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19 octobre 2012

Le mi-mandat, le maire et ses amis joints

Le mi-mandat, le maire et ses amis joints.jpg

Voilà le bilan du mandat que vous n’entendrez pas aux prochains Etats Généraux de Crolles, à La Marelle le 19 octobre. Le bilan est mitigé. La continuité sans le changement. La continuité dans le dogme. Quelques belles réussites. Mais la municipalité a renoncé à la vitalité démocratique et l’opulence de ses finances masque les défaillances de sa gestion. Le plus grave est l’urbanisme, marqué d’irrégularités.

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10 octobre 2012

Le Magazine de Crolles démasqué

La Magazine de Crolles démasqué.jpg

Je vous propose une petite analyse du mensuel "Magazine de Crolles" édité par la commune. Ce journal qui arbore fièrement son sous-titre "Magazine d'information de la ville de Crolles" est un service public qui est sensé nous donner des informations "objectives" sur notre commune. Mais au fil du temps ce mensuel a changé de fonction. Aujourd'hui, il est devenu un outil de propagande au service de l'équipe municipale en place.

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21 juin 2012

Cherchez l'erreur

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C’est dommage, ils avaient tout juste dans le journal municipal de mars dernier. Dans leur dossier sur le logement social, il ne manquait pas une virgule, les superlatifs étaient en bonne place, les photos étaient bien exposées, cela donnait envie d’y croire mais... patatras. Lors de ma ballade dominicale, je suis tombé sur ce magnifique panneau. Je me suis immédiatement dit, ils sont très forts à Crolles, ils créent des logements sociaux sur un emplacement d'exception ! Et puis en approchant, j’ai lu qu’il s’agissait de logements de grand standing... Et c’est à ce moment-là que je me suis mis à douter ! Est-ce que le journal municipal ne nous dit pas tout ? Pourquoi la municipalité laisse-t-elle construire de tels bâtiments sur un des plus emblématiques espace du patrimoine Crollois ? Ce panneau est posé à l’angle de la rue Jean Jaurès et de la rue du Fragnès. Alors, je me suis renseigné, j’ai vu que le projet de ce promoteur comportait 9 appartements, 9 garages et 9 parkings... Mais pas un de plus... Alors, je me suis demandé où vont se garer les visiteurs de ces gens aux standing si grand ? Sûrement pas dans les rues adjacentes, elles sont trop étroites ! Alors, j’ai pensé que cette histoire allait finir comme dans la rue du Brocey avec son impasse des Buis. La municipalité laissera les promoteurs privés imposer leur loi aux habitants de cet autre quartier du Crolles historique !
Claude Muller

19 juin 2012

L'excès de pouvoirS rend-il incompétent ?

Compétent / incompétent ?

Les missions de service public ont été distribuées à chaque niveau de collectivité locale ou de l’État. C'est la loi qui dit ce que chacun doit assumer, avec le budget dont il a la charge : ce sont ses « compétences ».

Un exemple concret, universel et bien stratifié, celui de l'enseignement : l'école élémentaire relève de la commune, le collège du conseil général, le lycée du conseil régional, l'université de l’État. On dit alors que les lycées sont une « compétence » des Conseils régionaux, et qu'ils sont « incompétents », qu'ils n'ont pas à interférer, pour ce qui relève de la gestion des écoles élémentaires.

Le partage des compétences va plus loin puisque le législateur a pris soin de préciser ce qui relève, par exemple, des compétences d'un conseil municipal et ce que le maire peut décider seul au nom de la commune.

Un lien entre cumul des mandats et incompétences ?

Après cette petite explication sémantique, on est en droit de penser que le cumul des mandats constitue un parfait cadre à l'incompétence. En effet, qui dit cumul des mandats dit cumul des compétences... susceptible d'entraîner confusion des compétences.

En clair, on parle ici d'une situation qui pourrait amener un élu à prendre des décisions à la place d'un autre. Même si cet « autre » est la même personne (qui cumule, donc), même si les décisions prises se veulent aller dans le sens d'un interêt général, … reste qu'il n'est pas dans son bon droit.

Impossible ? Jamais vu ? Pas si sûr...

Voyez vous-même ici : (clic sur lire la suite)

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11 juin 2012

Vers la fin du cumul des mandats - à Crolles comme ailleurs

Enfin, le parti socialiste et François Hollande s’y sont engagés, nous allons vers la fin du cumul des mandats.

Bientôt, cette tradition française apparaîtra aussi archaïque et anti-démocratique que le vote censitaire ou le non-droit de vote pour les femmes.

