communes prend les décisions à la place des élus, des maires. La question est celle de l'autonomie communal"

Et Vincent Gay, également interrogé dans l'article, de préciser :

en tant que conseiller municipal à Crolles délégué à l'économie et au commerce, il dit partager la politique et le constat du Grésivaudan. « - Lorsque Carrefour Market désirait s'installer à Crolles, relate-t-il, on avait déjà dit que le commerce alimentaire était saturé, qu'il fallait arrêter ».

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Ben oui... mais non !

En ce 13 juin, le registre des actes administratifs de la Préfecture de l'Isère nous délivre une petite pépite : le 17 mai dernier, 10 jours après cette interview remarquable, la Commission départementale d'aménagement commercial s'est réunie en présence de Pierre Béguery, représentant la communauté de communes, et de Vincent Gay, représentant la commune de Crolles.

Et a été approuvé à l'unanimité des présents, y compris notre chantre de la saturation du commerce alimentaire, l'implantation à Crolles de l'enseigne BIOCOOP avec 584 m2 de surface de vente, apparemment sur le terrain de l'ancien Lidl (276 chemin du Meunier) : c'est la moitié de la surface de vente de Grand Frais !

La surface de vente de l'ensemble commercial  atteindra après projet 1285 m2.

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En 2018, BIOCOOP, c'est 560 magasins et ... 1,21 milliards d'euros de chiffre d'affaires dans le réseau : on n'est pas vraiment chez les bisounours et c'est tant mieux pour la durabilité de l'enseigne.

Pour autant, parce que c'est "bio" ou parce qu'il est écrit "coop", ce n'est pas du commerce alimentaire ? 

Allez, on n'est plus à une acrobatie près !

Emmanuel Wormser, le 14 juin 2019

 

13 mai 2019

Le magazine de Crolles de mai 2019 : éloge du rond-point de Devos

Les ronds-points ont fait en France l'actualité de l'hiver et du printemps. Celui de l'entrée de Crolles montre la profondeur du mouvement initié et les avancées -bien peu politiques mais fondamentalement sociales- des idées qui s'y sont échangées.

Comme en clin d'oeil, la tribune de l'opposition, en page 14 du dernier numéro du magazine de Crolles, les mentionne en conclusion :

"Il est urgent que nos élus regardent ailleurs ce que les villes comparables inventent. Mais en sont-ils encore capables après plus de 20 ans à tourner en rond autour de nos ronds-points ?"

 

ouroboros--tintin.jpgcollier-trois-rangs-de-perles-akoya-vintage-283.jpgC'est toute la lecture de ce numéro de la revue municipale qui m'a fait penser à Raymond Devos et son rond-point !

Les perles qu'il égrène forment un collier "trois rangs" étonnant : on y retrouve en fait tous les ingrédients d'un raisonnement circulaire quasi-tautologique, digne du serpent qui se mord la queue !

Comment alors ne pas renvoyer au "plaisir des sens" ?

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13 avril 2019

Le marais de Montfort en manque d'eau

Nous avons dans la plaine de Crolles un marais qui est classé en Espace Naturel Sensible géré par le Département de l'Isère. Le 14 février 2019 s'est tenue une réunion du comité de site animée par le technicien - gestionnaire, avec des représentants du Conseil Départemental, de la commune de Crolles, d'associations d'usagers (Trait d'Union pour Crolles), de protection de la nature (LPO, Grésivaudan Nord Environnement, Gentiana, FRAPNA ...) et des chasseurs. Réunion très intéressante, dans le dialogue, autour du rapport d'activité 2018 et de ce qu'il faudrait faire pour gérer et surtout préserver ce joyau fragile de biodiversité.

Marais - avec un peu eau.jpg 

Suite à la réunion, les associations ont rédigé un courrier qui alerte sur l'évolution inquiétante de l'état de conservation du marais de Montfort et du corridor écologique s'étendant jusqu'à Lumbin : 

- la situation hydrologique est catastrophique du fait du drainage ; 

- l'échelle d'intervention et les moyens mis en œuvre ne sont pas à la hauteur des enjeux ;

- l’actuelle pollution aux pesticides est incompatible avec la conservation à long terme des papillons protégés ;

- la pression de fréquentation est en augmentation sur le sentier des papillons sur le petit 20 % de marais restant.

