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28 août 2020

A visage découvert

La mémoire courte inhibe le discernement et nous condamne à subir la pression de l'instant. D'où ce petit rappel à une loi qui n'est pas si lointaine et qui fut assez consensuelle.  

"Nul ne peut dans l'espace public porter une tenue destinée à dissimuler son visage". Loi du 11 octobre 2010, article 1er.

Alors, on peut discuter. Les circonstances ont changé et la loi d'un jour tombe en désuétude sans que le parlement ne s'en émeuve, signe que cette loi de 2010 n'était pas si nécessaire. Le masque, le fameux masque qui était inutile et qui devient obligatoire, n'est pas "destiné" à dissimuler le visage, mais il en a l'effet. 

Voilà donc l'intention érigée en guide suprême de nos règles de vie. Si l'intention est bonne (ici : limiter la propagation du virus), alors la règle n'est pas contestable et peu importe sa pertinence et ses effets. Décevante politique où la fin souhaitée emporte toute réflexion sur les moyens. Nous nous croyons modernes, nous restons superstitieux. 

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Francis Odier, 28 août 2020 

23 août 2020

Le nichoir à hirondelles, symbole du jeu de bonneteau écolo à Crolles

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Inauguré en grande pompe au printemps 2018, l'abri à hirondelles du parc Paturel est un véritable symbole du jeu de bonneteau écolo nos zélés zélus crollois

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11 août 2020

Quartier de la zone humide : publicité mensongère ou mensonge publicitaire ("lying pub") ?

Dans le quartier de la zone humide, l'arrêté préfectoral d'alerte-sècheresse a -ou aurait dû- faire taire les pompes d'exhaure qui se sont avérées nécessaires pour réaliser des fondations d'immeubles sans avoir les pieds dans l'eau...

Au même moment en effet, les pré-ventes des logements à construire ont commencé, et force est de constater que la publicité de ce projet est ... mensongère  : c'est ainsi que la SAFILAF commercialise son magnifique projet de Green Vallée (on appréciera comme on le pourra ce gallicisme que le défaut d'ouverture des classes pendant la période Covid peut seul expliquer) à Crolles :

"C'est dans l’innovant « Ecoquartier du Parc » à Crolles, que Green Vallée a élu domicile. Ville dotée d’un tissu commerçant dense composé de multiples enseignes et d’infrastructures culturelles variées. Sportive, la ville dénombre de nombreuses associations et installations dédiées (gymnases, centre nautique, skatepark…)."

On sait en effet que le Quartier de la zone humide est tout sauf un écoquartier et la commune a d'ailleurs échoué à obtenir ce précieux label, comme nous l'avions déjà relevé dans notre blog.

Mais peut-on reprocher à un opérateur économique d'user à tort du terme "écoquartier" alors que la commune de Crolles s'obstine et s'acharne sur ce terme, sans craindre la "désinformation" de ses administrés ? La page du site Web de la commune dédiée à l'aménagement du quartier de la Zone humide n'a en effet pas évolué d'une virgule !

Décidément, tout change mais rien ne change : d'innovation, nous ne devons pas en espérer.

 

E.Wormser, le 11 août 2020

Addendum : la "fake nouvelle" nous poursuit jusque chez le boulanger !

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26 avril 2020

Urbanisme : et si on se souvenait du pourquoi du comment ?

Une émission passionnante rappelant l'origine de la transformation de Crolles, retrouvée sur le site de la bibliothèque municipale de Grenoble : sur ce lien

APPAREMMENT, le film n'est plus accessible directement : pour essayer de le retrouver : "« la Région Rhône-Alpes entre hier et demain,  L’urbanisation des campagnes ! »

Merci Christiane !

Des précisions sur les auteurs de ce film : 

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E.Wormser, le 26 avril 2020

07 avril 2020

Et si le COVID nous invitait à réfléchir sur la vie... après lui ?

Tout est dans le titre !

Les pistes sont nombreuses et, parce qu'il est trop timide pour le faire lui-même, je vous invite pour ce faire à vous confronter au blog personnel de Francis Odier : il est rafraichissant d'optimisme sans écarter les questions de fond qui se posent sur ... l'après Covid.

Alors, voyagez en Edgarie : www.edgarie.fr

Bon confinement à tous

Emmanuel Wormser, le 7 avril 2020

18 mars 2020

Déconfinement intellectuel et social

Actualité oblige, calme plat à Crolles et dans le Grésivaudan, je m'échappe en Edgarie.

Le Crollois reste actif et ne manquera pas de vous donner des nouvelles du Grésivaudan dès que la politique locale reprendra de la vigueur.

Francis Odier, 18 mars 2020

10 mars 2020

Le quartier durable de Crolles n'est pas un écoquartier !

Notre blog s'est maintes fois fait l'écho des incidences environnementales des constructions prévues à proximité du Parc Paturel : ce vaste projet immobilier s'inscrit dans une zone humide caractéristique sans compenser d'aucune façon les atteintes qu'il porte à un écosystème qu'il fallait protéger.