Les anti-cumulards, dont je suis, brulent leurs dernières cartouches et publient in extremis des articles de synthèse qui décortiquent cette tradition bien française préjudiciable au travail parlementaire et, plus largement, à la démocratie et à la société dans leur ensemble.

A lire :

- Cumul des mandats, un mal français, dans Alternatives Economiques de juin

- une Assemblée de cumulards, dans Le Monde de ce 9 juin

Après la disparition du cumul, il restera un sujet d’étonnement et d’étude. Comment une telle disposition, dont la nocivité était connue et reconnue,  a-t-elle réussi à perdurer aussi longtemps ? D’autres dossiers où il y a eu erreur collective persistante me viennent à l’esprit, mais, dans un texte qui doit rester court, je ne veux pas prendre le risque de l’amalgame qui pourrait blesser ou provoquer des réactions de rejet.

Dans une Assemblée de cumulards, Le Monde explique très clairement pourquoi les députés ont tout intérêt à chercher un mandat local pour gérer leur carrière.

Hervé Gaymard, qui n’a plus rien à perdre concernant son image politique, est appelé à la rescousse pour nous resservir l’ultime argument de l’arrière garde des défenseurs du cumul : le mandat local permettrait de garder la proximité avec le terrain, les vrais gens et les vrais problèmes … La belle affaire ! Certes, un député à plein temps depuis plus de 10 ans s’éloigne incontestablement de la vie commune. Alors, notre voisin savoyard, promu avocat du syndicat des parlementaires accrochés à leur fauteuil, préconise le cumul des mandats comme remède aux durées excessives dans le mandat. On comprend que la démocratie se porte mal.

Face au même problème de la connaissance « terrain » par les dirigeants d’état-major, les entreprises ont choisi la mobilité : pas plus de 5 ou 10 ans dans la même fonction, c’est une règle saine  … qui ne demande qu’à être transposée en politique.

Malgré trois pages d’articles pour tirer sur le cumul déjà presque à terre, Le Monde ignore la moitié du problème : pourquoi des élus locaux honnêtes, dévoués, cultivés, libres en droit, ont-ils portés à la tête de leurs collectivités locales des parlementaires ?

La première réponse, la plus évidente, est celle du conservatisme : en votant pour des cumulards, les élus ont préféré la tradition aux bonnes pratiques.

Il faut poursuivre la réflexion. On ne peut comprendre la monarchie et l’absolutisme sans s’intéresser à la servitude volontaire – cf http://fr.wikipedia.org/wiki/Discours_de_la_servitude_volontaire :

Comment peut-il se faire que « tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations endurent quelquefois un tyran seul, qui n’a de puissance que celle qu’ils lui donnent ? ».

C’est bien le peuple qui délaisse la liberté, et non pas le tyran qui la lui prend.

De même, le cumul des mandats reste incompréhensible tant qu’on ne voit pas que la culture hiérarchique et la soumission au chef imprègnent notre société.

En supprimant le cumul des mandats, la future majorité parlementaire corrigera une défaillance institutionnelle grave -  et il faudra saluer cette avancée à sa juste valeur.

En tant que citoyens, il nous restera la charge de lutter contre la discipline de parti, contre l’autocensure, et le devoir de militer inlassablement pour la société des égaux, pour le respect de l’esprit des lois, pour la capacité de chacun à penser par lui-même.

Francis Odier

PS : A lire absolument, un ouvrage un peu ancien, mais toujours d’une actualité brulante : Les décisions absurdes, Sociologie des erreurs radicales et persistantes. Christian Morel, Gallimard, 2002.

« Il arrive que les individus prennent collectivement des décisions singulières : ils agissent avec constance dans le sens totalement contraire au but recherché. Ces décisions absurdes se traduisent par des erreurs radicales et persistantes. (…) Quels sont les raisonnements qui produisent ces décisions absurdes ? Comment peut-on se tromper et persévérer ? … »  Il faut lire Christian Morel.

 

23 février 2012

Lettre ouverte au conseil municipal de Crolles

Le maire et les conseillers municipaux de Crolles parlent souvent de démocratie participative et de participation citoyenne. Alors, nous leur proposons de participer à l'aventure du Crollois, d'où la lettre ouverte que nous publions ici. Nous ne manquerons pas de vous informer des réponses reçues.

