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08 novembre 2014

Itinéraire Bis de la Via Rhôna dans le Grésivaudan

La Via Rhôna est une voie verte dédiée aux vélos entre le Léman et la Méditerranée (700 km).

Beaucoup de publicité est faite à cette belle réalisation qui reste en devenir.

Il existe de longues sections bien faites mais pas de continuité parfaite. Même entre Belley (Savoie) et Lyon, c'est galère !!!!! Itinéraire discontinu, fléchage très imparfait voire inexistant, revêtement non roulant etc ...). C'est du vécu !!!!

Cet itinéraire suit le Rhône.

Il y a pourtant une alternative très pertinente entre la Chautagne (Nord lac du Bourget)  et le Nord de Valence via Aix-les bains, Chambéry, le Grésivaudan, Grenoble, Tullins, St Nazaire en Royans et Pont sur l' Isère au Nord  de Valence.

Mais la seule portion manquante de  cette voie balisée est dans le Grésivaudan  !!!!!

Essayez de joindre en vélo Le Touvet et La Bâtie (St Nazaire les Eymes), à l'entrée de la voie sur berge.

C'est vraiment difficile voire impossible. Et pourtant, le paysage est magnifique, riche, instructif, reposant sans être éloigné des zones de restauration, petits achats et lieux d'hébergement.

C'est une façon de faire vivre les commerces  et développer le tourisme de proximité. De plus cette voie pourrait aussi servir aux liaisons douces (trajet travail, temps de loisir en famille ).

De nombreux cyclos se concentrent au Touvet pour aller rouler  sur Aix les Bains et le bord du lac via Chapareillan et Chambéry  : tout est en piste cyclable ou voie partagée. REMARQUABLE.

Seulement dans le Grésivaudan , "on n'a pas d'argent" (sic Le Président de la CCPG)  pour finaliser un itinéraire  pour rejoindre La Bâtie depuis Le Touvet entre Isère et RD 1090 .....

JP Chollet

17:35 Publié dans Déplacements | Lien permanent | Commentaires (0) |

12 août 2014

Lignes 6020 et Express 1 à Crolles : la catastrophe annoncée est ... confirmée

Notre blog s'est déjà fait l'écho des craintes de la population de la commune sur l'évolution, envisagée par le Conseil général de l'Isère, de la ligne 6020 "Crolles-Grenoble gares".

La création de l'AOTU du Grésivaudan a privé le département des ressources, désormais perçues par la communauté de commune- le "versement transports", réglé par les entreprises- qui servent à financer les jolis bus bleus du Grésivaudan. La réduction de la ligne 6020, laissée à la charge exclusive de l'Isère n'est, dans ces conditions, pas une surprise.

C'est cette fois très officiellement le site de la commune qui annonce la réduction effective de la ligne à compter du 1° septembre.

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11:38 Publié dans Déplacements | Lien permanent | Commentaires (3) |

27 juillet 2014

Retour sur une discussion avec la direction Transport du Grésivaudan

La ligne 6020 en débat

Nous avions écrit aux élus(*) pour nous inquiéter de l’évolution envisagée pour la ligne 6020 que le Conseil Général de l’Isère voudrait arrêter aux portes de Grenoble, sans aller jusqu’à la gare comme aujourd’hui. Madame Dominique FLANDIN-GRANGET, vice-présidente en charge des transports et déplacements du Grésivaudan, nous a invité, Emmanuel WORMSER et moi, à la rencontrer avec M. COURTINE, directeur des transports.

