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13 septembre 2018

Nous voulons des coquelicots

L'appel est collectif et nous espérons qu'il prendra de l'ampleur. C'est un appel au changement et il devrait être entendu dans le Grésivaudan et la Région de Grenoble qui se targuent d'être "Terres d'innovations". Il s'agit de remplacer l'agriculture fondée sur la chimie par l'agro-écologie. Dit autrement, il s'agit de se libérer des pesticides comme l'ont déjà fait les agriculteurs convertis au bio et les techniciens d'espaces verts dans nos communes, comme le font aussi chaque jour des millions de paysans dans le monde qui n'ont pas les moyens de nourrir les firmes chimiques.

Rester empesté par les pesticides - ou en sortir : c'est un choix collectif sur lequel chacun est invité à donner son avis, sa préférence.

Bien sûr, le changement ne se fera pas en un jour. On ne quitte pas un modèle industriel en un claquement de doigt, on ne guérit pas d'une addiction sans accompagnement. Mais il faut bien commencer, et pour cela se fixer un objectif, et édicter quelques principes. Tel est le but de cet appel.

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Le Crollois, 13 septembre 2018

 

Nous voulons des coquelicots - Appel à la résistance pour l'interdiction de tous les pesticides

Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.

Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans; la moitié des papillons en vingt ans; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !
Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection.

Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides de synthèse en France. Assez de discours, des actes.

Pour signer, rendez-vous sur : https://nousvoulonsdescoquelicots.org/

En Isère, l'appel est soutenu par la FRAPNA.

 

En complément sur l'agroécologie :

Le principe de l'agroécologie est l'utilisation intensive des processus naturels comme la photosynthèse,  la fixation symbiotique de l'azote et la mise en place d'une diversité  culturale et paysagère. L'objectif est de créer un agrosystème plus résiliant. On ne raisonne pas par pesticide, mais par association culturale ou bio-contrôle pour répondre à un problème sanitaire;  de quelle façon retrouver un équilibre qui rende inopérant un prédateur ou un parasite des cultures...

Il est temps pour les agronomes de revenir à plus de modestie, et de valider par leur science, les exemples des paysans qui ont trouvé le bon équilibre. Pour ma part, j'ai reçu la leçon dans les années 80, en observant les paysannes du KIVU... Manioc, soja, maïs, haricots, plantain, sorgo, etc... 25 plantes différentes cultivés sous les bananiers. Dés qu'une plante est arrachée, elle est remplacée par une graine, sans aucun alignement, ce désordre apparent est une anarchie féconde. Dans cette exubérance de végétation, c'est d'une agriculture  très intensive qu'il s'agit, mais elle n'utilise que des énergies renouvelables, le soleil, l'eau et le carbone de l'air pour la photosynthèse et la fabrication des sucres, les légumineuses fixent l'azote de l'air pour la fabrication des protéine. Sans aucun intrant chimique, avec un outillage rudimentaire et des gestes simples, ces femmes  nourrissent une population de 400 habitants au Km2.

Pour le volet économique, l'agriculture n'a pas besoin de main d’œuvre gratuite, mais d'une juste répartition des marges. La baguette ordinaire vaut en moyenne 3,5 € le kg, le blé payé à l'agriculteur représente moins de 0,15€, les cours du blé sont ce matin à 0,190€ le kg. Dans la pâte, le boulanger ajoute 40% d'eau, son coût dans le pain que vous achetez représente environ 10 fois part qui revient à l'agriculteur...

Ce qui permet à tout un chacun qui n'est pas au chômage de financer des tensions géostratégiques meurtrières. Pour aller en vacance dans les caraïbes ou payer le gaz russe qui sert à fabriquer les engrais azotés. La dépendance aux énergies fossiles génère ou laisse perdurer de nombreux conflits, (à commencer par l'Irak) qui n'ont pas d'issues diplomatiques.

Marc Peyronnard

 

A lire aussi :

 

L'agroécologie peut nourrir l'Europe en 2050

L'agriculture européenne peut se passer de pesticides tout en garantissant la sécurité alimentaire des Européens, selon l'Iddri. Cela passe par un changement de régime alimentaire et une reterritorialisation du modèle agricole.

 https://www.actu-environnement.com/ae/news/agriculture-pe...

