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01 avril 2014

Idée n°80 : bientôt une zone portuaire à Crolles

1212313589.5.jpgUn accord de ce jour entre la communauté de communes du Grésivaudan et la commune de Crolles a permis de confirmer la création d'un port au niveau du rond point du Raffour, dit de "Casino".

Ce port aura uniquement une vocation de transport de passagers venant en amont et aval d'un canal qui sera percé parallèlement au pont sur l'autoroute pour déboucher sur l’Isère.

Pour faire court, le but est  de  récréer un maillage de petit canaux desservant la zone de chalandage dans le bas de la commune afin de valoriser les commerces de distribution et aussi de découvrir la flore et la faune locale pour une navigation sur des barques à fonds plat sur les chantournes actuelles.

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Le transport des passagers, arrivés par des aéroglisseurs venant de Grenoble (aval) ou  de Goncelin  (amont),  en direction des pôles industriels se fera par navettes routières.

 JP Chollet   1er Avril 2014

16 mars 2014

Idée n°72: remembrer

Idée urbaine : remembrer

Comment lutter contre la spéculation foncière ? Diapositive1.JPG

Adoptons une approche économique. Le foncier est cher car le foncier est rare. Vraiment ? Non ! Le foncier n’est pas rare ! Transportons-nous dans les coteaux. Le foncier disponible pour construire est immense … mais il y a un hic : il est déjà souvent construit.

Alors il existe une solution bien connue depuis des décennies : le remembrement. Dans les campagnes françaises, dans les années 1950 et 1960, on manquait de terres agricoles pour nourrir la population… et pourtant les terres étaient là. La réponse a été de remembrer.

logo j aime crolles - petit.jpgDe quoi s’agit-il ? La collectivité s’organise et prend l’initiative pour restructurer l’espace, échanger les parcelles entre propriétaires. Certes, le remembrement agricole a connu des excès et, en maints endroits, le désastre écologique de la disparition des haies. Mais la méthode demeure applicable pour le foncier urbain : considérer que le cadastre est évolutif, faire le choix collectif d’intervenir dans les propriétés privées, mettre en place un dispositif d’incitation, de concertation et de régulation, accepter qu’il y ait des fâcheries …

Dans nos banlieues et nos villes périurbaines comme Crolles, « la nécessité de densifier les zones déjà bâties, viabilisés et desservies -ou à desservir- par les transports en commun et situées à proximité des services et commerces fait désormais l'unanimité auprès des théoriciens comme des techniciens de l'urbanisme » [Le Moniteur, mai 2009].

Le remembrement urbain permettrait de densifier autrement qu’avec la méthode actuelle qui consiste à boucher les trous. En pratique, il s’agirait par exemple d’acheter trois au quatre lots individuels et de construire un petit immeuble d’une dizaine de logements avec un jardin qui reste collectif. Le remembrement urbain n’est vraiment faisable que si la commune en prend l’initiative et pilote l’opération dans une logique d’intérêt général.

En milieu agricole, le remembrement a été un prélude ou un facilitateur d’autres opérations collectives comme la création de coopératives ou de syndicats d’irrigation.

En milieu urbain, le remembrement permettrait aussi de remettre du collectif dans des quartiers marqués par la fermeture sur soi de l’habitat individuel.

La plus grande difficulté de la méthode est de prendre le risque des fâcheries. Il faut pour cela une municipalité qui privilégie l’intérêt général et qui travaille à long terme, sans se préoccuper de son éventuelle réélection. Il faut aussi une démocratie locale suffisamment vivace, mature, solide, pour accompagner le processus, créer un climat coopératif, et mettre sous contrôle les élus afin d’éviter tout dérapage.

Ces conditions ne sont pas réunies pour le moment, mais il n’y a aucune raison d’y renoncer. D’ailleurs, il faudra aussi remembrer les doctrines … j’y reviendrai un jour.

