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10 février 2018

Corolle de ville

La quête du centre-ville ne quitte pas les élus de Crolles depuis des années, des décennies. Temps perdu, fausse piste et vaine recherche ! Vous lirez ici, dans une libre approche d'urbanisme, un projet alternatif proposé par Trait d'Union.

Voici Crolles en portait chinois :  

Une image : la corolle

Un emblème : l’oeillet des Chartreux

Une utopie : un habitat désirable

Une figure géométrique inédite : le bi-pôle décentré dans un grand cœur cerclé à frontières floues et perméables  

Les maires fondateurs : Paul Jargot et Jean-Claude Paturel

Un aphorisme : l’urbanisme est une affaire trop sérieuse pour être laissée aux urbanistes

Un cri : Au boulot !

 

Dessinons la ville,

Francis Odier, 9 février 2018

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04:57 Publié dans Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) |

03 février 2018

Journée mondiale des Zones Humides

C’est maintenant ! La journée mondiale des zones humides. Vite, se renseigner.  

En cet hiver 2017 – 2018, la pluviométrie a battu des records. Chacun a pu s’en rendre compte en sortant de chez lui, observant les ruisseaux, se promenant dans la plaine ou, hélas, dans certains villages du Grésivaudan, en constatant les dégâts provoqués par les inondations.

C’est le moment de rappeler l’utilité des zones humides. Je vous conseille une excellente brochure réalisée par le Cerema (disponible en téléchargement gratuit sur www.cerema.fr)

Concernant le quartier durable de Crolles, la question reste ouverte et sans réponse : comment la commune va-t-elle satisfaire l’obligation réglementaire de compenser les zones humides détruites ?

Episode pluvieux 20 janvier 2018 - compressé.jpg

                                                                  Crolles, "Quartier durable", 20 janvier 2018

Nous vous tiendrons informés.

Francis Odier, 2 février 2018

Schéma ZH selon Cerema.png

Cerema - "Intégrer les milieux humides dans l'aménagement urbain" - www.cerema.fr

24 janvier 2018

Conseils municipaux de Crolles et Bernin : quand l'union s'impose

La comparaison entre la convocation adressée aux élus intercommunaux et les ordres du jour des conseils municipaux des deux communes le confirme... L'union s'impose !

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La communauté de communes annonce 34 délibérations soumises à l'approbation de son conseil, le 29 janvier prochain.

 

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A Bernin, trois délibérations au programme cette semaine.

 

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A Crolles, deux seulement décrites dans la convocation accessible sur le site de la commune.

 

Et si c'était une formation ?

Apparemment, aucune des deux communes n'annonce à cette occasion une séance de formation, un jeu de rôle.

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Pourtant, pour cela, on aurait choisi les mêmes thèmes sans enjeu et anecdotique, avec une dimension ludique dont on connaît le rôle stimulant dans les processus pédagogiques.

La convocation ne le dit pas, mais la séance sera peut-être observée par un consultant, spécialiste de l'empowerment et de l'accompagnement du changement, en charge ensuite de debriefer les élus et de les aider à identifier des pistes de progrès. 

La cure d'amaigrissement des compétences communales impose ... un changement de régime

Bien sûr, l'intercommunalisation des compétences communales n'est pas sans effet dans cet état de fait...

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Le transfert des pouvoirs communaux en matière de milieux aquatiques et de protection des inondations -GEMAPI- n'est notamment pas neutre à l'heure où les travaux envisagés depuis 10 ans sur le Craponoz pourraient bien être reportés pour répondre aux priorités nées des drames vécus par la rive gauche dans la période de Noël.

 

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 Mais à lire ces ordres du jour, il est clair que si l'on veut intéresser le public et, surtout, si l'on veut que nos élus viennent encore s'asseoir à la table du Conseil, il faut changer le menu offert à la maison communale... ou unir les convives, tout simplement : la noce n'en sera que plus belle...

 

On aura ainsi un ordre du jour d'au moins cinq délibérations... et Crolles découvrira une pratique nouvelle et pourtant imposée par la loi depuis fort fort longtemps, bien avant l’œuvre de Gouffé : la présentation des décisions prises par le maire en vertu de la délégation de pouvoirs du conseil municipal en vertu des articles L2122-22 et L2122-23 du CGCT.