C'est pourtant en raison de l'étalement urbain et des atteintes à des surfaces d'intérêt agricole que notre quartier durable perd son label Ecoquartier.

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Malgré l’âpre défense de nos zélés zélus devant les organes ad'hoc, la commission régionale puis la commission nationale de labellisation (étape 2) ont décidé d'ajourner la demande de la commune de se voir décerner cette précieuse appellation.

Leur compte-rendu, qui vient de m'être communiqué est accessible par ce lien.

Il va falloir rebaptiser le site communal dédié au projet !

En cette période pré-électorale, je m'abstiendrai de tout commentaire sur ce fiasco.

Emmanuel Wormser, le 10 mars 2020

 

20 février 2020

Intermède

En quittant Grenoble (la circulation est facile en ce moment), descendez l'Isère et remontez vers le nord-ouest. Vous arrivez à Voiron. Là, pour vous renseigner sur la vie politique locale, c'est ici : le témoignage d'Ingeborg. Je vous le recommande. La politique concrète et les mémoires d'une engagée. Ce dont nous avons besoin. 

Quand vous reviendrez en Grésivaudan, faîtes signe. Nous pourrons encore discutailler ensemble.

F0 - 22 mars 2020

 

 

02 février 2020

Le long terme - alibi de l'inaction

A long terme, nous sommes tous morts, avait coutume de dire Keynes prônant la politique budgétaire comme levier de régulation économique. Aujourd’hui encore, le long terme est l’alibi de l’inaction. Le gouvernement se donne bonne conscience écologique en fixant des objectifs pour 2040 (fin de la vente des voitures à essence ou diésel), 2050 (neutralité carbone) ou les calendes grecques : « zéro artificialisation nette des sols », objectif énoncé mais non daté dans le plan biodiversité 2018. Les collectivités locales sont sur un discours similaire : « demain, il y aura la nature en ville » ; en 2030 ou 2040, il y aura un nouveau tram » ; « un jour, la qualité de l’air sera conforme aux recommandations OMS ».

Dans les stations de ski confrontées à la baisse de l'enneigement, les aménageurs rivalisent d'ambition pour développer le tourisme 4 saisons ... en 2050. Ce discours étant posé pour se donner bonne conscience et anesthésier les critiques, ingénieurs et promoteurs prennent la relève et activent les projets, ici de retenue collinaire pour augmenter la neige de culture, là de nouvelle remontée mécanique pour agrandir le domaine skiable. Telle est la situation que nous constatons à Huez, les 2 Alpes, Chamrousse, Les 7 Laux, les stations du Vercors. Seule la contrainte économique, lorsque la débâcle financière est là ou toute proche, parvient efficacement à réfréner les ardeurs bétonnantes des collectivités.

Il fut un temps où je pensai que le rôle des associations environnementalistes était surtout de travailler dans le temps long, d’anticiper les effets lents, diffus et accumulés qui ne sont visibles que dans la durée. Mais aujourd’hui, la donne a changé. Pour le long terme, nous avons gagné la bataille des idées : tout le monde, sauf quelques excentriques voulant faire parler d’eux, sait désormais que l’on va dans le mur pour le climat, la biodiversité et nos conditions de vie si on ne change pas significativement le modèle agricole, les modes de production et de consommation, les véhicules et infrastructures de transport, les politiques d’urbanisation … Maintenant, c’est le sentiment d’urgence qui doit nous guider.

Agir, sans attendre la prochaine sécheresse, pour la préservation des ressources en eau – et pour cela protéger les captages et les zones humides, limiter l’irrigation, arrêter la neige de culture, renaturer … 

Dans les villes, réserver, très vite, des voies et même des rues pour les vélos, sans attendre des années de réflexion ...

Les exemples sont légion. 

Misons sur la simplicité, et le futur se conjuguera au présent.

Francis Odier, 2 février 2020

27 janvier 2020

Une idée blanche

C'est la période des vœux. Un industriel bien connu de la région grenobloise m'envoie son rapport annuel et de performance durable, ainsi que son riche catalogue d'innovations. Incontournable chimie ! Elle permet maintenant de concrétiser facilement l'idée grecque publiée par nos soins en janvier 2014 durant la campagne électorale. 

J'adresse volontiers, à nouveau, la proposition aux futurs élus locaux : pour protéger vos administrés de la chaleur, autorisez le blanc, non seulement le vote blanc, mais aussi la peinture blanche, y compris sur les toits. Je ne sais pas où a été conçue cette résine extrêmement résistante qui peut blanchir nos habitations et nos bureaux, ni où elle sera fabriquée, ni même quels sont les dangers qu'elle véhicule pour l'environnement, mais je sais que le réchauffement climatique nous impose de nous adapter et de sortir de nos habitudes. Si la chimie peut y aider … pourquoi pas.

Francis Odier, 27 janvier 2020

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21:08 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) |