 

A l’attention du conseil municipal de Crolles,

Monsieur le maire, Mesdames et Messieurs les élus,

Le Crollois, www.lecrollois.fr - journal participatif en ligne, est né en novembre 2011. Il compte, à ce jour, plus d’une vingtaine d’articles nourrissant des débats sur des sujets d’intérêt local : déplacements, fiscalité, urbanisme, gestion des déchets, événements culturels et politiques …

Vous trouverez sur le site notre charte éditoriale. Notre organisation est adaptée à ce 21ème siècle qui a besoin d’action collective, de mise en réseau, d’innovation, de gratuité, de liberté d’expression : nous sommes bénévoles, ouverts aux volontaires, sans structure juridique.

Nous vous sollicitons sur deux points :

- pour faire connaître Le Crollois autour de vous, et en particulier dans les médias sur lesquels vous exercez une autorité: le journal municipal, le site web de la commune, les panneaux d’information, le journal du Grésivaudan etc

- pour écrire dans Le Crollois et enrichir ainsi les informations et points de vue proposés aux lecteurs.

Dans l’attente de vous lire ou de vous entendre, recevez, chers tous, nos salutations citoyennes,

Francis Odier & Emmanuel Wormser  -  contact@lecrollois.fr

Message envoyé par courrier électronique le 18 février 2012. Mis en ligne le 23 février. Pas de réponse le 3 aout 2012 ... les élus ne sont pas vraiment dans le dialogue ...

12 novembre 2011

800 électeurs aux primaires socialistes à Crolles

Fallait-il voter aux primaires socialistes ? Pendant plusieurs semaines, cette question a animé les conversations, surtout chez les personnes se disant « de gauche » mais non encartées au PS, mais aussi dans une large part de la population qui s’intéresse à la politique.

primaires socialistes,crolles


Beaucoup se sont dits « on ne va pas laisser passer une occasion de s’exprimer ». Sans être l’alpha et l’oméga de la démocratie, le vote en est une composante essentielle. C’est ainsi que plus de 800 crollois ont participé à la désignation du candidat du parti socialiste, qui est aussi le probable prochain président de la République.


Primaires socialistes ou primaires citoyennes ? Dans un but de marketing, pour attirer le chaland, le parti socialiste à baptisé ses élections de primaires citoyennes. Mais j’ai suivi des cours d’auto défense intellectuelle et je m’efforce de rester toujours aussi proche que possible de la réalité. Alors, je préfère parler des primaires socialistes, ce qui veut dire tout simplement élections primaires organisées par le parti socialiste, sans préjuger d’autre qualificatif. Il n’est pas impossible, même si j’ai fait le pari inverse, que ces élections soient d'abord, voire surtout, une manœuvre destinée à légitimer le candidat de l’appareil sous couvert d’une opération « citoyenne ». N’oublions pas que quelques caciques du PS, craignant que le vote populaire conduise à un choix différent du leur, avaient proposé des primaires de « ratification », à la manière d’un plébiscite, dont le but aurait été d’acclamer le champion désigné par une poignée de responsables nationaux, ce qui aurait été à mille lieux d’une approche citoyenne.

A Crolles, le vote fut organisé sur deux sites, à la salle Boris Vian et au Projo vote. Un tract distribué quelques jours avant le premier tour indiquait où il convenait d’aller voter en fonction du bureau de vote habituel. Pour conserver, à juste titre, une certaine neutralité de la commune, il n’y eut pas de bureau de vote à la mairie.

La disposition des lieux de vote était similaire à la configuration habituelle, avec nos belles urnes transparentes, les isoloirs, une table pour disposer les bulletins de vote. Les habitués ont vite repéré les spécificités de ces élections primaires : deux registres à signer au lieu d’un seul, une boite pour recueillir la participation financière d’un euro, un cahier où chacun pouvait s’inscrire.

primaires socialistes,crollesJ’ai donc signé deux registres, sans savoir que le premier concernait l’adhésion à la charte de ces élections. Personne ne m’a demandé de payer, je ne sais pas si Irène a payé pour moi. Et pour le cahier de recueil des adresses mail, la conseillère municipale qui tenait le bureau de vote m’a amicalement invité à m’en détourner : « c’est pour ceux qui veulent des informations sur les élections, sur le parti (…) donc, pour toi …. ».  « Oui, bien sûr, cela ne me concerne guère ». C’est ce type de détail qui rappelle qu’il s’agissait d’une élection atypique, ni privée, ni institutionnelle. Je comprends que les conservateurs de tout poil aient eu du mal à comprendre et admettre l’opération.