Emmanuel Wormser

 

22 janvier 2018

Hommage au Père Alloua

Le père Alloua, ancien curé de Crolles et grande figure locale, vient de nous quitter.

En hommage, nous vous invitons à relire l'article que Claude Muller lui avait consacré en avril 2013, alors qu'il venait de prendre sa retraite.

Soyons reconnaissants au père Alloua de sa vie au service des autres, et en particulier de son rôle décisif dans la création de l'Abri sous la Dent

 

L'église de Crolles et le père Alloua, notre père...

Le père Alloua, comme les Crollois avaient pris l'habitude de l'appeler depuis plus de 40 ans, était leur curé. Il vient de prendre une retraite bien méritée. C'est pour le Crollois, l'occasion d'ouvrir un dossier sur notre église et de tracer le portrait de notre père.

Un curé de village, le père Alloua
Il est né en 1926. "Heureusement, ma santé m'a permis de rester longtemps en activité" A 80 ans, il logeait encore dans la cure il y a peu et occupait sa retraite en lisant des livres d'histoire. Il remplaçait encore le curé de la paroisse en cas de besoin et surtout s'occupait des malades. Albert Alloua est né d'un père Ardéchois et d'une mère Dauphinoise. Il a passé toute son enfance à Villeurbanne. C'est à cette époque qu'il a acquis "sa conviction chrétienne" et a "choisi sa voie". Albert Alloua 300.jpgCurieusement, cette banlieue de Lyon dépendait du diocèse de Grenoble. Alors, plus tard, il a rejoint le séminaire de Voreppe. "Dans la promotion précédente, j'avais un camarade beaucoup plus fervent et pieux que moi" nous a raconté le père Alloua," c'était Paul Jargot". Le jeune Albert s'inscrit ensuite au grand séminaire de la Tronche. "Tout au long de ma vie d'étudiant, je n'ai jamais douté de ma foi, mais il m'est arrivé de remettre en question mon engagement de prêtre". Il se demandait si cette voie répondrait à ses aptitudes. "J'étais parfois attiré par d'autres choix personnels et professionnels". Il cherchait sa place dans la société. Fallait-il opter pour un autre métier "comme tout le monde, dans le laïc". Finalement, il choisit de "servir Dieu". Il est ordonné prêtre en 1953. Le père Alloua exerce son premier apostolat à Grenoble, en tant que vicaire entre 1954 et 1960. Puis, il est trois ans curé de trois petites communes du Chambaran. En 1963, lorsque le Vicaire général lui propose de venir exercer son ministère à Crolles, il n'imagine pas que ce pays deviendrait "son pays".

int eglise 300.jpgLe père Alloua, un curé pour Crolles
"Comme vous avez bien connu Paul Jargot au séminaire, vous serez bien accueilli à Crolles.". Ce sont les mots du vicaire général en 1963 au père Alloua. Il faut dire que les rapports entre "la communauté paroissiale et la commune avaient connu quelques passages difficiles" et que plusieurs prêtres avaient refusé le ministère. Mais le père Alloua accepte. "Les communautés se sont bien accordées, par la suite" nous a-t-il raconté. "Je me suis toujours bien entendu avec Paul Jargot". Malgré les opinions communistes du maire et du sénateur qu'il était devenu, "Paul a toujours gardé la foi chrétienne". Albert Alloua se plait à Crolles, "dans cette ville où il fait bon vivre". S'il ne devait retenir que deux actions parmi toutes celles qui ont marquées cette période, il raconterait d'abord la création de l'Abri sous la Dent. "Je recevais et j'hébergeais dans la cure des routards ou des gens de passage. Je les aidais assez souvent." Lorsqu'il a exprimé le désir que la collectivité organise un lieu pour les accueillir, "j'ai vu avec plaisir se monter cette association. Elle a commencé très modestement. Aujourd'hui, elle est devenue un centre très organisé et fonctionnel." La deuxième action qui a marqué cet infatigable homme de paix et de dialogue, ce sont les réunions de jeunes. Elles étaient organisées à Crolles et à Bernin à partir des années 1970. "Elles sont devenues des lieux d'échanges très riches avec les jeunes ménages". On y parlait des problèmes de la vie avec des intervenants documentés, éducateurs, médecins… "Monseigneur Gaillot est même venu deux fois à Bernin". D'autres réunions de jeunes foyers ont contribué à la création du noyau très actif de cette communauté.