 

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30 août 2018

Nicolas Hulot et le mythe de l'homme providentiel

L'actualité nationale me suggère ce billet sur des questions qui concernent aussi la démocratie locale.

Dans son interview de démission, Nicolas Hulot tient des propos surprenants, et surtout décevants, sur la démocratie. A plusieurs reprises, il déplore son isolement. Il dénonce les lobbyistes dans les cercles du pouvoir. Il se demande où sont ses troupes. Il critique l'opposition incapable, selon lui, de se hisser au-dessus de la mêlée. Il met en cause, globalement, "la société". Il redit son admiration pour Emmanuel Macron et Edouard Philippe.

Avec ce discours, il reprend, hélas et sans doute malgré lui, le mythe de l'homme providentiel, sans rien ni personne entre lui et la société, vue comme un tout homogène. Nicolas Hulot n'a pas un mot pour le mouvement associatif, pour les myriades de militants qui agissent pour la transition écologique, pas un mot sur les parlementaires, leur rôle et la diversité de leurs votes. Ainsi, il ignore un principe démocratique de base : les orientations politiques du pays sont choisies lors des élections. Il n'y a pas une société unique, indifférenciée et indifférente aux enjeux écologiques. Il y a des divergences de points de vue et des conflits d'opinions qui sont arbitrés lors des élections, aussi imparfaites soient-elles ; il y une majorité élue pour gouverner selon des lignes directrices énoncées lors de la campagne électorale (orientations plus ou moins clairement affichées, mais jamais totalement masquées). Dès lors, il y a comme une grande naïveté, et surtout un déni démocratique, à sembler découvrir, un an après, qu'il "n'a pas réussi à convaincre" et qu' "on s'évertue à réanimer un modèle économique qui est la cause de tous les désordres" car le modèle économique mis en œuvre par le gouvernement est bien celui annoncé par Emmanuel Macron et les candidats En Marche dans la campagne électorale. Emmanuel Macron a très peu parlé d'écologie pendant la campagne électorale et n'a pas de mandat électoral pour changer de modèle économique ou pour donner une quelconque priorité aux enjeux environnementaux. Le fait qu'il est choisi Nicolas Hulot comme ministre ne change rien à cette situation factuelle, que tout le monde connaissait, à commencer bien sûr par Nicolas Hulot lui-même.

L'écologie, l'environnement, la transition énergétique, le réchauffement climatique ... sont des sujets politiques, à appréhender tels quels avec nos mécanismes institutionnels. Ce qui n'enlève rien à la responsabilité individuelle. On ne fera pas avancer le sujet en dénonçant les lobbyistes (légaux et légitimes) et l’inévitable pression du court terme. Mieux vaudrait reconnaître qu'il y a des niveaux de conscience et des rapports de force qui, pour l'instant, ne sont pas favorables à la prise en compte suffisante des enjeux environnementaux.

L'échec de Nicolas Hulot (je crois qu'il y a consensus sur ce mot d'échec vis à vis de sa participation au gouvernement) illustre aussi le mythe du "changement de l'intérieur" : on ne change pas, on ne fait pas évoluer une politique ou un groupe "de l'intérieur". Un minoritaire qui rejoint un groupe dans le but de le réorienter ou de l'influencer s'expose à l'impuissance, à la marginalisation ou à l'assimilation. On trouvera bien sûr des exceptions. Mais je crois que la règle est assez solide et s'applique dans de nombreux domaines et lieux, y compris, bien sûr, dans nos municipalités et nos exécutifs territoriaux : un corps social est fondamentalement stable et conservateur, le changement vient de l'extérieur.

Pour Nicolas Hulot, la messe est dite, l’histoire ne repassera pas. Il sort du rêve, revient sur terre, à la réalité, et nous rejoint, nous citoyens tenus en marge du pouvoir et cherchant malgré tout à promouvoir nos idéaux, ici, maintenant et pour les générations futures. Notre vocation est là : se tenir éveillé, ouvrir des brèches, construire des alternatives, faire pression, bousculer l’ordre établi, témoigner et encourager par ses actes, se relier et se rassembler … pour cultiver des énergies collectives aux mille noms (groupes, tribus, mouvements, courants, majorités ….) qui, furtivement et par soubresauts imprévisibles, orienteront le cours chaotique des événements.

