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01 février 2012

Transports du Grésivaudan : compte-rendu de la commission du 5 janvier 2012

logo_transports.pngCompte rendu : Commission transports Grésivaudan du 5 janvier 2012

La commission Transport de la communauté de communes du Grésivaudan s'interroge sur la fréquentation des bus du réseau du Grésivaudan. Plusieurs demandes et/ou perspectives d'amélioration du réseau sont présentées.
crolles,grésivaudan,transports en commun
Commentaires et propositions

Intuitivement, on perçoit bien l'utilité du réseau de Bus du Grésivaudan. Dans le même temps, les interrogations sur la fréquentation sont légitimes : chacun peut voir passer des bus quasi vides, l'argument selon lequel "la mise en oeuvre de bus en heure creuse contribue à l'attractivité du transport et à son utilisation y compris aux heures de pointe" ne peut pas suffire pour clore le débat.

En tant que citoyen, je suis donc demandeur, comme les membres de la commission Transport, de statistiques détaillées et régulières sur la fréquentation. De telles statistiques devraient être disponibles auprès du public, par exemple via le site du Grésivaudan. Nous pourrions aussi publier ces statistiques sur Le Crollois ... si elles nous étaient communiquées. 

La commission déplore la "déconnexion entre le développement du logement à Tencin et les réductions d'offre opérées sur le réseau TransIsère". Effectivement, on ne rappellera jamais assez que les questions d'urbanisme et de transports devraient être traitées en pleine cohérence.

Pour faciliter la coordination avec le réseau TransIsère, le mieux serait maintenant de transférer au Conseil Général de l'Isère le réseau du Grésivaudan, ce qui aurait le mérite de simplifier l'organisation des transports dans un but d'efficacité et d'amélioration des services.

Pour ne pas perdre l'avantage de la proximité, il faudrait bien sur maintenir la commission Transport en élargissant son champ d'action à l'ensemble du réseau de transports en commun du Grésivaudan (bus, transport à la demande, liaisons avec le réseau ferré, liaisons avec le réseau vélo).

Francis Odier

03 janvier 2012

La gare de Crolles

La gare de crolles.jpgA partir de la fin du 19ème siècle, un tramway relie Chapareillan à Grenoble en passant par Crolles. C'est alors un moyen de communication moderne, pratique et rapide. Il facilite aussi grandement l'acheminement des produits agricoles de la vallée.
C'est une aubaine pour les très nombreux viticulteurs des coteaux du Grésivaudan. Ce moyen de transport leur permet d'aller vendre leur vin dans les auberges de Grenoble. Les paysans Crollois vivent alors en autarcie. Ils se nourrissent de leurs cultures. Ils pratiquent aussi couramment l'échange et le troc. Alors, la vente de leur vin représente souvent un apport d'argent nécessaire pour pouvoir acheter, aux artisans de la vallée, les outils indispensable à leurs exploitations.
Le tramway permet aussi aux gantières d'échanger leurs productions avec les boutiques de Grenoble. La centaine d'habiles couturières de Crolles part à la ville pour chercher les peaux et les commandes de gants puis reviennent travailler à domicile. Lorsque les travaux des champs sont terminés, elles coupent et cousent à façon. Ce long et minutieux travail finit, les gants peuvent repartir en tram vers la capitale de la ganterie. Cette activité saisonnière apporte un complément d'argent indispensable à bon nombre de familles Crolloises.
En 1945, 1 206 703 voyageurs empruntent le tramway de la rive droite du Grésivaudan. La gare de Crolles est alors l'un des points d'accès privilégiés à ce mode de transport et de communication. Mais à la fin de la guerre, les cars deviennent de plus en plus performants. Leur concurrence est fatale au tram. La ligne Grenoble-Chapareillan doit fermer en mars 1948.
Plus tard, le dépôt de la gare de Crolles sera réaménagé. Il servira de salle des fêtes à la commune pendant de longues années. Il a même été la première Maison des Jeunes et de la Culture de Crolles. Puis à la fin du siècle, il sera transformé en boulodrome couvert.
Quant à la gare du tram de Crolles, elle sera transformée en 1994 en bureau de poste. Puis, ses locaux étant devenus trop exiguë pour elle, la poste va déménager fin octobre 2008 dans un espace plus fonctionnel et laisser cet important bâtiment de notre patrimoine seul, vide et...triste.