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Claude Muller

Publié le 3 avril 2013

http://www.lecrollois.fr/archive/2013/04/02/l-eglise-de-crolles-et-le-pere-alloua-notre-pere.html

16 janvier 2018

Deux courriers du Grésivaudan

Avec les transferts de compétences, la communauté de communes monte en puissance dans le paysage institutionnel. Le crollois doit donc s’intéresser au Grésivaudan, se renseigner, donner son avis.

Voici deux courriers récents de Francis Gimbert, président du Grésivaudan, aux conseillers municipaux. Il fait œuvre de vulgarisation politique sur le conseil communautaire du 20 novembre 2017 et sur un séminaire de travail sur le projet de territoire.

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Les courriers évoquent des réflexions territoriales en cours. On apprend ainsi que le Grésivaudan, c’est-à-dire, en quelque sorte, nous, vous, toi et moi, devra donner un avis sur le Schéma Régional d’Aménagement de Développement Durable et d’Egalité des Territoires (SRADDET), document de planification piloté par la Région. C’est technique, voire technocratique, mais c’est aussi concret car cela ne sera pas sans effet sur l’aménagement local. On sait, par exemple, que nos grandes surfaces commerciales crolloises sont la conséquence de la volonté convergente de la municipalité et du SCOT (document de planification pour la région urbaine de Grenoble). Si le SCOT l’avait interdit, les élus crollois n’auraient pas pu accueillir Carrefour et Lidl agrandi

Dans son courrier du 30 novembre, Francis Gimbert mentionne un fait connu de tous mais officialisé ici pour la première fois : il va falloir modifier l’offre de transport TouGo pour « éviter que des cars tournent à vide ». Le courrier ne donne pas les chiffres qui sont effrayants : le samedi, le chauffeur est seul dans 44 % des cars du Grésivaudan ; un an après sa mise en service en septembre 2016, la Citadine de Crolles - Bernin a transporté 701 passagers, soit environ 2 passagers par jour pour 21 x 2 trajets.

Réunis en séminaire, les conseillers communautaires ont réfléchi à leur vision de l’intercommunalité. Retenons deux idées : « les communes s’occupent en priorité des habitants (cela n’est pas écrit, mais j’espère que le Grésivaudan aussi …) et des services en face à face » ; « la mobilité devrait être traitée à une échelle plus large » que la communauté de communes. Le mieux est d’aller lire vous-même les deux courriers.

J’ajoute quelques mots pour exprimer des points de désaccord.

Contrairement à ce qu’écrit notre président, je ne suis pas seul à douter de «la pertinence de notre territoire intercommunal». Par exemple, sans être géographe patenté, on peut se demander s’il ne serait pas plus logique et plus efficace pour l’organisation des services publics que Montbonnot, Biviers, Saint-Martin d’Uriage ou Chamrousse soient rattachés à la Métro. Il est dommage d’éluder toute réflexion sur le découpage territorial.

Ensuite, je ne vois pas comment on peut dire que « le territoire s’est organisé (en termes de commerces et de services) autour de deux villes ressources : Crolles et Pontcharra ». Il y a des commerces au Touvet, à Tencin, à Brignoud, à St Ismier … et je ne connais pas tout le Grésivaudan. Il y a des services à Villard-Bonnot, à commencer par l’Espace Aragon et le lycée … à St Ismier (Agora, collège), au Touvet (collège) etc. Je suis inquiet : la réflexion des élus communautaires s’appuierait-elle sur un diagnostic erroné ?

Enfin, la conclusion de Francis Gimbert doit être soulignée : « Le travail d’élaboration du projet de territoire se poursuit (…) Je ne manquerai pas de vous tenir informés de l’évolution de nos réflexions ». J’aurais préféré lire un engagement à l’écoute et une invitation à la concertation … ce sera sans doute pour d’autres courriers.

C’est donc sans paraphraser le président que je vous invite à vous exprimer sur le projet de territoire dont les générations suivantes ont besoin pour vivre entre Belledonne et Chartreuse, dans la vallée de l’Isère en amont de Grenoble, dans cet espace indéfinissable, magnifique, en perpétuel changement, auquel nous sommes attachés et que l’on nomme le Grésivaudan.

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Où commence et où finit le Grésivaudan ?