Francis Odier, 29 août 2018

28 août 2018

TouGo la communication sélective

Soucieux de notre bien être mental, le Grésivaudan pratique la communication positive et sélective : annoncer les bonnes nouvelles … et oublier les autres. C’est ainsi que la présentation des nouveaux horaires à partir du 27 aout accumule de merveilleux + :

On cherchera en vain un communiqué de presse énonçant les -, les suppressions ou les réductions de ligne. Il faut donc se renseigner ailleurs, lire la presse et je vous recommande Place GreNet - https://www.placegrenet.fr/2018/08/08/colere-dans-le-gres...

Les lignes Citadines ont été supprimées. La décision est logique et justifiée : ces lignes avaient une fréquentation ridiculement basse. On se demande seulement pourquoi le Grésivaudan n’a pas l’idée (pas le courage ?) de donner quelques statistiques sur ces lignes, d’expliquer que leur création est un échec, mais qu’on ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs et qui n’ose rien n’a rien. On pourrait aussi citer Nelson Mandela : « Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends ». Et se souvenir de nos citations latines : si errare humanum est, on ne doit pas oublier que perseverare diabolicum.

En attendant (soyons patients) une autorité organisatrice unique pour les transports urbains de la région de Grenoble, je me réjouis de voir que la plaquette TouGo présente l’offre de transport sur le territoire du Grésivaudan, en intégrant les lignes Express gérées par TransIsère (le département par délégation de la région) et les lignes de l’agglo gérées par la Métro (notamment la ligne C1).

Ce qui freine le développement des transports en commun dans le Grésivaudan, c’est surtout l’urbanisme : notre habitat est tellement diffus qu’il est fort difficile de mettre en place des lignes régulières offrant des temps de parcours raisonnables au regard du trajet en voiture individuelle. Et pour ne rien arranger, la traversée de l'Isère en vélo est tellement dangereuse qu'elle dissuade les plus téméraires de la rive droite de se rendre en bicyclette aux gares SNCF rive gauche.

L'évolution de nos modes de transport passera aussi par le réaménagement de notre territoire et la réorientation de nos investissements.

Vive le vélo !

Francis Odier, 28 août 2018

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19:23 Publié dans Déplacements | Lien permanent | Commentaires (0) |

03 août 2018

L'été du BTP

La température monte, les entrepreneurs du BTP gardent la tête froide. La végétation souffre, les ruisseaux s’assèchent, les habitants qui le peuvent se réfugient dans les pièces encore un peu fraîches. Sur les routes, les forçats précaires des travaux publics suent et fondent au soleil. Dans leurs bureaux climatisés, dirigeants et actionnaires du BTP exultent. L’argent coule à flot et l’avenir s’annonce plantureux.

Echangeur La Batie - photo Le Grésivaudan - juillet 2018 428_149_DSC06169.jpgIci on construit un demi-échangeur d’autoroute, là on refait une avenue qui était pourtant correctement roulante. En Isère, le Préfet vient de signer la Déclaration d’Utilité Publique pour l’élargissement de l’A480 et l’aménagement du carrefour du Rondeau. Voilà 360 millions d’euros qui seront dépensés, dont la plus grande part pour favoriser le trafic routier et accélérer le réchauffement climatique. Quelques semaines auparavant, à Grenoble, la Métro avait donné son feu vert au projet Neyrpic, un immense centre commercial à construire, de beaux chantiers en perspective. Pour éviter les jaloux, on agrandira aussi le centre commercial Grand Place. A Paris, hier, la ministre chargée des Transports confirme la mise en œuvre d’un plan d’investissement autoroutier à 700 M€ qui s’ajoute au plan de relance autoroutier de 2 milliards d’euros de 2015. Partout, les projets de zones d’aménagements et de bases logistiques fleurissent, comme aux plus belles heures de la périurbanisation. Et là où il n’y a ni route ni habitation, on fera une digue.

Digue Fragnès.jpg

La liste est longue, et je pourrais continuer à l’infini à égrener nos contradictions : le matin, tel ministre ou tel élu local signe une autorisation d’aménagement conduisant à l’artificialisation de terres agricoles ou naturelles, ou une décision d’investissement pour une infrastructure routière ; le soir il exhorte ses concitoyens à se mobiliser contre le réchauffement climatique.