Marais - bois et eau.jpgLa difficulté, ici comme souvent, est de concilier les usages et de bien régler le curseur entre continuer comme avant (ou presque) et changer plus radicalement. Concernant le marais de Montfort, l'observation sur plusieurs années conduit à la conclusion qu'il faut élargir le périmètre du marais, ce qui veut dire éloigner l'agriculture intensive et remettre en eau une surface plus importante. C'est bien sûr une décision qui n'est pas facile à prendre car elle ne plaira pas à tout le monde, elle aura un coût (non nul, mais quand même modéré, on parle de milliers d'euros et pas de millions !) car il faut indemniser les voisins du marais qui se verront imposer de nouvelles règles d'usages de leur terrain.

Mais le gouvernement a annoncé solennellement son intention de protéger la biodiversité et les zones humides ... alors, croyons-le, cela nous fera du bien !

Francis Odier, 13 avril 2019 

 

Marais - panneau.jpg

20:31 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) |

Lettre ouverte à ma députée

Madame la députée,
 
L'actualité m'incite à vous écrire car des décisions importantes se préparent sur lesquelles je ne veux pas rester silencieux.
 
1) J'ai participé au Grand Débat National en répondant complètement au questionnaire en ligne. J'en connais les limites méthodologiques et les biais dans la sociologie des répondants, comme les garants nationaux, comme la presse, comme vous. Cependant, ces limites n'interdisent pas d'exploiter avec rigueur les résultats du grand débat. Or, je suis inquiet quand j'entend le Premier Ministre en tirer des premiers éléments de conclusion qui paraissent fort éloignés des analyses que commencent à faire les observateurs indépendants, notamment ceux qui prennent en compte l'ensemble des éléments disponibles (par exemple, y compris le "vrai débat" ou des sondages récents sur des sujets de fiscalité ou de services publics). J'attire votre attention sur le fait que des conclusions biaisées de ce grand débat auraient un effet dévastateur sur la confiance résiduelle de l'opinion dans le gouvernement et le parlement, et risqueraient fort d'être perçues, par les plus révoltés de nos concitoyens, comme une incitation à la violence. Le gouvernement est bien sûr légalement autorisé à proposer des lois qui vont à l'encontre de l'opinion. Je demande d'abord de la clarté et de l'honnêteté dans l'expression, par exemple en disant "le grand débat montre ou suggère ceci ... mais nous décidons cela".
 
2)  Concernant l'éventuelle privatisation d'ADP : avant de connaître votre vote sur ce dossier, je suis intéressé par votre point de vue sur le retour d'expérience de la privatisation des autoroutes. Pour moi, il s'agit non seulement d'un fiasco économique pour l'Etat, mais d'une forfaiture, comme en témoigne l'acharnement de l'Etat à maintenir l'opacité sur les contrats avec les sociétés  d'autoroutes. Je suis d'autant plus inquiet et indigné à l'idée de cette privatisation ADP que des acteurs clef de la privatisation des autoroutes sont aux responsabilités aujourd'hui, à commencer par le ministre de l'économie et des finances et par le président de la république pour ce qui concerne certains contrats de prolongation des concessions.
 
3) Enfin, concernant l'urgence climatique, je suis abasourdi par l'inertie et la passivité des pouvoirs publics qui privilégient l'énoncé d'objectifs lointains aux actions concrètes et urgentes qui devraient s'imposer. Je suis intéressé par connaître vos  actions en ce domaine. Vous avez publié sur votre site, en novembre dernier, un plaidoyer pour la taxe carbone ("Engageons-nous vers une économie « décarbonée »). Aujourd'hui, que proposez vous, non seulement pour compenser les renoncements à l'augmentation de la taxe carbone, mais surtout pour compenser les retards accumulés dans la transition écologique ? Je note que vous avez signé le soutien au projet Center Parcs à Roybon, alors que ce projet est néfaste pour l'environnement et sérieusement contraire à ce qu'il faudrait faire pour décarboner l'économie.
 
Dans votre article commentant la "démission de Nicolas Hulot - le choix d'un homme", vous évoquiez le bilan d’une année du Ministre et de votre majorité :
 
- L’arrêt du projet de Notre dame des Landes : en réalité, tout le monde le sait, ce sont les zadistes qui ont imposé l'arrêt de ce projet, le premier ministre n'a fait qu'entériner l'impossibilité de réaliser le projet, sans même se prononcer nettement sur le fond du dossier (sur lequel il avait toujours été favorable).
 
- la fin de l’exploitation des hydrocarbures : en fait, il s'agit de la fin lointaine programmée en France. Mais la France est un producteur tout à fait marginal, ce point n'est pas déterminant.
 