Voici le compte-rendu de cet entretien du 4 juin 2014.

transports_band.png

 En résumé : Le Grésivaudan « n’est pas arque bouté sur l’existant car il travaille en permanence la restructuration du réseau ». Les réflexions en cours portent principalement sur l’adaptation du réseau aux besoins de déplacement internes (au Grésivaudan), aux correspondances TER et à la création d’un pôle d’échange avec le tram au niveau des Sablons. Sur ce dernier thème, le Grésivaudan co-finance les études avec le SMTC (syndicat des transports en commun de l’agglomération grenobloise).  Par ailleurs, nos interlocuteurs évoquent des idées telles que la reprise de lignes du conseil général (6020 ? Express 1 et 3 ?), la création d’un syndicat unique au niveau de la région grenobloise, le développement de moyens de transports complémentaires tels que le co-voiturage ou l’auto-stop organisé.  Dans le même temps, une étude est en cours sur le prolongement de la ligne Chronos (Grenoble – Meylan, à haute fréquence) jusqu’à Montbonnot – Pré de l’Eau.

Dès lors, le projet du conseil général concernant la ligne 6020 pose surtout « un problème de calendrier » : la restructuration viendrait trop tôt, notamment car le pôle d’échange Sablons ne peut pas être aménagé avant 2015 – 2016.

Pour notre part, nous avons insisté sur l’effet dissuasif des ruptures de charge, sur l’importance des déplacements pendulaires (entre le Grésivaudan et l’agglo), sur la nécessité d’éviter toute frontière technocratique entre les territoires administratifs et sur les conséquences néfastes de ce type de décision opaque et anti-transports en commun sur l’image des institutions et des élus auprès de la population.

Quelques commentaires : A l’évidence, et le contraire eut été étonnant, les responsables Transport du Grésivaudan ont bien conscience que la décision du conseil général serait un recul. A partir de là, nous avons une bouteille à moitié pleine (pour une fois, les élus de la communauté de communes expriment leur désaccord) et à moitié vide (cf l’interview de Francis Gimbert le 31 mai : cette décision n’est pas scandaleuse (…) « il nous est difficile de contester le choix d’une autre AOTU »). Nous progresserons le jour où les élus parleront (encore) plus nettement, sans se brider par des considérations diplomatico-partisanes.

Sur la méthode de la décision unilatérale sans argumentation technique, ni information du public ni concertation, tout le monde est d’accord : c’est le pire de la politique … j’en reste là pour rester poli.

Sur le fond, on ne peut pas conclure comme ça, sur un coin de table, sans faire l’effort collectif d’une étude globale et prospective. J’accepte volontiers le principe des pôles d’échange faisant le lien entre les zones diffuses (le péri-urbain) et la zone dense urbaine. C’est notamment le schéma parisien avec des gares routières aux portes de Paris ou à la Défense. C’est aussi un schéma que l’on retrouve dans la métropole lyonnaise. Mais nos amis parisiens ont aussi des grandes lignes transversales (les RER) qui visent, justement, à limiter les ruptures de charge.

Dans notre cas crollo-grenoblois, la ligne TER Grenoble – Chambéry ne peut absolument pas compenser la réduction de trajet de la 6020 … au moins tant que nous n’avons pas une liaison Crolles – Brignoud digne de nos besoins en déplacements doux …. mais j’aborde là un autre sujet douloureux !

Je remercie nos interlocuteurs du Grésivaudan pour la qualité de cet échange du 4 juin dernier. Et j’invite tous les citoyens du monde à se manifester auprès des élus sur les sujets d’intérêt collectif qui les intéressent.

Francis Odier, 27 juillet 2014

 

(*) : Le maire de Crolles nous a rapidement répondu en nous donnant copie de son courrier du 28 mai 2014 au conseil général, courrier dans lequel il exprime que la municipalité crolloise n’est pas favorable au projet d’évolution. En revanche, pas de nouvelles du conseil général. Le site www.transisere.fr propose les horaires 2013 jusqu’au 31 août 2014 … ensuite … suspense.

DL 31-5-14 sur suppression 6020.pdf

Courrier Maire de Crolles à CG38 sur 6020 - 28 mai 2014.pdf

Notre article du 25 mai 2014 : http://www.lecrollois.fr/archive/2014/05/25/la-ligne-6020-menacee-3006284.html

16 juillet 2014

2 éme Samedi Citoyen 12/07/2014 : Traversée Crolles / Brignoud

           

Ce Samedi 12/07  s'est tenu le 2éme  Samedi Citoyen sur le thème Transport,

ciblé : "La traversée Crolles / Brignoud".