Maintenant, voici les résultats :

1er tour

Crolles 1 – salle Boris Vian

Crolles 2 – le Projo

Isère

France

Montebourg

16.7 %

20.9 %

19.0 %

17.2 %

Aubry

36.8 %

38.1%

33.6 %

30.4 %

Baylet

0.7 %

0.2 %

0.4 %

0.6 %

Valls

7.7 %

5.7 %

5.4 %

5.6 %

Hollande

31.1%

29.8 %

36.0 %

39.2 %

Royal

7.0 %

5.3 %

5.7 %

6.9 %

 

 

 

 

 

2ème tour

Crolles 1 – salle Boris Vian

Crolles 2 – le Projo

Isère

France

Hollande

48.6 %

50.6 %

53.2 %

56.6%

Aubry

51.4 %

49.4 %

46.8 %

43.4 %

  

En voix :  

 

Crolles 1 – salle Boris Vian

Crolles 2 – le Projo

Crolles

Isère

France

Montebourg

50

106

156

10 444

455 601

Aubry

110

193

303

18 479

806 168

Baylet

2

1

3

207

17 055

Valls

23

29

52

2 985

149 103

Hollande

93

151

244

19 806

1 038 188

Royal

21

27

48

3 145

184 091

blancs

0

1

1

167

11 025

Total

299

508

807

55 233

2 661 231

 

 

 

 

 

 

Hollande

137

261

398

30 011

1 607 268

Aubry

145

255

400

26 375

1 233 899

blancs

1

6

7

289

18 990

Total

283

522

805

56 675

2 860 157

 

 Dans l’ensemble, les résultats crollois sont très proches des résultats de l’Isère, eux même proches des résultats nationaux. Nous voici rassurés : nous sommes une ville normale, qui vote comme la France ! Le camarade François qui se veut être un président normal peut venir en stage chez nous, il ne sera pas dépaysé.

 Cependant, Crolles se singularise par deux points.

 D’abord, la participation est chez nous assez considérable : presque 10 % de la population, deux fois plus que sur l’ensemble du pays. Voilà qui est réjouissant sur la vitalité locale.

 Ensuite, Martine Aubry obtient à Crolles des résultats significativement meilleurs qu’au niveau national. On voit là l’influence du député maire qui n’aura pas plaidé en vain pour sa championne (cf Lettre de François Brottes 2eme tour.pdf). Plus concrètement, quand on compare son score local et son score national, le bonus crollois de Martine Aubry est de 58 voix au premier tour (+ 19 %) et 51 voix au second tour (+ 13 %).

Ce bonus est parfait : significatif, il illustre pour partie l’influence réelle de notre édile sur ses administrés et pour partie la capacité du maire à sentir le vent dans sa commune ; modéré, il confirme que les électeurs ne sont pas des moutons et conservent leur libre arbitre.

Pour ma part, j’avais plaidé pour Arnaud Montebourg (cf notre manifeste pour les primaires) et je n’ai pas voté au second tour. Bonne surprise, au Projo où je vote, Montebourg fait 18 voix de mieux que ce qu’il pouvait espérer au niveau national.

 En accordant une large majorité à François sans pour autant humilier Martine, les électeurs ont exprimé qu’ils voulaient l’union des socialistes en se rapprochant du centre qui gagne sous la bannière hollandaise mais sans se couper de l’aile gauche représentée par le camp Montebourg qui fera le pont avec le cousin Mélanchon et patati et patata ….

Basta ! Il est temps d’arrêter l’interprétation oiseuss des résultats électoraux ! En êtes vous convaincus maintenant ? On peut faire dire n’importe quoi aux chiffres et disserter à l’infini pour faire parler le scrutin.

Mais en démocratie, voici ce qui compte vraiment : la diversité des candidats, la clarté sur leurs projets, la transparence sur les préférences des leaders d’opinion (se méfier comme de la peste des notables, des journalistes, qui prétendent rester neutres alors qu’ils ont pris partie), la rigueur et le contrôle du processus électoral … et le résultat.

 Rien n’est plus anti-démocratique que la « lecture » du résultat. Souvenez-vous du référendum sur le traité constitutionnel où les bonnes âmes ont voulu nous expliquer que le vote « non » était un vote protestataire d’électeurs ignares et incultes. Et bien non ! Le non était un non à la question posée.

Ces primaires socialistes furent un vrai succès. A Crolles, il a seulement manqué quelques prises de positions publiques, par exemple des adjoints ou des élus minoritaires. Cela aurait été un signe de maturité démocratique : la capacité à assumer une position non unanime au sein de l’équipe municipale.

 Camarades, encore un effort ! La prochaine fois, les élections seront une vraie fête !

 Francis Odier

 A lire aussi sur les primaires : http://www.laviedesidees.fr/Le-paradoxe-des-primaires.html   Le paradoxe des primaires - La Vie des Idées.pdf