- l’arrêt des centrales à charbon d’ici 2022 : pourquoi une échéance si lointaine ? Rien ne garantit que cette fermeture sera effective durant le mandat. Je lis ici et là que ces échéances pourraient ne pas être respectées. Les projets de reconversion en centrale à biomasse sont alarmants car bruler de la biomasse à grande échelle et à faible rendement (sans cogénération) n'a rien d'écologique et d'utile pour lutter contre le réchauffement climatique
 
- le grand plan sur l’économie circulaire : Je dois avouer que ce grand plan m'avait échappé. Grâce à vous, je viens de parcourir les 50 mesures de la feuille de route pour l'économie circulaire. Il s'agit pour l'essentiel d'objectifs et de déclaration d'intention. L'expérience de ce type de plan m'incite à la prudence. Voyez par exemple les deux premiers plans Ecophyto qui sont restés sans effet. Permettez-moi d'attendre le bilan de la 1ère année avant d'apprécier en quoi ce grand plan peut être mis au crédit de l'action écologique du gouvernement.
 
- le plan biodiversité : et en même temps vous autorisez des projets destructeurs (élargissement de l'A480, contournement de Strasbourg ...), l'artificialisation des espaces agricoles et naturels se poursuit à vive allure, les préfets autorisent des voies routières nouvelles, des unités touristiques nouvelles, qui vont à l'encontre des avis des services du ministère de la transition écologique. L'ONF applique une politique industrielle peu favorable à la biodiversité. Les zones humides ne sont pas correctement protégées par la réglementation. Le budget des agences de l'eau est prélevé pour d'autres financements etc ... Je termine par un exemple local sur la contradiction entre ces ambitions affichées sur la biodiversité et la réalité : le préfet de l'Isère cautionne les défrichements sauvages qui ont été faits par des viticulteurs sur les coteaux de Seyssuel.
 
- l’interdiction du glyphosate dans 3 ans avec la mise en place de solutions alternatives : aucune base légale n'a été donnée à cette annonce, on est prié de croire le président sur parole, alors que les parlementaires n'ont pas voulu s'engager sur cette voie. La référence permanente "avec la mise en place de solutions alternatives" fait craindre un renoncement, car en fait les solutions alternatives existent, mais ne sont pas chimiques et supposent des changements de pratiques culturales qui ne peuvent pas être décidés par voie réglementaire. C'est pourquoi il faut commencer par l'interdiction, et ensuite accompagner le changement. Surtout, le glyphosate est le chiffon rouge qui cache l'océan des pesticides. C'est à l'usage des pesticides qu'il faut s'attaquer et les annonces récentes en la matière sont encore très décevantes.
 
- l’augmentation de la taxe carbone : elle a été abandonnée, très vite, au début du mouvement des gilets jaunes. Le président a eu peur, personnellement, et a cédé (affolé ?) à la violence. Il était possible de répondre autrement aux revendications des gilets jaunes, par exemple en décidant des mesures d'accompagnement et de justice sociale et fiscale.
 
- l’augmentation de la taxe générale sur les activités polluantes en 2019 : là, désolé, je ne sais pas de quoi il s'agit. Cela dit, je me risque à une question : est-on bien sûr que la taxe sur les activités polluantes ne revient pas à cautionner des pollutions que l'on devrait réglementer plus sévèrement, voire interdire ?
 
- l’obligation de 50 % de nourriture bio dans les cantines : très bien ! Je suis heureux de terminer cette revue par une note positive. Cela dit, en lecture rapide de la loi du 30 octobre 2018 pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous, je vois que l'article 24 relatif à la restauration collective exige seulement 20 % de produits bio (en valeur). Mais peut-être ai-je mal compris ce texte de loi technique et touffu.
 
Conscient de vos responsabilités, je vous prie de recevoir, Madame la députée, mes encouragements les plus sincères à la prise de risque dans vos engagements publics en faveur de l'intérêt général, celui-ci incluant bien sûr les générations futures.
 
Francis Odier, 12 avril 2019

25 mars 2019

Les PAV de la discorde

Dis-moi comment tu gères tes déchets et je te dirai qui tu es. Nos déchets expriment quelle société nous sommes. C'est pourquoi les déchets suscitent la passion.

En 2016, une pétition avait fait reculer la communauté de communes qui voulait systématiser des Points d’Apport Volontaires en remplacement de la collecte des poubelles en porte-à-porte.Crolles - 26 mars 2019.jpg

Mais les élus sont persévérants (obstinés ?) et ont repris leur projet. Alors, une nouvelle pétition est en ligne. Je vous la recommande.