Nous étions une quinzaine de citoyens dont 5 recrutés par phoning sur 150 appels (vacances et pont du 14/07) et 4 à 5 élu(e)s, dont Monsieur le Maire de Crolles.

Les communes de Bernin, Lumbin, Villard-Bonnot  étaient représentées ainsi que  la communauté de communes du grésivaudan -avec sa vice-présidente aux transports et son directeur transports.

Le thème principal est : "Comment améliorer  sur un objectif très court terme, la traversée Crolles/Brignoud pour les modes doux (piétons et cycles) ?"

En introduction, M. Courtine expose les projets dont certains déjà actés sur l'ensemble de la traversée, tous modes de déplacements confondus .

La création d'une 3ème voie TER au sud de la gare actuelle et les financements associés sont actés par RFF.

La réalisation est prévue pour fin 2018 avec 4 trains pendulaires entre Brignoud/Grenoble et au delà ; la sécurisation des usagers, clients du RER, est donc urgente, d'autant que l'électrification et la signalisation de la ligne, dernière phase des grands travaux entre Valence et Montmélian, vient de se terminer après 3 ans de travaux et plusieurs centaines de millions d'euros dépensés.

Avec tous ces travaux, il serait dommage que la fréquentation de la gare de Brignoud reste à 600 passagers / jours !!!!!

M. Courtine précise que la suppression du passage à niveau et l'aménagement d'un rond point dans la zone de Fredet , à Brignoud est conditionnée par la dépollution de la dite zone , à horizon 2020 au mieux .....

L'ensemble est chiffré à 10 millions d'euros mais rien pour les modes doux. Les bus desserviraient la gare par un "tiroir" (détour de 400 mètres à l'aller et au retour ....).

Par un travail commun avec l'ADTC,  un cheminement mode doux est possible  le long des bretelles et autoroute ( tunnel sous la bretelle Crolles vers Grenoble, puis grande boucle le long de l'autoroute pour s'élever au-dessus afin de respecter une pente légale de 4%, autre boucle pour descendre après survol de l'autoroute, tunnel sous la bretelle venant de Grenoble vers Brignoud  : coût 6 millions d'euros mais rien pour franchir l'Isère .....

Un nouveau pont / passerelle sur l'Isère coute 5 millions d'euros car il est impossible de faire un petit cheminement simple  en appui sur les piles du pont existant  ....., expertise donnée par les services techniques du Conseil Général... Où est ce rapport qui fait sourire voir s'indigner  de nombreux  citoyens pragmatiques ?

M. Courtine évoque aussi un scénario 1 supprimant le cisaillement Brignoud vers Grenoble,  déplacement de la sortie autoroute Crolles et rond-point derrière Casino, voies dédiées Bus sur le pont   : Cout  6 millions d'euros.

Scénario 2 : idem mais en plus,  élargissement du pont sur autoroute : coût 30 millions d'euros  et 5 millions d'euros pour nouveau pont sur l'Isère.

Il est à noter que le pont sur l'Isère datant de 1937 est le point de blocage actuel pour tous les modes de circulation : les piétons / cycles sont visiblement en danger, les voitures s'y accumulent  le soir, le rond point sur Brignoud n'arrange rien  ...  Mais ce ne serait pas l'ouvrage le plus dispendieux, alors, on attend ????

 

Une visite sur le terrain montre que de petits aménagements  (trottoirs aménagés, boues, taille de la végétation, éclairage du pont, signalisation renforcée)  sont assez facilement réalisables mis à partir le respect de la législation et les droits de propriété des parcelles impactées, pour rendre plus fréquentable le cheminement crée à l'initiative de M. Brottes. Même en l'état, ce cheminement est apprécié malgré ses imperfections.

Pour le franchissement de l'Isère pour les modes doux, des solutions sont  proposées à moyen terme : une passerelle filaire, un pont type Bailey (démontable, autre avantage)  qui pourrait aussi servir à gérer les flux  si  le pont devait être refait.