Francis Odier, 16 mars 2014

A lire : Le Moniteur - Remembrement urbain et réorganisation foncière urbaine : de nouveaux outils, un nouveau métier de l’urbanisme – par Christiane Luc, architecte et urbaniste, 29 mai 2009. Remembrement urbain - LeMoniteur_fr.pdf

03 mars 2014

Idée n°62 : prendre de la hauteur

"A présent, dans cette classe, vous apprendrez à penser par vous-mêmes, vous apprendrez à savourer les mots et le langage !"

"Peu importe ce qu'on pourra vous dire, les mots et les idées peuvent changer le monde"

'C'est dans ses rêves que l'homme trouve la liberté, cela fut, est et restera la vérité"

Le cercle des poètes disparus, John Keating.

Ce film est magique, une merveille. Je vois très nettement la scène. Le professeur monte sur la table, lance un regard sur sa classe, puis apostrophe ses élèves : "Changez de point de vue !" et vous découvrirez le monde.

cercle-des-poetes-disparus-1989-01-g.jpg

Des années plus tard, j'ai fait mienne cette doctrine. Et je vous la propose comme idée : prenez de la hauteur, et vous verrez Crolles sous un autre jour.

Que voit-on depuis le sentier des coteaux ou depuis les contreforts de la Dent de Crolles ?

La continuité urbaine entre Crolles et Bernin, le trafic routier comme si on était sur le bord du trottoir, le périrurbain diffus qui a envahi les terres agricoles, les espaces à protéger autour de l'abbaye des Ayes, le potentiel forestier des contreforts de Belledonne, les industries qui nous font vivre, les blocs arrêtés par la couverture boisée, les oiseaux heureux comme des parapentistes, la pollution pathogène ...

Proposition : une fois par an, pour la séance de juin, transporter le conseil municipal sur les hauteurs de Crolles par le sentier du facteur pour voir et discuter l'urbanisation de la vallée et l'aménagement du territoire.

Crolles et Belledonne.JPG

Belledonne et oiseaux.JPG

 Francis Odier, 2 mars 2014

02 mars 2014

Idée n° 61 : des ronds-points vivants

Qui pourrait me dire qu'il est fier de nos ronds-points ? Qui n'a jamais éprouvé un sentiment d'absurdité devant ces vastes ronds-points, souvent ridiculement décorés ?

Alors, le crollois a réfléchi en groupe. Et voilà, une idée a surgi. Dans certains pays, par exemple en Guadeloupe, il y a des vaches sur les ronds-points.

Mais, ne soyons pas sectaires, vous pouvez préférer les poules ou les moutons. 

Une seule chose compte : que nos ronds-points soient vivants !

Rond-points de Crolles.jpg

Francis Odier, 2 mars 2014

25 février 2014

Idée n°58 : bancs publics, bancs publics

Cette idée est à lire en musique :

Non, ce n'est pas Brassens qui m'a inspiré, mais l'ami François qui proposait de Changer le mobilier éco-ethno-bois du parc Paturel en bancs agréables à notre séant.

Diapositive5.JPGL'idée est intéressante, mais un peu trop ponctuelle à mon gout. Je la soupèse, la triture ... et la mets au frigo. Quelques jours passent. En m'intéressant à Crolles ville 30, je tombe sur un document magnifique de Rue de l'Avenir : c'est l'éloge du banc. C'est décidé, Crolles pourrait devenir la ville du banc. Non pas pour nos séants, mais pour la présence urbaine dans l'espace public.

Le parc du Château serait un bel endroit pour installer des bancs. Nous en avons discuté tout récemment.

Voilà, c'était la vie des idées, les idées cheminent, se posent sur un banc, et puis repartent, emportées par le vent, les tourbillons ou quelques papillons.

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Francis Odier, 24 février 2014

 

Les documents de Rue de l'Avenir (10 Mo) : Espace Public Anne-Faure-Part1.pdf

Espace Public Anne-Faure-Part2.pdf

 

 

24 février 2014

Idée n°57 : construire autour du parc Paturel

Construire, oui, mais où ?