 Francis Odier, 16 janvier 2018

 

SCOT : Schéma de Cohérence Territoriale - http://scot-region-grenoble.org/

Photos : http://www.geol-alp.com/chartreuse/6_sites_ch/gresivaudan.html

04 janvier 2018

Enquete publique A480

C'est à Grenoble, mais ça concerne aussi le Grésivaudan : faut-il élargir l'A480 et la passer à 2 x 3 voies ? Une enquête publique est ouverte jusqu'au 12 janvier, chacun est invité à donner son avis par courriel à l'adresse suivante : enquetepubliquea480rondeau@orange.fr . Voici ce que je viens d'écrire au commissaire enquêteur.

Monsieur le Président de la commission d’enquête,

Résident à Crolles, je vois au péage AREA de Crolles une affiche m’invitant à participer à l’enquête publique sur l’A480. J’en déduis que je suis concerné bien qu’habitant assez loin du secteur où sont prévus les travaux.

Nous avons à Crolles un des principaux employeurs de la région de Grenoble : STMicroelectronic. Je vous invite à venir sur le site et à rencontrer des salariés.  Vous verrez en même temps  un Plan de Déplacements d’Entreprise de qualité, un site correctement desservi par plusieurs lignes de Bus, notamment l’Express 1 Lumbin - Voiron, et des parkings remplis de voitures à perte de vue.

Que croyez-vous qu’il adviendra en cas d’élargissement de l’A480 ? L’accès au site deviendra provisoirement plus facile en voiture depuis les secteurs aval de Grenoble (St Egrève – Moirans – Voiron …), élargissant la zone de résidence perçue comme possible par des salariés. Des salariés (combien ? nul ne le sait, mais sûrement un certain nombre …) qui font l’effort de voyager en transport en commun au prix d’une correspondance pour rejoindre un arrêt de bus se diront qu’ils auraient tort de continuer ainsi et ils reprendront leur voiture.

Quel sera l’effet ? Dans un premier temps, une augmentation du trafic routier avec ses externalités négatives que vous connaissez bien et sur lesquelles il est inutile que je m’appesantisse. Lors des alertes à la pollution, les autorités bienveillantes nous inviteront à réduire notre vitesse pendant quelques jours, ce qu’elles refusent de faire dès maintenant et de manière pérenne sur l’A480 alors que le projet d’aménagement en serait l’occasion, d’autant plus que le catastrophique hiver 2016 – 2017, qui a fortement médiatisé la problématique de la pollution de l’air, a préparé l’opinion à de telles mesures. Quelques années plus tard, les embouteillages revenus et accentués un peu partout, on constatera que les salariés éloignés du site souffrent de cet éloignement, sont fatigués, plus souvent absents, et que leur fin de carrière devient de plus en plus difficile, conduisant à des sorties d’emploi prématurées et couteuses pour la collectivité.

Le dossier d’enquête publique sur l’élargissement s’appuie sur des modélisations obscures pour nous faire croire que l’élargissement d’une autoroute sur 7 km n’aurait aucun effet sur le trafic routier. Qui peut être dupe alors que l’effet inverse a été constaté partout ? Je recommande plutôt aux bureaux d’étude de développer les approches qualitatives : études de cas, scénarios de déplacement … qui auraient le mérite d’être concrètes, lisibles par le public et qui pourraient être réalisées de manière participative.

Ne pensez-vous pas que l’argent public serait plus utile pour renforcer la desserte en transport en commun et en mode doux des zones d’activité plutôt que pour fluidifier un tronçon autoroutier ?

Les décalages, hélas trop fréquents, entre les discours politiques et les actes sont désastreux pour la démocratie. Ils sapent la confiance dans nos institutions, dans nos assemblées d’élus. Avec ce dossier A480, nous y sommes. La métropole grenobloise se veut innovante, socialement responsable, combative contre la pollution de l’air qui empoisonne la population, investie dans le développement durable … là voilà avec un projet routier du siècle passé, jouant avec les simulations et les statistiques, contournant les enjeux environnementaux, s’illusionnant par le vain espoir de bénéfices à court terme.

Heureusement, le législateur a prévu des dispositifs de consultation. L’avis de l’Autorité Environnementale est sans ambiguïté sur les lacunes, les impasses et les faiblesses du projet vis-à-vis de l’intérêt général. Dans un tel dossier d’envergure, l’avis de la commission d’enquête est déterminant. Votre responsabilité est là, considérable. Il s’agit de décisions qui marqueront la région pour quelques décennies.