Mais que va-t-il devenir ? L’idéal serait qu'il retrouve sa fonction initiale de gare. Je suis sûr que les nombreux usagers des transports en commun de la vallée auraient aimé disposer d'un tel point d'accueil depuis 4 ans qu'il ne sert plus. En tout cas, même maintenant ce ne serait pas un luxe. Mais la municipalité actuelle rêve depuis longtemps de construire une brasserie. Alors, elle a décidé de transformer ce bâtiment pour qu'il puisse accueillir ce projet cher à son cœur. Mais, est-ce bien raisonnable ? Aménager une auberge, est-ce  le rôle d'une commune ? Cela pourrait se concevoir en zone rurale, mais à Crolles, ce ne sont pas les restaurants et les débits de boissons qui manquent ? Et que vient faire l'argent public dans un tel projet ?  Et pas avec n'importe quelle somme. Les devis d'aménagement de cette brasserie se montent à 404.222,05 Euros HT, sans compter les dépassements qui ne manqueront pas, comme très souvent à Crolles !  C'est un palace qu'ils construisent ? Mais le conseil municipal a voté ces 11 marchés sans sourciller, comme un seul homme, le 16 décembre 2011. Nos élus n'en démordent pas. Ils s'entêtent et veulent à tout prix nous imposer leur projet...au point d'oublier le glorieux passé de la gare de Crolles.


Claude Muller

28 décembre 2011

La liaison Crolles-Brignoud - 4ème épisode

compte rendu.jpg

Pour bien comprendre les enjeux de cette soirée, il faut commencer par lire ici le document de présentation que la Communauté de Commune du Grésivaudan nous a diffusé. Il a servi de fil conducteur à nos débats

La première info d'importance a été donnée par François Brottes :  La Convention sur les transports dans le moyen Grésivaudan, elle avait été approuvée en 2003 puis signée en 2004 (sic !), reste d'une grande actualité.
Elle sera déclinée au fil du temps avec en particulier :

  • pont terrasse.jpgA la Terrasse, la construction d'un demi échangeur sur l'A41. Il sera orienté vers Grenoble. Un nouveau pont sera aussi édifié sur l'Isère. Quand ces projets verront-t-ils le jour ?
  • A Bernin, il sera construit un autre quart d'échangeur, lui aussi orienté vers Grenoble. Le démarrage de chantier de 92 mètres de long et 2 millions d’euros serait imminent. Mais ce projet est retardé par la réalisation qui lui est couplée. Cette nouvelle voie dédiée au bus se fera étape par étape. D'abord Carronnerie/Rocade puis Rocade/Montbonnot et enfin Montbonnot/Crolles -  Quand ces projets verront-t-ils le jour ?
  • autoroute.jpgA la Batie, un autre demi échangeur sera construit, mais cette fois-ci orienté vers Chambéry.
    Quand ce projet verra-t-il le jour ?
  • A Brignoud, les projets d'accès à l'autoroute vers Grenoble sont très compliqués car ces réalisations impliquent beaucoup de monde : Etat, Région, AREA, Ville de Crolles (intégration à la  base multimodale derrière Casino) - Quand ces projets verront-t-ils le jour ?
  • En allant à Brignoud depuis Crolles, la suppression du STOP sur le pont de l'autoroute est décidé mais il manque encore quelques signatures !
    Quand ce projet verra-t-il le jour ?

La deuxième info d'importance concerne les chiffres du trafic sur autoroute à Crolles. Je vous les donne telle qu'elle :

  • La capacité maximum d'une voie d'autoroute est de 22 000 véhicules/heure roulant à 40/60 km/h
  • On dénombre actuellement 30 000 véhicules par jour (15 000 matin, 15 000 soir....)
  • Dans chaque véhicule, il y a en moyenne 1,1 passagers par voiture.

train.vitesse.jpgTroisième info toute aussi cruciale. On nous annonce la fin des travaux sur la ligne de train du TER entre Grenoble et Brignoud pour 2013 ! Si bien qu'en 2017, il sera enfin possible de faire circuler 4 trains par heure dans chaque sens. Cette information essentielle reste à confirmer...

Quatrième info rédhibitoire pour le transport par câble (voire le billet de Francis Odier Le câble est enterré). La communauté de Communes du Grésivaudan nous a présentés une étude avec 5 scenarii

tableau.jpg

bulles.jpgPersonne n'a eu la courtoisie, la noblesse, la délicatesse, le savoir-vivre .... de relever l’écart de prix abyssal sur 40 ans entre le transport par câble et le pont ; Cet écart devient sidéral entre le câble et les 2 ponts !!!!!
Selon l'estimation d'un auditeur pointilleux, le câble couterait en frais de fonctionnement 850 euros par personne et par an, soit le prix d’un Vélo Assisté par Électricité par personne et par an ...
Autres bizarreries relevées : Le câble ne fonctionne pas la nuit, pas le dimanche, et pas les jours de grand vent... Pourquoi prévoir le débit de 1000 passagers/heure, tout en sachant que la clientèle possible serait de 900 à 1100 personnes/jour ?