Une navette routière transportant piétons et cycles est évaluée à 300.000 euros par an.

Si une réfection totale franchissant autoroute, brettelles, pont sur Isère, nouveau rond point et suppression du passage à niveau  est évaluée à 30 + 5  + 10 millions , cette somme est à comparer sur les travaux actés, financés et en cours pour 20 millions (entrée autoroute à Bernin sur Grenoble, échangeur de la Bâtie, barreau de la Grande Ile).

Monsieur le maire n'exclut pas un ouvrage de grande ampleur (flux routier - voiture et bus, mode doux, entre péage et ponts actuels en alternative à tous ces travaux de réparation.

Cette formule de Samedi Citoyen permet de vrais échanges entre élus et citoyen. Ce thème de la liaison Crolles / Brignoud est complexe et couteux mais abordable ; il faut continuer à nourrir ce débat par des réunions et lecture des rapports techniques. Il  faut aussi se projeter dans les 50 avenirs ( quels seront les moyens de transports, les flux à gérer ) et éviter de raisonner sur le quotidien émotionnel.

Il semble quand même que le pont sur l'Isère est le point le plus congestionnant et le moins sécurisé.

Le projet Paturel de 2002 de liaison en mode au droit du nouvel arrêt TER, survol de l'Isère,desserte des voies sur berges, extrémité de la piste de kart, puis passerelle sur autoroute sans survol des bretelles, pour atterrir rue Louis Neel reste d'actualité....

JP Chollet   Juillet 2014

 

20 juin 2014

Invitation - 12 juillet - sur la liaison Crolles Brignoud

Le prochain samedi citoyen aura lieu le 12 juillet prochain, toujours dans la salle Méli Mélo, et aura pour thème la traversée Crolles Brignoud.

Voilà un sujet que nous connaissons bien ! Alors, pour vous préparer à ce samedi citoyen, je vous invite à lire nos publications sur le dossier :

Traverser la vallée entre Crolles et Brignoud et dangereux

Petite histoire d'une très longue histoire :

- le pont de Brignoud est saturé, nous aussi

- à propos du projet de transport par câble - réunion publique du 15 décembre 2011

- le câble est enterré

épisode 4 

Et aussi :

http://www.lecrollois.fr/archive/2014/04/01/idee-n-77-ne-plus-tolerer-l-intolerable-3000091.html

http://www.lecrollois.fr/archive/2014/04/01/flash-info-transport-bis-3000114.html

http://www.lecrollois.fr/archive/2014/02/27/idee-n-59-traversee-crolles-brignoud-et-si-on-attendait-que-2995936.html

http://www.lecrollois.fr/archive/2013/06/17/des-informations-sur-le-projet-inter-rives-liaison-crolles-b.html

S'il vous plaît, vous me raconterez le 12 juillet, je serai dans les montagnes.

Francis Odier, 20 juin 2014

14 juin 2014

Mobilisation municipale pour le maintien de la ligne 6020

La mobilisation pour la défense de la ligne 6020 se poursuit.

En réponse à mon message du 24 mai, le Maire de Crolles m'adresse copie du courrier adressé au Conseil Général de l'Isère. Courrier Maire de Crolles à CG38 sur 6020 - 28 mai 2014.pdf

Le Maire rappelle la mobilisation de l'ADTC et des élus concernés en 2013 et, fort habilement, demande quelles sont les mesures de concertation mises en œuvre sur le sujet et les éventuelles études d'impact qui ont conduit à cette décision.

Le Maire informe (le conseil général) que la municipalité crolloise n'est pas favorable à la restructuration envisagée.

Il faut féliciter et soutenir la nouvelle municipalité pour cette prise de position très explicite.

Sur le même sujet, nous avons rencontré le 4 juin dernier, à leur invitation, la vice-présidente Déplacements et le directeur Transport du Grésivaudan. Nous publierons dès que possible le compte-rendu de cet entretien fort intéressant.

