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07 février 2014

Idée n°45 : Créer et faire vivre une « Boite à échanges »

Une idée pragmatique et opérationnelle ; Créer une « Boite à échanges », véritable facilitateur de liens et d’échanges locaux.

Nos garages et nos greniers regorgent d’objets divers et variés qui ne demandent qu’a (re)servir.

Comment prêter, échanger, louer, donner, vendre, emprunter,… des objets, des outils, du matériel,… voire des offres de services ?

Comment savoir où et qui et accéder rapidement à l’information ?

646901823.2.jpgL’idée est de créer un site Internet, hébergé sur le site de la Mairie et de la Communauté de Communes permettant aux personnes volontaires de répertorier la liste des objets dont ils ont peu ou plus l’usage et qu’ils peuvent mettre à disposition, ainsi que ses coordonnées. Des sites existent au plan national mais ils se heurtent à la limite du manque de proximité ; le territoire communal parait être le bon échelon pour développer ce niveau d’échanges.

 

Dans un état d’esprit durable, l’objectif est de lutter contre la gabegie ambiante et une sorte de consumérisme effréné et sans limites. Il s’agit aussi de favoriser la mise en relation entre des particuliers de façon très locale et pour des besoins ponctuels ou réguliers, d’inciter a la mutualisation et au partage et d’enclencher des initiatives solidaires.

entraide.jpgExemples : Je possède un échafaudage stocké dans mon garage et qui peut servir à quelqu’un, j’ai besoin d’une bétonnière pour un petit travail de maçonnerie, …

Alors, on ose ? L’expérience est à tenter et à développer car l’idée reste simple et pragmatique mais elle me parait porteuse de liens sociaux er d’avenir.

Jean-Bernard Dop

06 février 2014

Idée n°44 : à Crolles, être fair-play quand on se fait prendre les doigts dans le pot de confiture

On avait découvert ce comportement chez certain ministre du budget détenteur de compte en Suisse : une colère digne de celle d'une vierge effarouchée à la lecture d'un test de grossesse positif.

Notre député nous offrirait-il le même spectacle dans un article du Dauphiné publié il y a quelques jours ? En tous cas, l'est pas content, notre député ... pas content  du tout même...

 

Les él1212313589.2.jpgus de tous bords ont la maitrise de la communication et le Dauphiné publie plus facilement leurs états d'âme que les réactions que suscite leurs propos : et si on ouvrait aux citoyens, dans le journal municipal et sur le site web de la ville, un droit de réponse aux interventions du maire ou des adjoints dans la presse ou lors des cérémonies officielles ?

En attendant, notre maire nous dit sa colère de s'être fait pincer trop souvent pendant le mandat municipal qui s'achève, dans des dossiers où, au nom d'un soi-disant intérêt général qu'il croit pouvoir maitriser, il s'est tranquillement assis sur les règles les plus élémentaires de la démocratie.

 Mais de quoi parle-t-il ?

 guignol.jpgDe dossiers retardés par ceux qui ont dû aller en justice pour que le bon sens l'emporte ?

Même pas: aucune action contentieuse engagée à l'encontre de la commune par ceux qu'il vise dans l'article n'a eu pour effet de suspendre la réalisation des projets.

Seule l'illégalité, -confirmée par une annulation juridictionnelle- des décisions qu'il a prises a pu avoir un tel effet... et c'est le cas dans les quatre dossiers cités !

Des dossiers retardés par une obsession du contentieux (sic!) ?

Oui, parce que l'obsession du contentieux n'est pas là où il la montre du doigt : qui donc fait systématiquement appel des décisions rendues par le juge local dans l'espoir finalement vain que le "juge du dessus" aura une lecture différente des faits ? La commune sur proposition du maire...

Les frais de justice pour la collectivité sont le fruit de cet entêtement.

Et puis, à un moment, ne doit-on pas parler, comme en miroir, d'obsession de l'illégalité ?

Des dossiers retardés par une confusion tenace entre intérêt personnel, intérêt public, intérêt général et utilité publique ?