 Je vous donne ensuite quelques infos pêchées au fil des débats...

  • cycles.jpgLa pente des passerelles envisagées serait de 4% au maximum,  donc pour une élévation nécessaire au survol d'une voie (6 mètres), il faudra prévoir une rampe de 150 m de long.
  • Une place de voirie pour une voiture coûte 5 000 euros.
  • Les parking relais envisagés auront une capacité maximum de 250 places. Le Conseil Général et la Communauté de Commune du Grésivaudan ne feront pas plus grand !
  • site ATO1.jpg"TOTAL", l'entreprise propriétaire de l'ancien site de l'usine ATO à Brignoud, devient un gros perturbateur dans la réhabilitation de cette zone. Il doit impérativement dépolluer ses terrains avant d'envisager tout aménagement. « Les élus doivent composer avec cette attitude irresponsable dont tous les citoyens subissent les conséquences ».
  • Il faut faire très attention à ne pas porter toute notre attention sur le trafic pendulaire, même s'il est responsable des énormes bouchons mais il faut aussi penser aussi au fourmillement des déplacements quotidiens car l'on sait qu'un quart des trajets en voiture sont inférieurs à 1 km.

  • deux pont.jpgLe pont de Brignoud sur l'Isère a été construit vers 1932. Il est surveillé et entretenu pour éviter qu'il ne s'écroule dans l'Isère, comme le pont de Montmélian, il y a quelques années...

  • Néanmoins, ce pont  n'est pas un problème, sauf pour les ingénieurs généraux (grade suprême aux  "Ponts & Chaussée"). Ils estiment qu'un petit trou fait dans sa structure le mettrait en péril. C'est pourquoi on ne peut espérer réaliser des aménagements simples et peu coûteux afin de sécuriser le passage des piétons et des cycles.

 

Pour conclure, je vous soumets mon avis sur les actions à envisager maintenant.
A la suite de cette réunion publique très constructive, il faut continuer à faire vivre ce débat dans la population de la vallée. Pour cela, nous demandons à la Communauté de Communes du Grésivaudan la réalisation d'une maquette en 3D afin que les usagers puissent mieux appréhender les difficultés et proposer leurs remarques et solutions éventuelles.
scema2.jpgNous-mêmes nous proposerons des solutions en réalisant un plan masse assez précis pour être crédible, comme nous l'avions fait déjà dans notre tract d'avril 2010. Ainsi les techniciens et les politiques ne pourront nous imposer des solutions du type " le câble est la solution, parce ce que je le vaux bien ..." entendu lors de cette soirée. (c’était la première remarque...fatale).
Jean-Paul Chollet

 

 

 

 

 

21:03 Publié dans Déplacements | Lien permanent | Commentaires (1) |

16 décembre 2011

Liaison Crolles - Brignoud : le câble est enterré

Le câble est enterré.

Il pourra transporter du courant électrique, mais pour les cycles et les piétons, il faudra construire une passerelle. C’est le retour en 2001, au moment où l’équipe municipale de Crolles décidait d’engager « un vaste programme de pistes cyclables sur la commune ». Le journal municipal publiait alors une carte avec les différents itinéraires envisagés pour une liaison piétons – cycles entre Crolles et Brignoud.

Telle est la conclusion, implicite mais néanmoins limpide, à laquelle est parvenue la réunion de concertation organisée le 15 décembre 2011 à l’Espace Aragon.

Sur environ 150 à 200 personnes présentes, nous avons eu deux témoignages en faveur  du câble. Un vice-président  de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Grenoble a indiqué, en se tournant vers François Brottes, que « votre projet » fait partie de ceux dont l’Isère a besoin pour résoudre les problèmes d’embouteillage et pour dynamiser l’économie. L’avocat de Poma, après s’être présenté comme « expert judiciaire » ce qui n’était pas la meilleure approche pour exprimer son empathie avec les habitants de Brignoud et de Crolles, a tenté un coup de bluff en suggérant que le chiffrage comparatif qui venait d’être projeté était faux, les couts d’exploitation, sur le même trajet, du bus étant très supérieurs à ceux du transport par câble. La salle n’a pas bronché.

Vous trouverez ultérieurement, dans d’autres articles du Crollois, les éléments techniques du dossier. Mais, d’ores et déjà, l’étude comparative présentée en introduction du débat par Francis Gimbert permet de conclure sans ambiguïté : un dispositif de type « passerelle pour les modes doux + restructuration des infrastructures pour les véhicules routiers + itinéraire aménagé pour les bus » pourrait répondre aux besoins de sécurisation et de fluidité avec un cout complet sur 20 ans bien moindre qu’un transport  par câble.  