Affaire à suivre. Ne lâchez rien. Nous serons vigilants.

Francis Odier

Pour mémoire : http://www.lecrollois.fr/archive/2014/05/25/la-ligne-6020-menacee-3006284.html 

25 mai 2014

La ligne 6020 menacée

La ligne TransIsère 6020 menacée

L’ADTC nous alerte - tract_ADTC 6020_mai2014.pdf« Le Conseil général de l'Isère (CGI) envisage une nouvelle fois de raccourcir le parcours de la ligne 6020 à la rentrée de septembre 2014. Cette ligne circulerait seulement entre la place de Verdun à Grenoble et Crolles, et ne desservirait alors plus, ni le centre de Grenoble, ni les gares de Grenoble.

Bus 6020 Grenoble.jpgCe projet avait été suspendu pour la rentrée de septembre 2013 en raison de la forte opposition des communes et des usagers (l'ADTC avait recueilli plus de 1800 signatures par pétition)

La 6020 transporte quotidiennement environ 3090 passagers. La moitié des voyages quotidiens sur la ligne sont effectués de ou vers un des arrêts menacés de suppression (Chavant, V. Hugo, Dr Mazet et gares SNCF et routière).

Ces modifications dégraderaient fortement les relations entre le Grésivaudan et de nombreux points de l'agglomération, incitant les usagers « non captifs » à abandonner la ligne 6020 pour reprendre leur voiture. Ce projet inadmissible va à l'encontre de la volonté, affichée par le CGI, de favoriser l’utilisation des transports en commun ».

L’information est confirmée de source sûre, même si elle n’est pas encore publique.

Alors, que faire pour défendre nos transports en commun, pour éviter que la voiture ne redevienne la solution privilégiée pour rejoindre le centre de Grenoble et les gares SNCF et routière ?

Bien sûr, il faut écrire à notre conseiller général Georges Bescher - g.bescher@cg38.fr  – pour lui signifier notre opposition. Evidemment, il serait utile d'adhérer à l'ADTC.

Mais je vous propose surtout de solliciter nos élus locaux.

Car le maire et les conseillers municipaux sont les élus les plus proches des citoyens, les plus accessibles. C’est à eux qu’il appartient de mobiliser la population pour une cause locale d’intérêt général.

Car les conseillers communautaires ont en charge la compétence « transport ». Au plan politique, ils sont co-responsables du réseau Transisère.

Car le conseil général est une instance en fin de vie. Chaque jour qui passe, sa légitimité s’affaiblit. Faudrait-il accepter une décision inique, contre-écologique, prise en catimini par une assemblée finissante ?

Faut-il encore expliquer la notion de « rupture de charge » et ses effets dissuasifs sur l’attractivité des transports ? Chacun trouvera sans peine une abondante documentation sur les réseaux de transport et le caractère répulsif des ruptures de charge.

logo j aime crolles - petit.jpgVous trouverez en pièce jointe le courrier électronique que j’ai adressé à nos élus locaux. N’hésitez pas à le copier – modifier et diffuser.

Ne lâchez rien.

Francis Odier, 25 mai 2014

Courrier aux élus - ligne 6020 - mai 2014.doc - Courrier aux élus - ligne 6020 - mai 2014.pdf

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17 mars 2014

Idée n°73 : le choc de simplification

Le choc de simplification14-01-08-hollande - simple.jpg

C’était une idée géniale de notre éminent président : provoquer un choc de simplification ! L’idée reste disponible et comme vierge d’application, personne ne s’en ai emparé.

Bon sang, mais c’est bien sûr ! Comment n’y a-t-on pas pensé plus tôt ?! Déjà nous avons proposé de marier Crolles et Bernin ce qui ferait une commune en moins dans le Grésivaudan.