C’est l’été du BTP. Il dure depuis des années. Alors, il reste le lancer des bouteilles à la mer, cris d’alerte pour qu’au moins nul ne puisse dire qu’il ne savait pas ou qu’il n’y avait pas d’alternative.

Francis Odier, 3 aout 2018

 

PS : il n'y a rien à reprocher aux professionnels du BTP qui répondent aux besoins de leurs clients. Le sujet est strictement politique. Plutôt que construire des routes, d'aménager des zones commerciales ou des digues inutiles, mieux vaudrait mobiliser les compétences du BTP pour aménager des itinéraires cyclables, réhabiliter les friches urbaines et l'habitat existant dans nos villes et nos bourgs. L'économie s'en porterait tout aussi bien et l'environnement bien mieux. A ceux qui pensent que je suis dans le Yaka, je réponds que je ne fais que reprendre, sans originalité aucune, les avis et préconisations écrites dans des centaines de rapports, dont beaucoup "officiels" à la demande de nos autorités ou de nos élus. 

Tout le monde est pour la transition écologique, même le ministre éponyme. Il faudra bien, un jour, que cela se traduise dans nos choix d'investissement. On pourrait commencer dans le Grésivaudan où le nombre de croyants est grand parmi les citoyens et les élus, ce qui est déjà un terrain favorable pour changer les pratiques.

Manival et engin - 2.jpg

Vallon du Manival, mars 2018, photo Jean-François Comte

15:57 Publié dans Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) |

31 juillet 2018

Brottes de retour dans les médias

Nous n'avions plus de nouvelles de notre ancien maire. Lui qui aimait tant faire parler de lui ... le voilà servi ! A Crolles, il avait déjà affronté des incendies (Grand Frais, la ferme des Echelles, une crèche ...), mais toujours dans le beau rôle de celui qui vient au secours du sinistré. Là, avec l'incendie d'un poste électrique qui provoque une panne géante à la gare Montparnasse, il est sur la sellette, et même sur le grill. C'est chaud pour lui !

Nous, qui connaissons un peu François Brottes, savons bien qu'il serait injuste de l'accabler d'une quelconque responsabilité dans ce sinistre. Les responsables sont les techniciens, non le président directeur général.

Le portrait que lui dédie Les Echos, journal sérieux s'il en est, est écrit avec ce style caustique que nous affectionnons parfois sur ce blog. Comme un signe d'encouragement à travailler notre plume, si l'inspiration et l'actualité nous y autorisent.

Francis Odier, 31 juillet 2018

24 juillet 2018

Nature en ville

Je vous passe les détails et je développerai l'argumentaire un autre jour, mais une chose est sûre : nous avons besoin de nature en ville. Il y a des parcs et des jardins publics, mais cela ne saurait suffire. La nature, c'est l'air, l'eau, la biodiversité, il en faut partout. Dès que l'on sort dans la rue, voir un oiseau et s'en enchanter. Surprendre un insecte et s'en réjouir. Découvrir une fleur et l'identifier pour mieux la connaître et la respecter. Comment protéger la nature si on ne la goute pas ? Comment aimer la terre si elle reste une abstraction ? Avez-vous remarqué comme l'herbe incite à la paix et la violence s'épanouit dans le béton ?

Depuis plusieurs années, c'est magnifique, la commune a renoncé aux herbicides pour "entretenir" nos rues et nos trottoirs. Ce qui devait arriver est maintenant visible, surtout en été : la végétation réapparaît là où elle avait disparu.

Millerpertuis commun 20180717_104326.jpg

On devrait en féliciter nos élus et les agents municipaux chargés des espaces verts. Mais les esprits chagrins ne sont jamais loin et j'entends dire, ici et là, que la mairie ne fait pas son travail ! Car voilà,  les plantes sont vigoureuses, encombrent l'espace, gênent le cheminement et perturbent le regard des partisans de l'ordre.

Onagre fatigué.jpgAlors, que faire ? Comment protéger en même temps le piéton qui a droit à son passage et le millepertuis radieux que nul jardinier, aussi doué soit-il, aurait réussi à planter dans ce mur encore en bon état ?

