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06 mars 2014

Idée n°65 : commander des études opérationnelles quand la stratégie a été définie

La communauté de Communes du Grésivaudan s'apprête à commander une étude tarifaire sur ses transports. Alors que le plan de déplacement urbain est en cours de réflexion, est-ce bien le moment ?

185px-Clausewitz.jpgLa gestion raisonnée d'une entreprise emprunte au vocabulaire de la guerre les mots que von Clausewitz a déclinés dans son fameux traité. La politique décide des fins à atteindre, détermine une stratégie qu'on décline dans des objectifs opérationnels qui sont mis en œuvre au travers de tactiques locales ; la mesure de l'efficacité finale du dispositif permet de le réviser régulièrement pour atteindre les résultats escomptés.

Il n'y a aucune raison objective pour qu'une collectivité décide différemment de ses propres orientations.

D'ailleurs, quand elle brûle une de ces étapes, elle rencontre souvent des obstacles qui font perdre tout efficacité à l'activité débordante qu'elle déploie...

 

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C'est ainsi, par exemple, que par une construction parfaitement inverse

  • en partant des règles techniques -le règlement-
  • pour déterminer des objectifs opérationnels -le rapport de présentation-
  • permettant d'aboutir à la stratégie politique -le projet d'aménagement et de développement durable-

la commune de Crolles a construit un plan local d'urbanisme (PLU) en creux qui ne permet pas de promouvoir effectivement les petits commerces de proximité et autorise l'implantation de nouvelles grandes enseignes pourtant décriées lors de la concertation préalable à son approbation.

 

Il en3131634505.gif va exactement de même lorsqu'on commande des études techniques avant d'avoir décidé politiquement des objectifs à atteindre, de leur priorisation et des budgets qu'on pourra allouer aux réalisations.

La communauté de communes du Grésivaudan nous a parfois confrontés à de tels errements : les études proprement délirantes engagées il y a quelques années pour conclure à l'inadaptation d'une liaison téléphérique inter-rives en est un bon exemple : à ce jour, la traversée Crolles-Brignoud n'a pas avancé d'un pouce mais on a perdu quelques années et quelques deniers en expertises...

 

En matière de déplacements justement, une stratégie intercommunale est en cours d'élaboration : elle sera formalisée dans un document important, opposable aux communes, appelé Plan de déplacements urbains, qui devrait être approuvés en 2015 si l'on en croit les rares informations disponibles sur le site de la Com'Com...et qui devrait, selon ses auteurs "aboutir à la préconisation d’actions permettant de diminuer la part de la voiture individuelle dans les déplacements au profit des modes alternatifs et moins polluants tels que la marche, le vélo, les transports en commun..."

On aura donc là l'engagement politique d'une stratégie volontariste traduite en objectifs opérationnels.

Force est alors de s'interroger sur l'opportunité de l'appel d'offres récemment mis en ligne sur le bulletin officiel des marchés publics (BOAMP) : le Grésivaudan souhaite en effet disposer dès maintenant d'une étude tarifaire sur le fonctionnement de ses lignes. La lecture du cahier des charges de l'appel d'offre mérite le détour : tous les possibles sont ouverts. Il me semble pourtant évident qu'une politique tarifaire n'est rien autre qu'une tactique permettant d'atteindre les objectifs déterminés dans le cadre de la stratégie politique... et si, à l'issue des travaux sur le plan de déplacement urbain, il s'avère évident que la bonne échelle pour organiser les transports urbains n'est pas le Grésivaudan -on le pressent déjà dans l'appel d'offres lui même !-, pourquoi lancer si vite une telle étude ?

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En matière de transport, d'urbanisme ou d'élimination des déchets par exemple, je propose donc très simplement qu'on ne commande des études opérationnelles que lorsque la stratégie politique et les objectifs à atteindre ont été clairement définis et hiérarchisés.

 

Emmanuel Wormser

 

05 mars 2014

Idée n°64 : mettre les retraité(e)s au travail !!!!!

Une priorité devrait être donnée à l'éducation dans notre région.

1212313589.4.jpgPourquoi pas proposer voire plus ... aux retraité(e)s  de consacrer 10 à 20% de leur temps à des activités non lucratives centrées principalement dans l'éducation, l'encadrement.

Il y a un gâchis énorme de perte de savoir et de compétence qui ne sont pas transmis à l'arrêt de l'activité professionnelle.

Les acquis à l'entrée du secondaire sont  dramatiquement faibles, de l'ordre de 30 à 40 % des enfants ne maîtrisent pas  les bases du français et des mathématiques de leur programme du primaire.

Surveiller une étude, être répétiteur de leçons, transmettre des notions de politesse et de respect, encourager la ponctualité,  être accompagnateur de pédibus, vélobus, donner responsabilité et autorité aux personnes mandatées lors des  traversées des routes, acteur dans les forums des métiers et accompagner des visites sur son ancien lieu de travail  etc , etc ....

La liste est immense.