Allons plus loin, plus fort. Simplifions l’organisation des transports en commun, en commençant par dissoudre l’Autorité Organisatrice du Grésivaudan. Les bénéfices seront rapides sur la signalétique, la tarification, la billettique, l’information voyageurs, la conception des horaires, l’exploitation du réseau.

logo j aime crolles - petit.jpgAutrefois, il y avait une régie départementale, les VFD, qui assurait l’essentiel des lignes régulières interurbaines dans le département. Maintenant, nous avons pléthore d’exploitants publics (VFD survit) et privés qui ne se coordonnent pas correctement. Simplifions, rassemblons les opérateurs dans une même structure publique. La responsabilité des élus sera plus grande, plus visible, plus facile à contrôler par les citoyens.

Si on cherche les causes du foisonnement actuel des structures et entreprises de transport … on ne trouve que des raisons peu glorieuses : des maniaques de la concurrence, des élus voulant leur machin à eux dans leur territoire à eux, d’autres voulant casser du syndicaliste incontrôlable …

Les transports publics sont un service public, un bien public. Il n’est pas raisonnable de les laisser ainsi éparpillés, abandonnés dans une myriade d’organismes qui entretiennent des relations concurrentielles et des logiques de pré-carré.

Notre territoire, notre bassin de vie, c’est la région urbaine de Grenoble.

Isere - in memorium.jpgIl est temps de supprimer le département de l’Isère qui ne couvre aucune réalité humaine et dont les frontières sont héritées de Napoléon. Le tyran se méfiait des lyonnais qui pouvaient lui faire ombrage. Il a voulu les restreindre dans un département minuscule, le Rhône, qui, jusqu’en dans les années 1960 n’englobait même pas Satolas.

Les départements ne survivent qu’avec la complicité des élus municipaux. Je rêve d’une municipalité qui sorte de sa réserve et affirme haut et fort que la meilleure place pour le département de l’Isère est désormais au Musée Dauphinois. Vallini au musée ! Nous transférerons les conseillers généraux au musée avec les honneurs dus à leur rang. Nous veillerons à ce que Georges Bescher, qui n’a pas démérité dans son canton, dispose d’une salle à son nom, ou au moins d’un couloir ou d’un carré de mur.

Le département disparu, Grenoble pourra s’épanouir comme métropole et réorganiser ses transports en commun autour d’une régie ou d’une société d’économie locale.

Simplifions le mille-feuille administratif … depuis le temps qu’on en parle … j’enrage qu’il ne se passe rien !

Francis Odier, 16 mars 2014

06 mars 2014

Idée n°65 : commander des études opérationnelles quand la stratégie a été définie

La communauté de Communes du Grésivaudan s'apprête à commander une étude tarifaire sur ses transports. Alors que le plan de déplacement urbain est en cours de réflexion, est-ce bien le moment ?

185px-Clausewitz.jpgLa gestion raisonnée d'une entreprise emprunte au vocabulaire de la guerre les mots que von Clausewitz a déclinés dans son fameux traité. La politique décide des fins à atteindre, détermine une stratégie qu'on décline dans des objectifs opérationnels qui sont mis en œuvre au travers de tactiques locales ; la mesure de l'efficacité finale du dispositif permet de le réviser régulièrement pour atteindre les résultats escomptés.

Il n'y a aucune raison objective pour qu'une collectivité décide différemment de ses propres orientations.

D'ailleurs, quand elle brûle une de ces étapes, elle rencontre souvent des obstacles qui font perdre tout efficacité à l'activité débordante qu'elle déploie...

 

charrue.jpg

 

C'est ainsi, par exemple, que par une construction parfaitement inverse

  • en partant des règles techniques -le règlement-
  • pour déterminer des objectifs opérationnels -le rapport de présentation-
  • permettant d'aboutir à la stratégie politique -le projet d'aménagement et de développement durable-

la commune de Crolles a construit un plan local d'urbanisme (PLU) en creux qui ne permet pas de promouvoir effectivement les petits commerces de proximité et autorise l'implantation de nouvelles grandes enseignes pourtant décriées lors de la concertation préalable à son approbation.

