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31 août 2016

Notre nouveau conseiller municipal

Et voilà, enfin, Didier Deplancke est élu au conseil municipal (juin 2016).

Voulant conserver un grand nombre de sortants, la liste majoritaire l'avait placé assez loin dans l'ordre des postulants. C'est donc la démission d'Alain Pianetta qui permet à Didier de rejoindre le conseil où, j'espère, son expérience, son sens politique et son goût pour les affaires communes trouveront à s'exercer.

Militant de toujours, écologiste résolu, il a été - il est - de toutes les campagnes locales.

C'est avec reconnaissance que je rappelle ici que Didier a participé au lancement du crollois.fr. Bon courage, accroche-toi, les terrains d'action ne manquent pas !

Merci à Alain Pianetta pour ses engagements au service du collectif et pour l'accueil chaleureux qu'il a toujours réservé à nos rencontres.

Francis Odier, 31 aout 2016

 

Deplancke en campagne avec Piolle - 14 mars 2015.jpg

14 mars 2015, Lumbin, Deplancke (au centre) en campagne pour les élections départementales

01 avril 2014

Flash-info : Elu, il démissionne en découvrant le carnet noir de la commune

Alors que votre blog saluait les succès écologistes notamment à Crolles, le comité de rédaction de LeCrollois.fr recevait un communiqué pour le moins sibyllin du maire nouvellement élu de la commune ; nous le publions tel que reçu :

fil9_b-150x150.jpg"C'est en prenant mes fonctions dans le bureau ovale de la mairie que j'ai découvert, scotché sous le tiroir de gauche du bureau, un carnet recensant les dossiers sombres de la commune. Ces affaires, marquées par un code couleur permettant de distinguer leur niveau gravité -noir ou gris- constituent les dettes dont j'hérite en prenant mes fonctions.

Considérant que l'intérêt général prime sur l'intérêt particulier dans la stricte application de loi loi, je me suis engagé à poursuivre le développement social, économique, écologique et démocratique de notre collectivité : ce passif m'en empêche et le mandat qui s'ouvre avec de telles gamelles sera celui de la réparation, de la restitution, de la régularisation.

Pour ne pas ressembler à certains qui continuent à justifier leur déroute électorale en affirmant qu'elle a pour seule origine la situation désastreuse qu'ils ont trouvé en arrivant, je préfère assumer mes responsabilités -mais pas celles des autres- . J'ai donc pris la décision de démissionner de mes fonctions de maire et d'élu municipal.

Plusieurs élus du conseil, alertés, ont pris la même décision: de nouvelles élections seront donc organisées dans les semaines qui viennent à moins que, dans cette situation inédite, Monsieur le Préfet ne décide de mettre la commune sous tutelle de l'Etat."

Emmanuel Wormser, le 1° avril 2014

Succès écologistes

Aux élections municipales, les écologistes progressent et gagnent 27 villes de plus de 1000 habitants– notamment Grenoble, 16ème ville de France. Avec un score de 11,8% en moyenne au premier tour, la stratégie des listes autonomes est un succès.

Cet épisode marque un appel massif à une autre politique. (…)  Il existe une demande d’écologie, une demande d’innovation et d’imagination vers une politique permettant tout à la fois de soulager le budget des ménages et de protéger notre planète. Il est nécessaire d’incarner dans des politiques ambitieuses un renouveau de politique sociale et environnementale.

A Crolles, la liste écologiste et citoyenne constituée suite aux appels aux citoyens du Grésivaudan et J’aime Crolles, l’a emporté dès le premier tour avec 53 % des suffrages. Menée par un écologiste comme cela avait été convenu à l’automne 2013, elle a su convaincre de sa capacité à porter un renouveau :

Pour un territoire tourné vers l’avenir, attentif aux besoins des habitants

Pour une société juste, joyeuse, solidaire, écologique

Pour renouveler la démocratie locale dans les actes

Pour engager une transition écologique

Pour une gestion rigoureuse de l’argent public

A Crolles, enfin, le changement c’est maintenant.

Francis Odier, 1er avril 2014

 

Sources :

http://eelv.fr/2014/03/31/municipales-2014-dans-un-contexte-de-recul-a-gauche-lecologie-progresse/

http://www.gresivaudan-actu.org/IMG/pdf/proposition_d_appel_gresivaudan_2030.pdf

22 mars 2014

Idée n°75 : Choisir

L’aporie sublime : choisir

Entre écrire et agir, il faut absolument ne pas choisir. André Malraux.