Avec optimisme, et en vous assurant de toute ma considération,

Francis Odier, 4 janvier 2018

 

Tout le dossier est consultable sur la page du site de la Préfecture de l'Isère : http://www.isere.gouv.fr/Publications/Mises-a-disposition... 

Demain, tout sera beau ... vraiment ?!

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31 décembre 2017

Voeux 2018

Le Crollois vous souhaite une très bonne année 2018.

2017 a été une année électorale.

Souhaitons que 2018 soit une année politique, une année où chacun se préoccupe de la cité, de ses habitants d'aujourd'hui et de demain.

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Vallon de la Pierre, Belledonne, septembre 2017

24 décembre 2017

Noël Atlantique

Nos affaires crolloises aident à comprendre le fonctionnement des autres collectivités territoriales. Mais l’inverse aussi est vrai : ce qui se passe ailleurs est instructif sur des phénomènes que l’on observe dans notre belle commune. Sortons de la vallée et filons dans l’Ouest Atlantique.

Encore quelques semaines et la réalité qui s’impose maintenant depuis plusieurs années sera exprimée sous forme de décision officielle : il n’y aura pas d’aéroport à Notre Dame des Landes. L’affaire s’est jouée en deux temps : d’abord à l’automne 2012 avec l’échec de l’opération César qui visait à faire évacuer la zone pour permettre le démarrage des travaux, ensuite en octobre 2014 où la mort de Rémi Fraisse à Sivens a montré qu’il serait impossible d’évacuer la ZAD sans violence et sans victime.

                                                 Mars 2016, manifestation pour le Vallon des Vans

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L’abandon du projet NDDL étant inéluctable, on entre déjà dans le temps du retour d’expérience : comment en est-on arrivé là ? C’est la question que Le Monde (22 décembre 2017) pose aux médiateurs qui viennent de rendre leur rapport : « Comment expliquer un tel fiasco dans la conduite du dossier NDDL ? ».

Voici la réponse : « On a le sentiment que l’Etat et les collectivités avaient une forme de certitude sur la pertinence et l’efficacité de leur dossier et qu’ils n’étaient pas prêts à le réévaluer, à entendre des propos contradictoires.

Il y a eu une sorte d’enfermement, un défaut d’écoute de tous côtés sur l’ensemble du processus, à toutes ses étapes. (…) Il y a aussi une question de durée du dossier. Quand des maîtres d’ouvrage portent un projet durant de trop nombreuses années et que vous leur dites ‘il faudrait peut-être regarder les autres options raisonnablement envisageables’, ils refusent en disant qu’ils sont les meilleurs connaisseurs du projet ».

Voilà qui s’applique bien à Crolles, sans changer un seul mot, au projet de déviation qui resurgit périodiquement depuis une trentaine d’années et à notre fameuse digue du Fragnès. Sauf qu’ici, en l’absence de ZAD, le projet se poursuit comme au siècle passé.

Merci aux médiateurs pour leur sagesse. Je leur emprunte la conclusion, comme une lettre au père Noël : « Il faut maintenant tourner la page, refermer le dossier, sortir par le haut. Nous avons l’opportunité de construire le ciel du futur et l’agriculture du futur ».

 

Francis Odier, 22 décembre 2017

Photo : http://www.rue89lyon.fr/wp-content/uploads/2016/03/Manifestation-aux-Vans-11-sur-18.jpg

17 décembre 2017

Pont de la Buissière - un projet du siècle passé

Depuis bientôt une vingtaine d'années, nous attendons un pont entre Crolles et Brignoud pour traverser en sécurité l'Isère à pied ou à vélo, rejoindre sans frayeur la gare SNCF, autoriser sans crainte les ados à aller au lycée en autonomie en trottinette ou en bicyclette. Hélas, vaille que vaille, le vieux pont est solide, résiste. Donc pas de nouveau pont.

A quelques kilomètres en amont, le pont entre la Buissière et le Cheylas fut déclaré au printemps 2013 Hors Service, victime de l'affaissement d'une pile, proche de l'effondrement. De l'avis général, le pont est utile. Il fut donc décidé de le reconstruire et tout le monde se réjouit de l'annonce de cette reconstruction.