Qui doit couper ces laitues sauvages et fatiguées qui débordent sur la rue ?

La canicule est proche, c'est donc l'hiver qui nous donne une réponse. Que chacun déneige son trottoir, nous dit l'usage. Oui, le plus simple est de confier aux riverains le plaisir d'observer leur environnement et la décision d'agir quand ils en verront le besoin.

Subsidiarité, proximité du terrain, responsabilité, collégialité ... la nature  nous éduque à la démocratie.

D'ailleurs,  certains n'attendent pas que la commune intervienne. Ici, les voisins ont pris l'initiative, montrent l'exemple et le trottoir est redevenu minéral, à leur souhait :

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Ils y sont allés fort, le lotier n'a pas survécu ! Peu importe, il reviendra, l'espèce est abondante.

Francis Odier, 24 juillet 2018

Lotier corniculé urbain 20180717_175441.jpg

 

 

19 juillet 2018

Les petits ruisseaux

Les petits ruisseaux enchantent le paysage. Ils ne font jamais seuls les grandes rivières, mais suscitent la curiosité et ouvrent des perspectives vers des flots lointains que chacun peut imaginer à son goût.

En voici un. Ce n'est pas vraiment un ruisseau, mais plutôt une oasis au milieu d'un encombrement automobile. C'est nouveau, appréciable. On espère que c'est un début. Jean-Paul l'a souvent rêvé, Gigi l'a fait.

Que demande le peuple ? De l'air, de l'eau, un banc...  Le bonheur est devant le Belledonne, hâtez-vous lentement.

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Damned ! Le photographe a manqué le banc !! et pourtant, il vous attend.

Francis Odier, 19 juillet 2018

17:55 Publié dans Déplacements | Lien permanent | Commentaires (1) |

10 juillet 2018

Aérodrome du Versoud candidat pour Aire de Grand Passage

Une concertation est ouverte pour le nouveau schéma départemental d’accueil et d’habitat des gens du voyage pour la période 2018 – 2014. Le projet de schéma départemental est disponible sur le site web de la préfecture. C’est le moment de donner son avis et de faire des propositions. En préambule, rappelons le mot bien connu d’Einstein : « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent. », ce qui devrait nous inciter à l’innovation et à l’écoute des idées iconoclastes.

Le projet propose d’abandonner l’aire d’accueil de Saint-Ismier dont on sait qu’elle est très mal placée, à côté de la déchetterie. C’est une bonne nouvelle ! Bravo !

Pour le Grésivaudan, le projet prescrit la « Création d’un volume de places de 150 à 200 pour l’accueil du grand passage sur le territoire de l’intercommunalité ».

Les lecteurs de ce blog savent qu’il existe de belles possibilités d’accueil au parc Paturel à Crolles. D’autres sites sont disponibles dans le Grésivaudan. Voici l’aérodrome du Versoud – environ 30 ha, sans compter les bâtiments. Le site est bien placé, dans un environnement de verdure, au calme, proche de l’Isère, facilement accessible en voiture et en vélo. Le seul inconvénient pour un séjour estival est le manque d’arbres, mais il serait facile et peu couteux de pallier cette lacune.

crolles,le versoud

A l’écart de la ville du Versoud, le futur aérodrome-multi-usages pourrait recevoir des festivals musicaux et autres rassemblements qui demandent de l’espace, l’accès aux commodités (eau, énergie …) et qui ne craignent pas trop le piétinement.

Outre l'Aéroclub du Dauphiné, l’aérodrome héberge différents clubs de loisirs (ULM, Vol à Voile …) qui pourraient aisément suspendre leurs activités quelques semaines ou mois par an au bénéfice de l’accueil de gens du voyage ou autres groupes ou festivités. Il y a aussi une base d'hélicoptères de la Sécurité Civile et un peloton de gendarmerie de haute montagne qui n’utilisent qu’une partie de la surface et qui cohabiteront volontiers, j’en suis sûr, avec les gens du voyage. La proximité d’un peloton de gendarmerie sera rassurante pour les gens du voyage qui craindraient les habitants du Grésivaudan, ne connaissant pas leurs us et coutumes.

crolles,le versoudL’aéro club propose des baptêmes de l’air pour « voir d'un autre point de vue la beauté de notre environnement montagneux, le cheminement des vallées, l'organisation de la vie, les torrents et cascades... un moment de plaisir pur. » Ceux qui se préoccupent d’environnement, de sobriété dans la consommation et de respect des espaces communs ne seront pas choqués que je propose de confier la responsabilité des baptêmes de l’air aux moniteurs de parapente qui sont nombreux dans la vallée. Et depuis le merveilleux film Intouchables, nous savons que le vol en biplace est accessible à tous.