Pour une veille d’élection, cette idée s’impose : choisir. choix dur.jpg

Mais dépassons le vote, geste fugace et éphémère, dont il faut redire l’importance sans en faire l’alpha et l’omega de la vie démocratique.

Ce qui m’intéresse vraiment, c’est l’idée de choisir. Je dois partir du quotidien pour l’expliquer.

Vous connaissez mes marottes : bien souvent, les termes du choix sont mal posés. Les élus choisissent entre Pour et Contre, alors qu’ils devraient d’abord choisir de se donner les moyens d’avoir le choix.

Ainsi, je refuse obstinément de dire si je suis pour ou contre les tennis couverts, et je demande que l’on choisisse entre plusieurs options comparables pour la même somme d’argent.

Avec cette philosophie du choix, le vote Blanc n’est pas un non choix, mais bien au contraire l’affirmation que les choix possibles doivent être beaucoup plus ouverts.

Après ces échauffements dans la réflexion, attaquons nous à un problème redoutable : ne pas choisir, est-ce choisir ? Dans ce cas, tout serait choix, et nul ne pourrait déchoir en renonçant au choix. Le mot choix lui-même deviendrait inutile et nous pourrions choisir de l’effacer du langage.

Nous sommes en pleine aporie, du pur bonheur intellectuel.

Retour au terrain. Voici une situation récente, réelle. Un matin, au sortir d’un rêve agité, l’héritier se réveilla transformé dans son lit en notable installé. Il dit : « J’ai décidé de conduire une liste … » et « J’ai pour volonté … ». L’héritier avait choisi d’accepter l’héritage, de maintenir, poursuivre et peut-être amplifier la culture monarchique, bonapartiste, dominante dans la vallée et notre douce France. Les 28 autres candidats ont choisi de choisir le choix de l’héritier.  

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Mais ont-ils vraiment choisi ? Il faudrait pour cela qu’ils eussent pensé. Cette hypothèse audacieuse est-elle crédible ? A-t-on des preuves ou, à défaut, au moins des signes d’une telle pensée ?  Je n’en suis pas sûr, je n’en connais pas.

Choisir, c’est lutter contre les réflexes. C’est le combat de l’acquis contre l’inné.

Je vais écrire à tous les militants du renouvellement démocratique. Attention, vous négligez une étape. Les institutions n’y peuvent rien, les pauvres. Commençons par apprendre à choisir.

logo j aime crolles - petit.jpgLes propositions concrètes sont simples : énoncer les raisons du choix, énoncer et argumenter publiquement les choix possibles, formaliser et diversifier les techniques de choix, rendre visible les processus de choix, maintenir la réversibilité des choix le plus longtemps possible, apprendre à penser par soi-même, enseigner la philosophie dès l’école primaire en la fusionnant avec l’instruction civique, rendre obligatoire la formation des élus dès le début du mandat.

Parmi les techniques de choix qui mériteraient d’être développées dans la commune, je propose en particulier les choix par classement de préférence et les choix par évaluation multi-critères.

Francis Odier, 22 mars 2014

19 mars 2014

Sans tambour ni trompette

A Crolles aussi, les idées cheminent, les lignes bougent. En voici quelques signes.

 

Sans tambour ni trompette, la déviation est sortie du programme municipal où elle dormait depuis 30 ans.

 

Sans tambour ni trompette, le juge administratif de Grenoble a annulé le 10 mars 2014 un arrêté préfectoral du 4 aout 2011 qui était particulièrement complaisant vis à vis de ce fâcheux projet de déviation.

 

Sans tambour ni trompette, la première proposition du programme Crolles-Grésivaudan est d’étudier différentes options techniques pour la digue du Fragnès, comme le demande Trait d’Union depuis 10 ans.

 

Sans tambour ni trompette, l’héritier annonce en réunion publique, le 18 mars 2014, qu’il faudra très vite réviser le PLU, proposition de bon sens, bien connue et comprise des lecteurs du crollois, mais qu’il avait juste oublier d’écrire dans son programme.