Le besoin de logements est immense, sans fin. Chaque collectivité doit en prendre sa part. Crolles et Bernin bénéficient de nombreux emplois, d'une situation agréable ... mais manquent de logements, en particulier pour les travailleurs de la zone industrielle.

Depuis des années, des terrains sont réservés pour construire sur un site magnifique : le pourtour du parc Paturel. Pourtant, rien ne se passe. Depuis des années, "on" parle d'éco-quartier, puis de quartier durable ... puis de rien du tout.

La proposition n'a rien d'original : construire là où c'est prévu, là où les crollois attendent que l'on construise.

J'ajoute une idée neuve : construire le plus vite possible, en priorité autour du parc Paturel, en commençant par expliquer pourquoi l'écoquartier prévu dans le programme électoral 2008 de la majorité actuelle n'a pas été réalisé, en accompagnant cette priorité par un frein vigoureux aux projets de  constructions anarchiques sur des sites déjà denses (vieux quartiers) ou qui ont vocation à rester ouverts, accessibles à tout public (le parc du Château).

Le parc de logement social à Crolles est aujourd'hui de 23 %. Il ne serait pas raisonnable, il serait même fou, de construire un quartier consacré au logement social. La mixité sociale doit se faire à échelle humaine, à l'échelle de l'immeuble.

L'écoquartier était une belle idée. Il convient maintenant de la concrétiser - quel qu'en soit le nom, quartier durable, quartier tout court, quartier Paturel etc.

Le développement en cours de la grande distribution est en contradiction frontale avec le principe et les objectifs d'un quartier durable, c'est à dire adapté aux enjeux de la transition énergétique et de la refondation urbaine. L'implantation de grandes surfaces aura comme effet mécanique d'augmenter les flux automobiles et de renchérir le prix du foncier, rendant économiquement impossible la construction de logements sociaux à des coûts acceptables.

Il est encore temps de stopper ces dérives obsolètes, mais malheureusement engagées.

Francis Odier, 22 février 2014

Parc Paturel - Google Earth 2010.jpg

20 février 2014

Idée n°55 : Crolles, une ville où il fait bon vivre

Crolles « ville où il fait bon vivre »

-       Par  une urbanisation maitrisée limitant la population à moins de 10000 habitants et par une action concertée avec les autres communes du Pays de Grésivaudan en faveur du logement social.

-     Par la conservation du patrimoine historique, une préservation de l’harmonie des quartiers et en y faisant respecter les règles d’urbanismes bien adaptées.

-     Par la mise en valeur des espaces naturels : plaine, étangs, coteaux…

-    En abandonnant le projet de déviation qui cannibalise la plaine et en menant une action avec la Communauté de Communes pour obtenir un barreau de raccordement à l’autoroute au niveau de La Terrasse.

-      En développant les cheminements piétonniers et cyclistes.

-      En renforçant la sécurité des biens et des personnes par une action préventive contre les incivilités, le vandalisme, la délinquance et par la mise en place d’un suivi transparent de la situation sécuritaire de la Commune.

  C   Claude GUERRIER, 1er février 2014

 

12 février 2014

Idée n°50 : fixer des limites à la laideur des enseignes en entrée de ville

logorama.jpgL'entrée de la ville de Crolles est moche. on le dit, on le redit, on le clame même.

La municipalité sortante avait engagé un ambitieux programme de requalification de ce quartier. Le très beau journal municipal sur papier glacé mais recyclé de juin dernier annonçait ainsi que cette amélioration irait de pair avec un projet d'occupation mixte grâce à des constructions durables accueillant à la fois des logements et des commerces.

Une délibération de "prise en considération du projet", pour empêcher les propriétaires de faire n'importe quoi en attendant la fin des études prévues a même été prise en ce sens : il valait sans doute mieux puisqu'au delà du voeu pieux proclamé, il faut bien reconnaitre que la commune n'a pas la maitrise foncière des terrains concernés !!!