Oui, et un député aussi actif à l'Assemblée Nationale n'ignore pourtant pas la distinction fondamentale de ces concepts et des critères qui permettent de les apprécier...

Le résultat de cette confusion est terrible pour l'honneur de la commune: celle-ci s'est récemment vue condamnée pour une opération dépourvue d'intérêt général, entachée de détournement de pouvoir et fruit d'une tromperie du public !

L'arbitrage en ce sens du Conseil d'Etat, réclamé par le maire lui même, vaut à Crolles d'être montrée du doigt dans toute la presse spécialisée (Actualités juridiques du droit administratif, Actualités Francis Lefebvre, Bulletin juridique de droit de l'urbanisme, Gazette du Palais, Revue Construction et Urbanisme, Revue de droit immobilier, Revue Lamy des Collectivités territoriales... et ce n'est pas fini !).

Des dossiers retardés par un mépris assumé de la démocratie environnementale ?

Assurément... et ces projets ne sont pas seulement retardés : ils ne verront le jour que revus, corrigés, améliorés. Certains ne verront jamais le jour, d'ailleurs : il est temps d'arrêter de faire croire que tout -et surtout n'importe quoi- est possible !

Alors, propos mensongers ? Non, seulement colériques face à l'indignation manifestement bienvenue de certains...

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et puis... les résidents de l'aire d'accueil -que je salue au passage- ne me contrediront pas : après, après

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 avec l'hommage qui s'impose !

 

Emmanuel Wormser

05 février 2014

Idée n°43 : apprendre aux enfants à traverser la route

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Je propose l'idée d'avoir une intervention dans les écoles, faite par des Crollois formant la Brigade de la Sécurité Routière Crolloise pour rappeler aux enfants de toujours regarder en traversant les routes, car s'ils sont prioritaires sur les passages piétons, on oublie souvent que les automobilistes, eux, ne respectent pas forcément leur droit de s'arrêter pour laisser passer.
 
Je souhaite rappeler que dans la grande avenue qui part de l'autoroute vers la Nationale... un enfant a été tué sur un passage piéton il y a un certain temps, car une voiture s'est arrêtée mais pas celle qui était à gauche et qui, allant trop vite, a percuté l'enfant. La première voiture a regretté  s'être arrêtée, se disant qu'elle aurait mieux fait de ne pas laisser passer l'enfant. Mais si la deuxième avait roulé au pas, aux abords du passage piéton, comme tout bon automobiliste, afin d'anticiper un éventuel passage d'enfant, alors, l'enfant aurait gardé la vie.
 
646901823.2.jpgCette Brigade aurait pour mission de rappeler aux enfants que la route est un endroit dangereux, qu'ils ne font pas le poids contre une voiture et que flirter en trottinette sur les routes, même celles de "quartiers calmes", est risqué pour eux. Lorsqu'ils traversent au feu vert piétons, mais que les voitures qui tournent viennent d'avoir le vert et vont si vite qu'ils ne s'arrêtent pas pour les piétons, les enfants sont alors très vulnérables et fragiles. La Brigade leur rappellerait à nouveau qu'il faut regarder si les voitures s'arrêtent et les ont bien vus.
 
Un enfant n'est pas de grande taille et ne se voit pas ; il est trop tard à jamais quand l'accident mortel frappe.
 
Avec toutes mes pensées de taxi et ambulancière de Crolles, faisant partie aussi de la Réserve de Crolles restant vigilante quant aux catastrophes pouvant advenir dans notre commune.
 
Chloé Laroche
(Ambulance38)

04 février 2014

Idée n°42 : La boutique de l'emploi

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Comme en matière de création d'emploi, il ne faut jamais baisser les bras, je propose que Crolles investisse dans le développement des entreprises sur le territoire de sa commune et du Grésivaudan.


Mon idée est de créer une "boutique de l'emploi". Telle une autre enseigne, cette échoppe aura pignon sur rue, elle aura une devanture alléchante et son logo brillera au firmament de la zone commerciale de Crolles. Ainsi, son rôle de facilitateur d'emploi s'affichera aux yeux de tous.