Depuis des années, des doutes et des moqueries sont exprimés sur l’utilisation d’un transport par câble pour la liaison Crolles – Brignoud. Tout simplement car nous ne sommes ni à New-York, ni à Medellin qui sont les références emblématiques du tramway aérien.

François Brottes est allé au bout du bout de ce qu’il peut faire pour porter le dossier, alors que, ce 15 décembre, il ne s’est pas trouvé un seul élu pour prendre publiquement  position en faveur du câble.

Les esprits chagrins se demanderont pourquoi nous avons perdu 10 ans en de vaines réflexions faussement innovantes.  

Mais ce matin, je suis guilleret. Je le dis sans ironie : la réunion de concertation fut de grande tenue, presque un modèle (il ne manquait que la diffusion préalable du dossier), la décision n’était pas inscrite d’avance, le choix final sera (j’en suis sûr) celui du bon sens.

Il n’y a pas encore eu de décision officielle. Comme disait l’ancêtre François, il faut laisser du temps au temps pour que le travail de deuil puisse s’accomplir et que le câble soit définitivement enterré.

En tant qu’irréductible crollois, je dois dire que ce moment est assez incroyable. Pour une fois, me voilà parmi la majorité !

Francis Odier

 

05 décembre 2011

Traversée Crolles-Brignoud : pourvu que l'on n'ait personne le 15 décembre !

invit-CClG 15-12-11.gifC'est le pari que ce sont lancés les organisateurs de la réunion du 15 décembre prochain...
L'invitation qui commence à fleurir sur certains arrêts de bus depuis ce matin n'est annoncée -à cette heure- ni sur le site des communes de Villard-Bonnot et de Crolles, ni sur celui de la Communauté de Communes Le Grésivaudan. La réunion n'est pas non plus annoncée dans le journal municipal crollois de décembre ni dans l'agenda qui l'accompagne.
Ainsi, ceux qui empruntent les bus seront parfois informés mais ceux qui traversent à pied, à vélo ou même en voiture les ponts autoroutier et sur l'Isère n'ont donc à priori aucun moyen d'être prévenus dans des délais raisonnables de cette réunion "publique".
Il est vrai que le sujet est sensible : les photos publiées ici suffisent, si besoin en était, à montrer l'urgence de trouver une solution.
Mais à l'urgence, on oppose des études, des recherches, des mesures longues ... alors que certaines dispositions évidentes -finaliser le trèfle de l'échangeur autoroutier pour supprimer le croisement de flux et réduire les bouchons- ont déjà été validées dans le cadre d'une convention signée depuis près de 10 ans !

Mieux encore !

Vraisemblablement frappés de mégalomanie ou bien décidés à figurer en bonne place dans l'émission "Combien ça coûte ?" sur la gabegie des deniers publics -les collectivités concernées en ont-elles vraiment besoin ?- , il va falloir justifier 4 ans d'études visant à essayer d'imposer la création d'un téléphérique horizontal.

medellin.jpgIl se susurre, mais nous y reviendrons, que Villard Bonnot, c'est Medellin avec 2.1 millions d'habitants et Crolles, c'est New-York avec 8.2 millions d'habitants et que la liaison entre nos deux communes nécessite la mise en oeuvre d'un transport urbain par cable !
Il serait faux et rétrograde, semble-t-il, d'oser affirmer qu'une telle installation ne résoud aucun problème et que l'aménagement de la traversée des piétons et des cycles reste nécessaire pour ceux qui ne voudront ou ne pourront pas l'emprunter.

Pire, il serait ridicule de faire croire que cela ne suffira pas à absorber l'afflux ponctuel de voyageurs qui pourraient descendre d'un train.

Alors un mot, un seul :
donnons tort à ceux qui pensent que le sujet n'intéresse personne et que l'information est la forme la plus aboutie de la concertation !

Venez nombreux à cette réunion

Emmanuel Wormser



01 décembre 2011

Le pont de Brignoud est saturé...nous aussi

 pont de brignoud 29_11_2011.jpg

Malgré toutes les études (plus ou moins onéreuses), toutes les simulations, tous les experts (plus ou moins officiels), toutes les réunions (publiques ou pas), toutes les commissions, tous les projets (plus ou moins utopiques), toutes les assemblées, tous les avis (autorisés ou pas), toutes les projections, toutes les consultations, tous les votes, toutes les maquettes (plus ou moins esthétiques), tous les..., la liaison entre les deux rives du Grésivaudan passe toujours par ce pauvre Pont de Brignoud qui n'en peut plus...

pont de Brignoud 1.jpg

Claude Muller

 

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