 

Sans tambour ni trompette, je peux vous annoncer que la commune devra réduire son train de vie, diminuer ses dépenses, ses frais de personnel – même si le sujet est soigneusement évité dans le programme Crolles-Grésivaudan.

 

Sans tambour ni trompette, je pronostique - sans grande chance de me tromper - qu’un jour viendra où la majorité dira que 12 millions pour la piscine de Pontcharra c’est démesuré, que les transports du Grésivaudan doivent être organisés autrement, que le cumul des mandats a fait beaucoup de tort ….

 

Sans tambour ni trompette, le crollois veille dans une commune assoupie, alourdie par l’argent.

 

Francis Odier, 19 mars 2014

11 mars 2014

Idée n°68 : démonter les équipements inutiles

On parle beaucoup des grands projets inutiles et qui finissent heureusement par être abandonnés, comme l'aéroport de Notre Dame des Landes, la déviation, le téléphérique Crolles - Brignoud, la digue du Fragnès, le TGV Lyon - Turin ...

Panneau inutile.JPGMais nous avons aussi des petits équipements inutiles qui ont un avantage immense : ils sont faciles à démonter.

Un équipement inutile est une insulte à l'intelligence et un outrage au bon sens. Le démonter, c'est redonner l'espoir à tout un peuple. Equipement inutile.JPG

 

 

Barrière inutile.JPG

Francis Odier, 9 mars 2014

09 mars 2014

Idée n°66 : Publier les comptes de campagne

Publier les comptes de campagne

Le législateur, malgré sa sagesse légendaire, n’a pas prévu d’obligation de déclaration des comptes de campagne dans les communes de moins de 9000 habitants.

En conséquence, à Crolles, il appartient aux citoyens de réclamer la transparence que la loi ne garantit pas.

Nul besoin d’être grand spécialiste en marketing pour comprendre qu’une liste qui dispose de x euros mènera une campagne globalement plus attractive auprès de la population qu’une autre liste disposant de x/10 ou x/50 euros. C’est d’ailleurs ce qui justifie l’encadrement des dépenses électorales.

logo j aime crolles - petit.jpgSi on cherche l’équité électorale, rêve de démocrate, il faudrait en fait publier les comptes de campagne avant l’élection.

Mais le plus efficace et le plus juste serait de faire financer la campagne au jour le jour par une autorité indépendante.

Au niveau communal, ce dispositif serait simplissime à mettre en place. Je propose les dispositions suivantes : la communauté de communes labellise un certain nombre de prestataires (imprimeurs, conseils en communication …) qui se mettent à disposition des candidats, chaque liste candidate dispose d’un droit de tirage identique auprès de ces prestataires, ceux-ci rapportent en temps réel à la communauté de communes les dépenses engagées.

Francis Odier, 9 mars 2014

 

Sources :

http://www.vie-publique.fr/actualite/dossier/municipales-2014-election/financement-campagnes-electorales-obligations-communes-au-moins-9000-habitants.html

http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/institutions/approfondissements/lois-financement-campagnes.html

22 février 2014

Les finances communales

La fin des vaches grasses

A Crolles, le mandat qui s’achève est marqué par une forte augmentation des dépenses et une réduction des recettes de fonctionnement.

Graph dépenses fonctionnement Crolles.pngEntre 2007 et 2014, les charges à caractère général ont augmenté de 45 % et les charges de personnel de 32 %.

 

 

 

 

 

 

 

Dans le même temps, les recettes de fonctionnement sont en baisse de 46 %, malgré la progression des contributions directes (+ 11 %) et des droits de mutation (+ 49 %).

En comparaison des communes de sa taille, Crolles est environ 2 fois plus riche. Pour les dépenses réelles de fonctionnement par habitant, la moyenne de la tranche est inférieure à 1000 €, Crolles est autour de 2000 €.

Nous avons eu une période de vaches grasses, c’est une période qui s’achève. Il faudra être beaucoup plus sélectif dans les dépenses.

Sur ces 10 dernières années, la commune a surtout "investi" dans les équipements de loisirs (loisirs au sens large, y compris la culture). Un rééquilibrage s'impose vers les activités productives. Désormais, il faudra privilégier les dépenses qui ont des effets de levier positif sur l'emploi et sur l'environnement.