En fait, l’aérodrome est une survivance du passé, avant le perfectionnement de l’hélicoptère et l’invention du parapente et du drone. Faut-il conserver intact tout notre passé alors que le foncier aménageable se fait rare et que nos ressources doivent désormais être partagées ? Je ne le pense pas. On pourrait conserver en l’état la piste de l’aérodrome et l’utiliser quelques jours par an comme on ouvre le Moulin des Ayes ou le palais de l’Elysée lors des Journées du Patrimoine.

crolles,le versoudUne salle d’exposition serait aménagée en hommage aux pionniers locaux de l’aviation afin que les groupes accueillis au terrain du Versoud sachent à qui ils sont redevables du stationnement de leurs caravanes et de leurs chapiteaux ... et rien n'interdirait d'organiser une fois par an un meeting aérien aussi spectaculaire que bruyant.

La réalisation de cette aire d’accueil de grand passage au Versoud peut être très rapide et peu couteuse, alors que le besoin est exprimé et que la collectivité ne parvient pas à le satisfaire depuis des années, bientôt 20 ans ! Il s’agit de la loi du 5 juillet 2000 …

L’environnement serait gagnant. La culture populaire bénéficierait aussi d’un nouveau site ouvert, modulable. L’opération serait exemplaire, montrant qu’il n’y a pas de manque de foncier en Grésivaudan mais seulement des concurrences d’usage que la collectivité doit réguler.

Francis Odier, 10 juillet 2018

 

Sur le même sujet :

Héritage encombrant et mémoire sélective - juin 2018

Le rapport compliqué de représentants du peuple avec la vérité - mai 2018

 

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29 juin 2018

Des Pif, des PAF et des PAV à venir

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A l'occasion du dernier conseil communautaire du Lundi 25 Juin 2018, la délibération N° 12 concernait " la modification du zonage de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (OM ) ".

Le déploiement des PAV (Point d'Apport Volontaire) s'est retrouvé aux centres des débats par une remarque d'un élu des Balcons de Belledonne.

Cet élu se fait écho de ses concitoyens : "les communes de montagne ont  des PAV et ceux de la plaine auront les deux collectes ou flux , PAV  pour  le " Tri "et collecte des bacs OM en porte à porte toutes les quinzaines.

 " La plaine est encore favorisée " 

A une question orale, les élu(e)s passent du mode  veille ou endormi à un silence total. On attend la réponse du président qui est toujours immédiate, argumentée, rigueur toute professionnelle.

" Nous avons voté une délibération en ce sens le 6 Mars 2017 ". On doit s'y conformer ". 

Sauf que la réponse n'est pas suffisante, le débat continue …. et le président énumère au fil des échanges l'essentiel de la délibération que je mentionne avec peut-être quelques approximations :

- Les communes devront avant Septembre faire le choix des PAV aériens, semi-aériens  ou intégrés.

- St Nazaire bénéficie d'un report jusqu'en 2020

-Crolles , Bernin, Villard Bonnot , Froges seront les premières communes  équipées après délibération communales.

(A ce titre, des PAV aériennes  sont livrées  à ce jour par semi-remorque et stockées entre autre à la déchèterie de Crolles).

- Si une commune fait le choix d'une double collecte, la TEOM sera différenciée en fonction de services ...

- Une colonne semi-enterrée coutera 4 000 euros de plus, une colonne enterrée 6 000 euros, à la charge des communes. 

(Ces chiffres sont quant même en contradiction avec la délibération 2016-0010 du 29 Fev 2016, qui validait l''hypothèse de budget  à 10 M d'euros pour 718 colonnes semi-enterrées soit 14 000 euros pour une borne  pas franchement déco!!!! Si une commune souhaite la version enterrée, ce sera  1800 euros  à sa charge ).