Tout ça est donc bel et bon... mais voilà que l'actualité de rumeurs qui méritent d'être confirmées par les autorités -je doute qu'elles le fassent en période pré-electorale- change la donne : on annoncerait -notez le conditionnel !- les arrivées de

  • Carrefour sur le terrain "Nalco" actuellement occupé à titre précaire par un logisticien
  • Pizza del Arte -ou une autre chaine de pizzeria ?- au pied du Pradotel
  • une enseigne d'une chaine de boulangerie près du rond point du Raffour
  • un changement chez d'autres commerçants du même secteur dont les fonds sont en vente

Inutile de hurler -ou d'applaudir- : notre plan local d'urbanisme (PLU) étant ce qu'il est, il sera difficile de s'y opposer, mais pas impossible avec un peu de courage.

646901823.jpgToujours est-il que ces nouveaux commerces s'accompagneront de nouvelles enseignes et m'amènent enfin au cœur de mon propos. Il existe un outil qui permet aux communes de règlementer l'affichage sur leur territoire : le règlement local de publicité qui peut être annexé au PLU. La peur maladive des élus sortants contre toute règlementation dans ce secteur -avec un règlement de PLU en creux- explique certainement que ce document n'ait pas été réalisé.

Reste que l'arrivée de nouvelles enseignes le rend désormais absolument indispensable. Je propose donc tout simplement qu'on engage au plus vite la démarche de son adoption !

 

Emmanuel Wormser

30 janvier 2014

Idée n°38 : les idées de François

Les idées de François

En allant chercher notre pain quotidien, et par un petit détour devant notre mairie... je trouve un signe du Malin... ou du Destin ?

Dans nos expressions populaires : une langue de vipère (ou une langue de bois ?), qui se faufile comme une couleuvre (ou les fait avaler), qui reste de bois, dont on fera le radeau de la Méduse (et sa coiffure de serpents)... Je suis certain que vous en connaissez d'autres ! Facile....et peut s'appliquer à toute circonstance.

Ce superbe serpent de bois a trouvé sa place sous notre sapin, pour tenter les âmes paisibles en ce jour de Noël.

 Serpent fourchu de François - petit.jpg

Je ne saurais avoir la verve du Crollois pour les mettre en musique, mais quelques points d’amélioration sur la commune me viennent à la pensée :

-         Changer le mobilier éco-ethno-bois du parc Paturel en bancs agréables à notre séant

-         Mettre des lumières rasantes moins puissantes dans le chemin traversant de Paul Paturel

-     Inverser la position des lampadaires sur la rue Francois Mitterrand pour éclairer la piste piétonne/cyclable plutôt que la route.

     Proposer une desserte bus pour rallier les marchés de Brignoud le samedi et Crolles le dimanche (Montfort/Croponoz/Bas/Brignoud-Mairie)

-        Proposer une ouverture de la déchetterie plus étendue (même si ce n’est pas du ressort de Crolles, je sais), mais permettrait d’amener nos déchets avant d’aller au travail la semaine plutôt que de faire le déplacement exprès le samedi

-         Proposer une offre de service LOCALE personnalisée (~taxi) pour une somme modique (style 5 €)

o   Ramassage de déchets encombrants

o   Aller faire les courses dans la zone industrielle

o   Aller à l’espace belle-Etoile

-        Mettre des places de parc spécifiques vélo devant tous les magasins de la zone industrielle

-        Refaire l’agencement du parking devant Mr Bricolage pour avoir un vrai trottoir

-      Décrire de manière plus explicite la fonction des bâtiments administratifs (école, mairie, ça va, mais les autres ?)

-     Faire arrêter l’enseigne verte de Satoriz la nuit après la fermeture (c’est pas très ECO-xxx d’éclairer le parc)

-        Mettre des lumières rasantes moins puissantes dans le chemin traversant de Paul Paturel

-        Faire respecter les tailles maximales de hauteurs/largeurs de haies bordant les trottoirs

François Gigon, décembre 2013 – janvier 2014

29 janvier 2014

Idée n°37 : En finir à Crolles avec les petits arrangements entre amis

Dans l'idée n°25, je proposais que la commune et ses élus, actuels et futurs, admettent que la loi est l'expression de l'intérêt général...