Le slogan : Non aux villes poubelles dans la vallée du Grésivaudan !

C'est un travail collectif. J'y ai très modestement œuvré. On reconnaît parmi les signataires Serge Napolitano et Jean-François Durin très impliqués dans l’action menée en 2016 et de retour pour cette nouvelle campagne, ainsi que Jean-François Comte, habitant de Bernin, commune qui n'a pas encore pris la peine de publier la carte de l'implantation prévue des PAV.

Vous lirez dans le texte de la pétition la liste non exhaustive des griefs à l'encontre des PAV.

A titre personnel, ce qui me gêne surtout, c'est d'abord l'idée du gaspillage matériel : on change tout, on jette les anciennes poubelles, on vend les vieux camions, on investit dans des nouveaux containers et on achète du matériel robotisé. Ce sont des arguments fallacieux : mieux trier (alors qu'on trie déjà), améliorer les conditions de travail des agents (alors qu'on s'apprête à supprimer des emplois et que l'on pourrait passer la collecte en journée), faire des économies (alors qu'on va consommer de l'espace public). C'est l'insupportable langue de bois : avec ce mot "volontaire" pour désigner ce qui nous est imposé, puis le terme "proximité" pour cacher qu'il y a éloignement du point de dépose des déchets  ...

L’empreinte carbone des PAV est probablement défavorable : on peut craindre le foisonnement automobile autour des points de collecte, il faudra recycler les anciens bacs mais le plastique se recycle très mal, voire pas du tout... et on peut pronostiquer que dans les zones urbaines denses, il faudra rapidement remplacer les éphémères PAV par des conteneurs enterrés...

Finalement, le seul intérêt de ces PAV, c'est qu'ils apportent la preuve, s'il en était besoin, que notre blog lecrollois.fr est pluraliste, car Claude Muller est favorable aux PAV, il l'a écrit. Souhaitons que le pluralisme se répande dans les journaux municipaux et dans le journal du Grésivaudan, il en a bien besoin ! Je demande que les anti-PAV disposent dans les journaux de nos communes d'autant d'espace que la communauté de communes en a eu pour faire la promotion de son dispositif.

En bonne démocratie, l'évolution de la collecte des déchets aurait fait l'objet d'un référendum local. Oui, en bonne démocratie.

Francis Odier, 24 mars 2019 

Photo : Crolles, 26 mars 2019

20 février 2019

Les dissidents n'ont rien dissidé

Dans la vie, j’ai vu pas mal de choses bizarres et saugrenues, mais un dissident qui ne disside pas, ça je ne l’ai jamais vu … sauf à Crolles ! C’est l’incroyable scénario que l’on découvre dans notre belle commune, qui en a vu d’autres, mais tout de même ! Saugrenu.jpg

Jugez un peu. Voici la moitié de l’exécutif qui a toujours tout voté comme l’ensemble de la municipalité et qui se lance dans une critique sévère de l’exécutif (cf Communication Crolles 2020 – 8 février 2019) : « absence de participation citoyenne, décisions arbitraires, remise en cause des décisions actées collectivement, projets enlisés, capacités d’investissement sous utilisées… ».

Ils sont adjoints, ils ont toujours fait le pack, solidarité de groupe, jamais un vote Contre, jamais (en public) un mot s’écartant du discours officiel …. Maintenant, ils se disent dissidents, mais gardent le mandat et continuent comme avant.

Ils soutiennent activement l’exécutif municipal depuis 2014, 2008 pour certains, voire 2001. Et les voilà qui sortent du bois, donnant des vessies pour des lanternes, cherchant à se refaire une virginité d’opposant.

Je connais les ravages pour la santé mentale des conflits de valeurs. Alors, je m’interroge. Comment ont-ils pu aussi longtemps approuver des décisions qu’ils n’approuvaient pas ?

Avec mon esprit rebelle, je suis souvent du côté de ceux qui sortent du rang. Ici, mon cœur navigue et j’erre dans l’incompréhension. Je peine à me réjouir qu’advienne maintenant ce que j’espérais plus tôt : des frondeurs. Car nos frondeurs ne frondent pas plus qu’ils ne dissident, ils restent évasifs sur leurs motifs de désaccord avec l’autre demi-exécutif et ne citent pas une seule proposition qui aurait été refusée par la majorité.