Une enquête publique est ouverte jusqu'au 20 décembre. Et c'est la stupéfaction, on tombe de sa chaise, il y a une erreur d'aménagement, un bug de gestionnaire mal renseigné sur son époque : le pont est conçu à l'ancienne, comme au temps de l'automobile triomphante, rien n'est prévu pour les vélos et les piétons.

Dessin publié par GRENE - Grésivaudan Nord Environnement - https://www.grene38.fr/

Un pont pour tous - dessin GRENE.jpg

Alors, samedi 16 décembre 2017, à l'initiative d'un collectif d'associations, une foule immense et motivée s’est rassemblée pour revendiquer un pont digne du 21ème siècle et de ses enjeux écologiques,

un pont encourageant les déplacements à vélo,

un pont cohérent avec les discours du moment,

un pont pour tous,

un pont autorisé aussi aux voitures et aux camions,

un pont qui ne répète pas les erreurs du passé,

un pont qui traduirait en acte la politique d’aménagement dont nous avons besoin,

un pont tout simple pour que vélos et piétons traversent en sécurité l’Isère,

un pont dont nous serions fiers,

un pont qui serait un exemple pour d’autres ponts.  

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Sous le pont de la Buissière coule l’Isère

Et nos espoirs

Faut-il qu’il m’en souvienne

La joie chasse le désespoir.

Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont le pays demeure.

 

Et c’est la gauche et c’est la droite 

Ici et l’autre côté, les deux rives ne font qu’une vallée 

Le pont les unit mieux que l’assemblée.

 

Francis Odier, 17 décembre 2017

18:23 Publié dans Déplacements | Lien permanent | Commentaires (0) |

11 décembre 2017

Etat de l'Environnement dans l'agglomération grenobloise

C’est en ouvrant le robinet pour boire un verre que j’y ai pensé : Crolles, Grenoble, nos destins sont liés.

Réseau eau potable. Source : www.eauxdegrenoblealpes.fr

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Sorti dans la rue de bon matin, j’ai croisé un camion poubelle. Dès sa tournée finie, il s’en ira livrer son chargement au centre de traitement Athanor, à La Tronche. Là, mes déchets produiront de l’énergie pour l’hôpital voisin – et il n’est pas impossible, hélas, que des enfants des écoles de Grenoble respirent des poussières et particules fines provenant de la maison Odier.

Pendant la nuit, la pluie est tombée drue. Avec l’expérience, je mesure la quantité de précipitation au grondement du Craponoz tout proche. Petit ruisseau est temporairement devenu torrent boueux. Il va grossir l’Isère et ses eaux traverseront Grenoble dans quelques heures.

J’arrive à l’arrêt de bus, Croix des Ayes. 5 h 10, c’est l’heure du changement d’équipe chez ST. D’un coup, les voitures défilent à vive allure, les travailleurs se répandent partout dans la région, autosolistes en masse qui apportent leur contribution à l’effet de serre, à l’environnement sonore, à la pollution de l’air. Encore 10 minutes et nous voilà chez ST. L’Express se remplit rapidement. En ce moment, l’usine tourne bien. Les intérimaires, surtout des hommes, plutôt jeunes, sont nombreux. Quelques habitués de la nuit aussi. Ils échangent des nouvelles, de tout de rien, décontractés, un jour après l’autre, profitant de cet instant de répit organisé par le Département que l’on connaît ici sous le nom de TransIsère. Correspondances à Sablons, mairie de Grenoble, Chavant, Victor Hugo, gares … Le trajet commencé en Grésivaudan s’achève quelque part dans la Métropole ou en pays voironnais.

Les flux s’entrecroisent et bougent sans cesse. Faudrait-il figer les frontières de nos collectivités territoriales ? Certains le pensent, au motif qu’il ne faut pas changer trop souvent. Je n’en suis pas si convaincu, mais peu importe, il n’y a pas d’urgence à rejoindre administrativement l’agglo. L’environnement, lui, se moque de nos structures et de nos sigles et acronymes qui remplissent des pages de glossaire.

Voilà quel était mon état d’esprit quand j’ai reçu une invitation à lire l’Etat de l’environnement dans l’agglomération grenobloise – Les défis à relever. Jacques WIART, Editions Campus Ouvert, 2017.

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