 

Malgré les délibérations votées, il reste beaucoup d'incertitude sur le déploiement des PAV et leur cout financier . 

L'objectif national est de réduire le tonnage des déchets et aussi de valoriser ceux triés, y compris les déchets  verts ou fermentescibles, en phase (positive) de  test sur des communes de la METRO  pour  une méthanisation sur la plate-forme à Murianette.

Le hasard ou pas du calendrier fera que le déploiement des PAV et les élections municipales  (2020)se dérouleront de façon concomitante.

JP Chollet 

Ambiance des conseils communautaires du Grésivaudan

Vu des chaises réservées au public, on peut faire quelques commentaires sur la tenue des conseils communautaires du Grésivaudan.

Petit verbatim, partiel et partial.

La séance commence à l'heure, marque d'autorité du président qui ne répète pas trois fois "mesdames, messieurs veuillez gagner vos places …."

La séance décline l'ordre du jour, les délibérations sont votées : "qui s'abstient ?, qui est contre ?, merci " l'affaire est dans le sac ….

Mais si un élu pose une question sur un ton posé, calmement, sans polémique, alors brusquement c'est le silence complet. Chaque élu(e) arrête de brasser ses documents administratifs, le téléphone est posé sur la table, un ange passe, on attend la  prise de parole du président qui ne tarde pas  …

Sa réponse   est nette, tranchée, vive, argumentée, parfois une petite (fausse) colère pimente ses propos ….

Démonstration : M. Picchioni demande à poser une question en début de séance.

Réponse :  "les questions diverses seront abordées en fin de séance".

Autre question  pendant un débat, toujours de M. Picchioni  : "Pourrait-on mettre dans le compte rendu de  séance, un résumé des échanges de la délibération en cours ?"

Réponse : "Je n'ai pas le personnel ".

Un autre élu insiste , relève que la proposition est pleine de sens , argumente et parle même de démocratie !!!!

Grand silence de la salle ….,  longues secondes d'attente , on attend  le scud….

Réponse éclair du  président,  Jupiter bis, "je propose d'accorder trois lignes de commentaires à  rédiger  de l'intervenant, elles seront jointes au compte-rendu de la délibération" .

La réponse est vive, constructive, non dispendieuse et pleine de consensus.

Après deux exposés, on attaque l'ordre du jour; il y a 49 délibérations, un vrai marathon.

La délibération n°1 porte sur l'approbation des comptes ; exposé du VP des finances ; des graphiques, des histogrammes, des camemberts, un peu d'humour noir pour dire  que "les noisettes sont bientôt épuisées",  pour les dépenses et investissements, futurs  il faudra faire des choix ".

Cette présentation est un résumé des 400 à 450 pages remises aux élu(e)s,  a priori rédigée par une personne de la comptabilité de la CCPG, information donnée par le président, les moyens  administratifs sont limités …. Il y a quant même 541 personnes (exercice 2017 - source site de la CCPG).

Un élu demande quels sont les premiers postes de dépenses  ?

Réponse du président :  "les versements/dotations aux communes : 33 M  d'euros  soit 40% du budget , la moyenne nationale est à 20% !!!!!  " .  

S'en suit d'autres comparaisons avec des communautés comparables à la notre. La CCPG serait un organisme riche mais ces versements aux communes  sont " historiquement injustes et inégalitaires".  

Le projet de Territoire dans la moulinette devra mettre de l'ordre à tout cela. Les élu(e)s devront quand même intégrer  que les dépenses de la CCPG sont l'affaire de tous ….

Ex : 50 000 euros pour l'achat d'un véhicule neuf  " équipé " pour échanger des documents entre les  médiathèques et son conducteur muté du pole des OM ( 30 K euros …) 

Le 2 éme poste est le "fonctionnement des services et des équipements ", 26 M. d'euros, dont 16 M d'euros en  salaires chargés (estimation).

A 20h48 , la délibération N°12 est votée.

Je n'ai pas la patience d'attendre la délibération N°42 : " attribution d'une subvention à la commune de Laval pour le test de vélos électriques …."

Il reste 37 délibérations…...

JP Chollet