Cette boutique sera réelle et virtuelle car on pourra aussi la contacter par internet.

C'est ainsi qu'elle ira au devant des Crollois, pour les aider à créer des entreprises et donc des emplois. Dans ses rayons, chacun y trouvera une boite à outil à sa convenance. En poussant sa porte, l'autoentrepreneur qui veut se lancer, le créateur qui veut monter sa "boite", l'artisan qui veut embaucher, le chômeur qui a une idée....trouvera des réponses à ses innombrables questions. Et qui sait, peut être qu'il y trouvera des solutions ?

Je conçois cet espace comme une interface entre le créateur et son entreprise... Mais son rôle ne s’arrêtera pas à "attendre le client" derrière son comptoir. Il sera aussi d'aller au devant de l'emploi, dans les grandes et petites entreprises, les institutions et les administrations.

L'ambition de cette boutique sera de donner l'impulsion à l'emploi....

Claude Muller

 

03 février 2014

Idée n°41 : Un tramway nommé (re-)désir

tram crolles.jpgTout le monde a entendu parler du tramway à Crolles, des cartes postales le montrent, des édifices en rappellent la présence.

La "RN" garde sa trace. et beaucoup se demandent : "mais pourquoi pas le retour du tramway dans le Graisivaudan, puisqu'il y existait ?"

 

idee v2.jpgGrenoble rajoute ou rallonge des lignes; et depuis la Tronche, il serait permis de récréer le tracé.
Quitte a éviter le détour pittoresque des Ecoutoux, et rester sur la Grand'route jusqu'à Montfort, ou plus loin pour rejoindre le Touvet.

 

Pour faciliter l'insertion des lignes de tramway, on cherche toujours à mettre ce service en site propre, ce qui le
rendrait incompatible à nos chères (sic !) voitures.

tram Blagnac.jpgMais pourquoi justement ne pas le mettre au beau milieu de cette chaussée, comme il l'était autrefois ?
Au lieu de ralentir le trafic par des dos d'ânes, signalisation verbalisatrice, chicanes...
Un tram qui s'arrête au milieu du village vous fera patienter quelques instants. et repartira beaucoup plus vite que son ancêtre, sans vous faire perdre plus de temps que les bus jaunes....sur cette photo on voit qu'a Crolles le tram ne gênait pas forcément le trafic. Et qu'à Blagnac, les automobilistes survivent malgré le tram...

François Gigon

01 février 2014

Idée n°40 : favoriser sincèrement la participation du public à Crolles

La convention d'Aarhus identifie trois leviers indispensables à l'exercice de la démocratie : l'accès à l'information, la participation du public, l'accès à la justice. Lorsqu'il ressort de l'exercice du troisième levier que les deux premiers ont été écrasés sous la botte de certain, on doit s'interroger sur l'exemplarité douteuse de son action.

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Dans l'idée n°25, je proposais que la commune et ses élus, actuels et futurs, admettent que la loi est l'expression de l'intérêt général...  De -nombreuses- décisions rendues par la justice administrative lors du mandat qui se termine ont condamné l'illégalité de l'action communale.

Certaines ont mis en évidence des "petits arrangements entre amis" : j'ai décrit quelques unes d'entre elles dans un fil précédent. D'autres caractérisent un véritable mépris pour la participation du public au processus décisionnel administratif.

C'est notamment le cas lorsque le maire refuse la communication d'un document administratif qu'il détient. Nous y avions fait mention dans LeCrollois.fr et le juge a sévèrement condamné ce comportement.

logo j aime crolles - petit.jpgSur ce point, il faudrait assurément répondre rapidement aux demandes d'informations du public et aux demandes d'accès aux documents administratifs. Donner délégation à des cadres municipaux pour communiquer -sans autorisation préalable et bien inutile du maire- des documents administratifs ferait gagner du temps et réduirait considérablement tout risque de politisation de ces réponses. Les erreurs -refus ou acceptations injustifiés- seraient alors à traiter sous le seul angle des erreurs professionnelles.