Vous trouverez dans le document joint les chiffres clefs sur les finances communales, dépenses et investissements, et la comparaison avec les communes de taille similaire : Finances communales.pdf

Francis Odier, 22 février 2014

 

14 janvier 2014

Idée n°25 : admettre que la loi est l'expression de l'intérêt général

Le discours ambiant depuis plusieurs années ressasse sans cesse - j'aime cette allitération- un refrain bien connu : si les projets ne voient pas le jour, c'est à cause de requérants qui ne s'intéressent qu'à leur nombril et à leur propriété privée au détriment de l'intérêt général.

Pourtant, quelque soit ce qui motive au départ les actions engagées par certains devant les tribunaux, il faut comprendre qu'une décision administrative n'est pas annulée parce qu'elle déplait au voisin mais bien parce qu'elle est illégale.

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Or, si l'on en croit l'article 6 de la déclaration des droits de l'Homme et du citoyen, à la fois fondation et clé de voute de notre contrat social, la loi est l'expression de la volonté générale.


Une décision illégale -qui contrevient à la loi- viole alors la volonté générale et perd ainsi le vernis -parfois très fin- d'intérêt général que la collectivité lui a donné.

 

La motivation initiale du voisin, ne relevant peut être que de son intérêt particulier, n'a alors plus aucune importance : elle s'efface totalement derrière l'énormité de l'annulation juridictionnelle de la décision ... par un juge qui affirme que la collectivité n'a pas rempli la mission qui lui a été confiée par le peuple.

1212313589.3.jpgJe propose que la commune fasse sien ce raisonnement et qu'elle en tire toutes les conséquences, notamment en rendant publiques les décisions rendues par la justice à son encontre et les mesures prises pour corriger le tir.

 

Emmanuel Wormser

12 janvier 2014

Idée n°23 : transformer ici des productions agricoles industrielles

Oseriez vous demander à un aluminier de la vallée qu'il transforme ses laminoirs en éolienne ?

Non bien sûr ! Ce serait ... crétin en termes de savoir-faire, de rentabilité de l'investissement industriel non encore amorti, d'utilisation optimisée des ressources locales en énergie, en eau et en vent ici absent ! Les conséquences sociales -notamment en termes d'emplois- et économiques seraient catastrophiques. 

Il est donc tout aussi aberrant d'espérer la transformation complète de l'exploitation agricole de la vallée en système de production extensive d'aliments bio vendus directement aux consommateurs locaux : ni les qualités agronomiques du secteur, ni la structure économique des exploitations agricoles ni même le marché local ne s'y prêtent.

Au contraire, comme toute activité économique créatrice de richesse et d'emploi, l'agriculture mérite qu'on la soutienne au moins au même niveau que l'industrie du silicium, peut-être même plus car elle, du moins, n'est pas délocalisable.

Une voie de soutien d'intérêt collectif réside dans l'élargissement de ses débouchés.

1212313589.3.jpgJe propose donc que la collectivité investisse dans une installation locale de transformation de produits agricoles qui ne seront pas nécessairement consommés sur place.

Les cultures dites industrielles (colza, soja, maïs-amidon par exemple, pour élaborer des matières premières de l'industrie agro-alimentaire...ou chanvre et lin pour l'industrie du bâtiment) peuvent se développer et créer des emplois en usine locale.

Je propose même que soit appliquée une règle simple : si 70 emplois doivent être créés, soit un centième à peu près de ce qu'on nous rapporte du site ST, qu'un pour cent seulement des sommes qui ont été versées* pour les projets Crolles II et III soit investi dans ce projet d'envergure régionale !

Pour le chanvre par exemple, culture non vivrière intensive et sans pesticide, à haute valeur environnementale en regard de ses débouchés dans la construction, force est de constater qu'il ne se développe qu'autour des usines de transformation :

chanvre-carte-P.gif

carte-transformation-chanvre.gif

 

 

 

(source : lien)

 

De l'oeuf et de la poule, qui fut le premier ?

N'attendons pas que des agriculteurs dont ce n'est pas le métier prennent l'initiative de créer une telle installation...

Imaginons ensemble comment, dans une vraie démarche collective, non seulement maintenir mais surtout développer l'activité économique agricole pour créer des emplois nouveaux dans les filières avales et locales.

*pour le seul projet Crolles III, 700 millions d'euros de subventions publiques sont prévues sans contrepartie de création ni même de maintien d'emplois.

Emmanuel Wormser