Iznogoud 2.pngPour une fois, je ne peux qu’approuver pleinement le maire. Dans sa réponse publiée dans le Dauphiné, il conclut avec lucidité « la déclaration de ces élus dissidents témoigne avant tout de leur impatience à vouloir prendre les rênes ».

Je dois cependant nuancer. Ils ne veulent pas prendre les rênes, ils les ont déjà, ils veulent les garder ou – rêvons un peu – les transmettre à d’autres.

Allons, que vive la démocratie, et merci d’avance et bon courage à tous les candidats aux élections municipales 2020.

Francis Odier, 20 février 2019

29 janvier 2019

Solidarité France Bleu Isère

Le crime par l'incendie : détruire, réduire en cendres comme pour nier l'existence et faire table rase du passé, menacer les occupants.

Acte totalitaire comme on en craint.

Ici, point de victime humaine. Mais une sourde inquiétude. Car c'est bien le journalisme qui est visé, c'est à dire nous, la société.

Solidarité avec France Bleu Isère.

Francis Odier, 28 janvier 2019

 

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/les-auditeurs-de-france-bleu-isere-temoignent-leur-solidarite-apres-l-incendie-de-leur-radio-1548668328

https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/incendie/ce-que-l-on-sait-de-l-incendie-qui-a-vise-les-locaux-de-la-radio-france-bleu-isere-a-grenoble_3164927.html

 

03 janvier 2019

Les Gilets Jaunes en mairie

Depuis novembre 2018, les Gilets Jaunes ont déclenché un mouvement original qui a déjà généré des milliers de pages de commentaires. Dans le Grésivaudan, ils ont deux bastions, deux ronds-points occupés depuis plusieurs semaines presque en continu, à Pontcharra devant Super U et Crolles au Rafour.

Surpris et démuni devant l’ampleur et la popularité de ce mouvement, le gouvernement cherche à circonscrire l’incendie et, pour cela, le Président a annoncé « un grand débat national ». Première étape, en urgence : donner aux gilets jaunes l’impression qu’ils sont écoutés. Des cahiers de doléance sont ouverts en mairie et annoncés sur les sites web de de La Terrasse, Bernin, Villard Bonnot …. Mais, à Crolles, un irréductible maire refuse de jouer le jeu de ses cahiers de doléances, il ne veut pas « être en otage » de gilets jaunes qui lui demanderaient des comptes sur des sujets (dont la fiscalité des carburants) qui ne sont pas de son ressort.

C’est le débat avant le débat : faut-il impliquer les communes dans ce grand débat national annoncé ?

Pour moi, la réponse est oui, évidemment. De même que les communes contribuent à l’organisation des élections présidentielles, européennes, législatives … Le maire assume plusieurs fonctions : il est agent de l’Etat (A ce titre il est notamment chargé de l'état civil, de la révision et de la tenue des listes électorales, de l'organisation des élections ainsi que du recensement citoyen. En outre, il dispose d'attributions spécifiques en matière de police et de sécurité civile - https://www.collectivites-locales.gouv.fr/attributions-maire-agent-letat), il dirige des services municipaux et, en tant qu’élu, il représente les habitants.

En refusant d’accueillir les cahiers de doléance (voir son interview sur France 3), le maire de Crolles refuse, sur ce sujet, d’agir en tant qu’agent de l’Etat qui le lui demande et en tant que représentant des habitants dont certains souhaitent s’exprimer via ces fameux cahiers. Le maire privilégie ainsi son rôle de gestionnaire des services municipaux, donnant à son mandat une vision étriquée et alimentant le moulin de ceux qui œuvrent pour l’affaiblissement des corps intermédiaires.

Le maire de Crolles se désolidarise de l'Association des Maires de France et de l'Association des Petites Villes de France qui ont appelé les maires à recueillir les doléances.

Heureusement, cette histoire n’est pas finie … et nous aurons d’autres occasions de contribuer au grand débat national qui s’annonce et le bonheur d’y glisser des réflexions et propositions concernant la démocratie locale.

Francis Odier, 2 janvier 2019

02 janvier 2019

Grésivaudan 2019

Sous les nuages, se prépare l'avenir.

A nous, à vous d'y contribuer. Rendez-vous au grand débat.

Que chacun prenne la parole et que la politique prenne vie.

Grésivaudan déc 2018 - Copie.jpg

Francis Odier

30 décembre 2018

Voeux 2019

Après une année 2018 en Jaune ...

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Le Crollois vous souhaite une année 2019 solidaire

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