Lorsque les insuffisances d'un dossier ont été explicitement relevées lors de l'enquête publique puis lors de démarches amiables systématiquement mises en œuvre avant tout action juridictionnelle, c'est en toute connaissance de cause que la commune assume les effets d'une présentation des données incomplètes voire tronquées au public lors des processus de concertation. 

C'est ainsi que le juge administratif a dû annuler les décisions prises à l'issue de procédures au cours desquelles les insuffisances du dossier d'enquête ont eu pour effet de nuire à l'information complète de la population et ont été de nature à exercer une influence sur lesdites décisions: on citera pêle-mêle l'aire d'accueil des gens du voyage, le PLU de Crolles, les digues du Fragnès.

C'est aussi très manifestement le cas lorsqu'elle cache aux administrés qu'un projet qui n'a recueilli que des critiques continue en fait à se construire : c'est le cas de l'agrandissement de Casino sur lequel la commune n'a clairement jamais communiqué... et du déplacement de la déchetterie, officiellement enterré après la violente contestation exprimée lors d'une réunion publique en mairie sur le sujet mais dont on apprend, par la communauté de communes, que la phase "réalisation" approche.

C'est enfin, et quelle honte, le cas lorsque la présentation trompeuse d'un projet a eu pour effet l'annulation juridictionnelle de la décision du Conseil municipal !

la participation baffouee.jpg

 

Et si, maintenant, au lieu de la détruire, on donnait vraiment à la participation du public la place qui est la sienne ?

 

Emmanuel Wormser

31 janvier 2014

Idée n°39 : observer et proposer

Partir du quotidien : observer et proposer

Partir du quotidien … l’exercice n’est pas si banal pour des villageois mondialisés nageant dans les concepts planétaires, pour les crollois croulant sous le travail ou angoissés par le vide.

Ma proposition, aujourd’hui, est de s’entraîner à observer et proposer. L’idée est la suivante : qui observe bien propose en chemin.

Je n’ai qu’un seul conseil. C’est celui de la créativité : ne pas se censurer Tout le monde a des indignations, des enthousiasmes, des revendications, des suggestions. Mais, hélas, peu de gens les expriment publiquement.

Alors, il y a une solution. C’est le partage du travail. Par exemple, certains observent et proposent, et d’autres publient sur le crollois.fr.

Maintenant, je vous donne un exemple – l'idée n° 38. Un lecteur, qui se prénomme François, avec un G comme Gigon, nous envoie une photo (il a observé). Quelques jours plus tard, il envoie une liste de propositions pour Crolles. Au premier abord, on se dit « il exagère ! C’est un râleur. Ces idées sont trop triviales, terre à terre, c’est ras des pâquerettes. ».

Mais voilà que les camarades du crollois s’enthousiasment et s’écrient : il faut tout publier, sans rien changer ! Alors, à mon tour, je relis les idées de François, je les relie à d’autres, j’en pique une (les horaires de la déchetterie), puis deux (les trottoirs), puis trois (la présente idée) … j’en mijote une quatrième (sur les bancs publics) … je n’ai pas l’intention de m’arrêter là.

Surprise : ce qui paraissait un inventaire à la Prévert, jeté en quelques minutes sous le clavier, se révèle d’une richesse fabuleuse.

La démonstration est faite : vos idées sont de l’or.

Francis Odier, janvier 2014

30 janvier 2014

Idée n°38 : les idées de François

Les idées de François

En allant chercher notre pain quotidien, et par un petit détour devant notre mairie... je trouve un signe du Malin... ou du Destin ?

Dans nos expressions populaires : une langue de vipère (ou une langue de bois ?), qui se faufile comme une couleuvre (ou les fait avaler), qui reste de bois, dont on fera le radeau de la Méduse (et sa coiffure de serpents)... Je suis certain que vous en connaissez d'autres ! Facile....et peut s'appliquer à toute circonstance.

Ce superbe serpent de bois a trouvé sa place sous notre sapin, pour tenter les âmes paisibles en ce jour de Noël.