 

Il en3131634505.gif va exactement de même lorsqu'on commande des études techniques avant d'avoir décidé politiquement des objectifs à atteindre, de leur priorisation et des budgets qu'on pourra allouer aux réalisations.

La communauté de communes du Grésivaudan nous a parfois confrontés à de tels errements : les études proprement délirantes engagées il y a quelques années pour conclure à l'inadaptation d'une liaison téléphérique inter-rives en est un bon exemple : à ce jour, la traversée Crolles-Brignoud n'a pas avancé d'un pouce mais on a perdu quelques années et quelques deniers en expertises...

 

En matière de déplacements justement, une stratégie intercommunale est en cours d'élaboration : elle sera formalisée dans un document important, opposable aux communes, appelé Plan de déplacements urbains, qui devrait être approuvés en 2015 si l'on en croit les rares informations disponibles sur le site de la Com'Com...et qui devrait, selon ses auteurs "aboutir à la préconisation d’actions permettant de diminuer la part de la voiture individuelle dans les déplacements au profit des modes alternatifs et moins polluants tels que la marche, le vélo, les transports en commun..."

On aura donc là l'engagement politique d'une stratégie volontariste traduite en objectifs opérationnels.

Force est alors de s'interroger sur l'opportunité de l'appel d'offres récemment mis en ligne sur le bulletin officiel des marchés publics (BOAMP) : le Grésivaudan souhaite en effet disposer dès maintenant d'une étude tarifaire sur le fonctionnement de ses lignes. La lecture du cahier des charges de l'appel d'offre mérite le détour : tous les possibles sont ouverts. Il me semble pourtant évident qu'une politique tarifaire n'est rien autre qu'une tactique permettant d'atteindre les objectifs déterminés dans le cadre de la stratégie politique... et si, à l'issue des travaux sur le plan de déplacement urbain, il s'avère évident que la bonne échelle pour organiser les transports urbains n'est pas le Grésivaudan -on le pressent déjà dans l'appel d'offres lui même !-, pourquoi lancer si vite une telle étude ?

1212313589.4.jpg

 

En matière de transport, d'urbanisme ou d'élimination des déchets par exemple, je propose donc très simplement qu'on ne commande des études opérationnelles que lorsque la stratégie politique et les objectifs à atteindre ont été clairement définis et hiérarchisés.

 

Emmanuel Wormser

 

27 février 2014

Idée n°59 : Traversée Crolles-Brignoud, et si on attendait que ça s'effondre ?

C'est encore François qui le suggère et je partage ici la pointe d'ironie à la Jankélévitch qui émaille son propos :

"Suite à l'exemple de l'écroulement du pont de Le Cheylas, je propose d'attendre pareille mésaventure sur le pont de Crolles-Brignoud pour quantifier exactement ce que cela apportera comme désagrément. On pourra alors relancer un bac sur l'Isère."

Difficile en effet de ne pas faire le lien entre cette mésaventure touchant durement les habitants du Nord de notre vallée et ce qui nous pend localement au nez...

Pour mémoire, voici le reportage de France 3 sur cet évènement dont les conséquences sont encore visibles même depuis l'autoroute en allant vers Chambéry :

 

Alors qu'on en parle depuis 20 ans, rien n'est encore sérieusement programmé -hors de nouvelles et sempiternelles études- pour améliorer effectivement la traversée de l'Isère entre Crolles et Brignoud, notamment pour les piétons et les cycles.

1212313589.3.jpgJe propose donc, plus sérieusement -quoique ?- que le pont, sans doute fragilisé par le flux des poids lourds qui l'empruntent chaque jour, soit interdit à la circulation automobile tant qu'il tient encore debout, pour être désormais réservé à celle des piétons et des cycles, plus respectueuse de son architecture et sa fragile structure et qui peut seule en garantir la pérennité manifestement espérée par tous.

Pour permettre aux véhicules motorisés de passer d'une rive à l'autre, un bac voire, éventuellement, un téléphérique-fret, seraient utilement mis en place.

Emmanuel Wormser