De -nombreuses- décisions rendues par la justice administrative lors du mandat qui se termine ont condamné l'illégalité de l'action communale. Certaines ont mis en évidence des "petits arrangements entre amis" : au delà de la seule violation de la loi, c'est un processus décisionnel totalement dévoyé qui est montré du doigt, dans lequel l'intérêt de quelques uns a prévalu sur l'intérêt général*.

Combien de crollois ont entendu : "Si tu prévois telle ou telle couleur -ou largeur de fenêtre ou orientation de toiture...-,h-20-2663769-1324291561.jpgça ne me plaira pas et je m'opposerai à ton permis de construire, et si tu veux contester, va au tribunal : ça te prendra au moins trois ans !", alors même que le règlement du plan local d'urbanisme, seul opposable aux demandes de travaux, n'impose rien sur la prescription imposée ?

En ajoutant une règle à la règle, l'auteur d'une telle phrase cherche presque toujours à arranger le voisin -connu de longue date et bon électeur- qui voit d'un mauvais oeil son environnement évoluer...

Même si un tel comportement est, par principe, éminemment condamnable, ça ne va pas beaucoup plus loin.

 

 

En revanche, qu'il me soit ici permis de citer trois "projets" où les petits arrangements entre amis sont à l'origine de l'annulation des décisions locales par le juge.

  • Une parcelle au découpage compliqué qui rend difficile l'implantation d'un gros immeuble si l'on veut respecter les règles de distance à la limite de voirie : qu'importe ! On invente un projet d'élargissement de la voie, on ajoute une cession -contraire à la Constitution- d'une écaille de cette propriété... et hop, le tour est joué ! Par cet artifice, la construction autorisée sera construite en limite de la voie publique, conformément au POS de l'époque... Le juge annule le permis de construire et la construction, érigée malgré cela, n'est finalement pas en limite de propriété : vous pouvez la voir rue de Mayard.
  • On a à Crolles des terrasses de bistrot implantées sur le domaine public. La loi, dans un objectif de bonne gestion du bien public -j'ose dire "en bon père de famille"-, impose qu'une telle occupation fasse l'objet de redevances fixées en fonction des bénéfices tirés de cette occupation. Ben oui, mais à Crolles, on n'a jamais fait payer... alors le maire propose au conseil municipal de formaliser les autorisations d'occupation en prévoyant qu'elles ne feront l'objet d'aucune redevance. Le juge a annulé les délibérations qui prévoyaient cela. Mais alors qu'importe : à ce jour, la commune n'a pris aucune nouvelle délibération et préfère maintenir une situation d'occupation irrégulière de son domaine, sans titre ni redevance...

  • Pour réaliser un cheminement piétonnier, on peut utiliser la procédure de déclaration d'utilité publique: elle est bien connue à Crolles puisqu'elle a été largement utilisée pour constituer des réserves foncières, terrains acquis au prix de la terre agricole et revendus au prix du constructible. Qu'importe : on ne va quand même pas faire ça avec tout le monde. Alors on va rendre constructible le terrain du propriétaire pour que, non constructible au départ, il acquière la valeur du terrain à bâtir. Un petit deal facile... mais illégal car constitutif de détournement de pouvoir. Le juge annule l'opération, avec pertes et fracas ! Alors, vite, vite, vite, on approuve un nouveau PLU prévoyant la même disposition et... sachant que, vraisemblablement, on va à une nouvelle annulation notamment pour le même motif, le maire a tranquillement proposé aux élus d'acquérir ces parcelles au prix de 160 euros le m2, ce qu'ils ont approuvé à l'unanimité !

 

Et si on plaçait l'intérêt général avant l'intérêt de quelques uns, ce serait pas mal, non ?

 

Emmanuel Wormser

 

* Pour en savoir plus sur le concept d'intérêt général, parcourez le remarquable rapport du Conseil d'Etat sur le sujet, rédigé il y a 15 ans déjà : il n'a pas pris une ride !