 Serpent fourchu de François - petit.jpg

Je ne saurais avoir la verve du Crollois pour les mettre en musique, mais quelques points d’amélioration sur la commune me viennent à la pensée :

-         Changer le mobilier éco-ethno-bois du parc Paturel en bancs agréables à notre séant

-         Mettre des lumières rasantes moins puissantes dans le chemin traversant de Paul Paturel

-     Inverser la position des lampadaires sur la rue Francois Mitterrand pour éclairer la piste piétonne/cyclable plutôt que la route.

     Proposer une desserte bus pour rallier les marchés de Brignoud le samedi et Crolles le dimanche (Montfort/Croponoz/Bas/Brignoud-Mairie)

-        Proposer une ouverture de la déchetterie plus étendue (même si ce n’est pas du ressort de Crolles, je sais), mais permettrait d’amener nos déchets avant d’aller au travail la semaine plutôt que de faire le déplacement exprès le samedi

-         Proposer une offre de service LOCALE personnalisée (~taxi) pour une somme modique (style 5 €)

o   Ramassage de déchets encombrants

o   Aller faire les courses dans la zone industrielle

o   Aller à l’espace belle-Etoile

-        Mettre des places de parc spécifiques vélo devant tous les magasins de la zone industrielle

-        Refaire l’agencement du parking devant Mr Bricolage pour avoir un vrai trottoir

-      Décrire de manière plus explicite la fonction des bâtiments administratifs (école, mairie, ça va, mais les autres ?)

-     Faire arrêter l’enseigne verte de Satoriz la nuit après la fermeture (c’est pas très ECO-xxx d’éclairer le parc)

-        Mettre des lumières rasantes moins puissantes dans le chemin traversant de Paul Paturel

-        Faire respecter les tailles maximales de hauteurs/largeurs de haies bordant les trottoirs

François Gigon, décembre 2013 – janvier 2014

29 janvier 2014

Idée n°37 : En finir à Crolles avec les petits arrangements entre amis

Dans l'idée n°25, je proposais que la commune et ses élus, actuels et futurs, admettent que la loi est l'expression de l'intérêt général...

De -nombreuses- décisions rendues par la justice administrative lors du mandat qui se termine ont condamné l'illégalité de l'action communale. Certaines ont mis en évidence des "petits arrangements entre amis" : au delà de la seule violation de la loi, c'est un processus décisionnel totalement dévoyé qui est montré du doigt, dans lequel l'intérêt de quelques uns a prévalu sur l'intérêt général*.

Combien de crollois ont entendu : "Si tu prévois telle ou telle couleur -ou largeur de fenêtre ou orientation de toiture...-,h-20-2663769-1324291561.jpgça ne me plaira pas et je m'opposerai à ton permis de construire, et si tu veux contester, va au tribunal : ça te prendra au moins trois ans !", alors même que le règlement du plan local d'urbanisme, seul opposable aux demandes de travaux, n'impose rien sur la prescription imposée ?

En ajoutant une règle à la règle, l'auteur d'une telle phrase cherche presque toujours à arranger le voisin -connu de longue date et bon électeur- qui voit d'un mauvais oeil son environnement évoluer...

Même si un tel comportement est, par principe, éminemment condamnable, ça ne va pas beaucoup plus loin.

 

 

En revanche, qu'il me soit ici permis de citer trois "projets" où les petits arrangements entre amis sont à l'origine de l'annulation des décisions locales par le juge.

  • Une parcelle au découpage compliqué qui rend difficile l'implantation d'un gros immeuble si l'on veut respecter les règles de distance à la limite de voirie : qu'importe ! On invente un projet d'élargissement de la voie, on ajoute une cession -contraire à la Constitution- d'une écaille de cette propriété... et hop, le tour est joué ! Par cet artifice, la construction autorisée sera construite en limite de la voie publique, conformément au POS de l'époque... Le juge annule le permis de construire et la construction, érigée malgré cela, n'est finalement pas en limite de propriété : vous pouvez la voir rue de Mayard.
  • On a à Crolles des terrasses de bistrot implantées sur le domaine public. La loi, dans un objectif de bonne gestion du bien public -j'ose dire "en bon père de famille"-, impose qu'une telle occupation fasse l'objet de redevances fixées en fonction des bénéfices tirés de cette occupation. Ben oui, mais à Crolles, on n'a jamais fait payer... alors le maire propose au conseil municipal de formaliser les autorisations d'occupation en prévoyant qu'elles ne feront l'objet d'aucune redevance. Le juge a annulé les délibérations qui prévoyaient cela. Mais alors qu'importe : à ce jour, la commune n'a pris aucune nouvelle délibération et préfère maintenir une situation d'occupation irrégulière de son domaine, sans titre ni redevance...

  • Pour réaliser un cheminement piétonnier, on peut utiliser la procédure de déclaration d'utilité publique: elle est bien connue à Crolles puisqu'elle a été largement utilisée pour constituer des réserves foncières, terrains acquis au prix de la terre agricole et revendus au prix du constructible. Qu'importe : on ne va quand même pas faire ça avec tout le monde. Alors on va rendre constructible le terrain du propriétaire pour que, non constructible au départ, il acquière la valeur du terrain à bâtir. Un petit deal facile... mais illégal car constitutif de détournement de pouvoir. Le juge annule l'opération, avec pertes et fracas ! Alors, vite, vite, vite, on approuve un nouveau PLU prévoyant la même disposition et... sachant que, vraisemblablement, on va à une nouvelle annulation notamment pour le même motif, le maire a tranquillement proposé aux élus d'acquérir ces parcelles au prix de 160 euros le m2, ce qu'ils ont approuvé à l'unanimité !

 

Et si on plaçait l'intérêt général avant l'intérêt de quelques uns, ce serait pas mal, non ?

 

Emmanuel Wormser

 

* Pour en savoir plus sur le concept d'intérêt général, parcourez le remarquable rapport du Conseil d'Etat sur le sujet, rédigé il y a 15 ans déjà : il n'a pas pris une ride !

28 janvier 2014

Idée n° 36 : idée grecque

Idée grecque

D’accord, ce n’est pas le meilleur moment pour en parler. La canicule est loin. Mais, souvenez-vous de ces jours terribles où le soleil torride oblige le crollois à se terrer chez lui ou à échouer piteusement – toute honte bue – dans la fraicheur artificielle et émettrice de gaz à effet de serre d’un magasin ou d’un véhicule climatisé.

Imaginons l’avenir. Nous n’avons eu qu’un avant-gout de réchauffement.  Alors, mieux vaut prendre les devants.

ville grecque - petite.jpgJe n’ai pas eu la chance de voyager en Grèce, mais on m’a raconté. Là-bas, dans ce pays qui inventa la philosophie et l’agora, les maisons sont blanches et renvoient les rayons du soleil généreux mais excessif dans sa présence.

L’innovation peut se nicher dans un pot de chaux.

Certains, à l’inverse, défendent l’idée de peindre les tuiles en noir pour économiser le chauffage l’hiver. Comment savoir ?

La proposition est d’étudier, d’expérimenter et de partager les expériences. Cela commence par quelques libertés à accorder, dans le règlement d’urbanisme, aux habitants des quartiers récents pour qu’ils puissent aménager leur toit, le chauler, l’arroser … sans passer des jours à demander des autorisations à une administration tatillonne.logo j aime crolles - petit.jpg

La proposition est de ne pas tout miser sur la haute technologie industrielle, mais de faire aussi confiance à l’inventivité des bricoleurs et artisans, ce qui suppose d’assouplir les règlements. Nos lotissements ne sont pas des chefs d’œuvre d’urbanisme qui devraient rester immuables. Aujourd’hui, la règle c’est la tuile « rouge nuancé, vieilli ou flammé ». Autorisons les exceptions.

Francis Odier, janvier 2014

 

Sur le web :

http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/developpement-durable-toits-blancs-rafraichir-villes-22452/

http://www.20minutes.fr/ledirect/815454/peindre-toits-blanc-rafraichirait-climat

http://www.latribune.fr/green-business/l-actualite/20120416trib000693795/co2-supprimer-les-voitures-c-est-bien-peindre-les-toits-en-blanc-c-est-mieux.html