JP Chollet

 

04 mars 2014

Idée n°63 : le devoir d'inventaire : faire réaliser l'audit des comptes

"En politique, ce qu'il y a souvent de plus difficile à comprendre, c'est ce qui se passe sous nos yeux" (Tocqueville).Tocqueville - photo.jpg

L’élection est le moment du bilan. Au début du mandat, la nouvelle équipe municipale devra s’appuyer sur un diagnostic complet de la situation de la commune.

Sur les aspects financiers, sur la gestion interne des services municipaux (gestion du personnel, efficacité des services …), il n’est pas possible de procéder à ce diagnostic de l’extérieur sans l’engagement du maire. En effet, il faut éplucher les documents de gestion qui ne sont pas tous accessibles au public et, surtout, mener des entretiens avec des agents, avec des interlocuteurs qui travaillent au quotidien avec la mairie (par exemple, les directeurs d’école), avec des usagers qui ne s’expriment en général pas publiquement (par exemple, les principaux employeurs locaux).

logo j aime crolles - petit.jpgD’où la proposition suivante : dès le début du prochain mandat, faire réaliser un audit des comptes par un intervenant spécialisé extérieur. Le terme « audit des comptes » doit être interprété au sens large. C’est un audit de la gestion, au-delà des seules finances.

Pour cet audit, l’idéal serait de solliciter la Chambre Régionale des Comptes dont c’est le métier et qui présente toutes les garanties d’expertise etCour des Comptes.jpg d’indépendance nécessaires. Si la Cour n’est pas disponible dans un délai raisonnable, il conviendra de choisir un prestataire privé à l’issue d’un appel d’offres transparent – en impliquant l’ensemble du conseil municipal (y compris, bien sûr, les conseillers minoritaires).

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03 mars 2014

Idée n°62 : prendre de la hauteur

"A présent, dans cette classe, vous apprendrez à penser par vous-mêmes, vous apprendrez à savourer les mots et le langage !"

"Peu importe ce qu'on pourra vous dire, les mots et les idées peuvent changer le monde"

'C'est dans ses rêves que l'homme trouve la liberté, cela fut, est et restera la vérité"

Le cercle des poètes disparus, John Keating.

Ce film est magique, une merveille. Je vois très nettement la scène. Le professeur monte sur la table, lance un regard sur sa classe, puis apostrophe ses élèves : "Changez de point de vue !" et vous découvrirez le monde.

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Des années plus tard, j'ai fait mienne cette doctrine. Et je vous la propose comme idée : prenez de la hauteur, et vous verrez Crolles sous un autre jour.

Que voit-on depuis le sentier des coteaux ou depuis les contreforts de la Dent de Crolles ?

La continuité urbaine entre Crolles et Bernin, le trafic routier comme si on était sur le bord du trottoir, le périrurbain diffus qui a envahi les terres agricoles, les espaces à protéger autour de l'abbaye des Ayes, le potentiel forestier des contreforts de Belledonne, les industries qui nous font vivre, les blocs arrêtés par la couverture boisée, les oiseaux heureux comme des parapentistes, la pollution pathogène ...

Proposition : une fois par an, pour la séance de juin, transporter le conseil municipal sur les hauteurs de Crolles par le sentier du facteur pour voir et discuter l'urbanisation de la vallée et l'aménagement du territoire.

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 Francis Odier, 2 mars 2014

02 mars 2014

Idée n° 61 : des ronds-points vivants

Qui pourrait me dire qu'il est fier de nos ronds-points ? Qui n'a jamais éprouvé un sentiment d'absurdité devant ces vastes ronds-points, souvent ridiculement décorés ?

Alors, le crollois a réfléchi en groupe. Et voilà, une idée a surgi. Dans certains pays, par exemple en Guadeloupe, il y a des vaches sur les ronds-points.

Mais, ne soyons pas sectaires, vous pouvez préférer les poules ou les moutons. 

Une seule chose compte : que nos ronds-points soient vivants !

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Francis Odier, 2 mars 2014

28 février 2014

Idée n°60 : le noir exigé comme tenue de soirée

Non, il ne s'agit pas là d'un hommage à un film de Blier -littéralement prémonitoire en ce jour de remise des Césars-, ni de l'expression nostalgique d'un temps où l'on s'habillait de soie pour plastronner en soirée.

Simplement le rappel d'un vœu plusieurs fois réitéré : que la nuit, il fasse nuit !

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La nuisance lumineuse ne touche pas que les adorateurs extatiques des étoiles ou les obsédés des économies d'énergie : ses conséquences environnementales sont telles que des règlementations imposant l'"extinction des feux" sont venues suppléer le manque de bon sens de certains.

A Crolles, des progrès peuvent encore être réalisés, notamment sur les voies et places publiques, parfois vivement éclairées à toute heure de la nuit sans qu'on puisse évidemment démontrer que cela maintiendrait la criminalité locale à un seuil plus acceptable ! Les installations récentes ne sont pas mieux loties : le chemin du Trait d'Union ressemble à une piste d'atterrissage pour avions en modèles réduits, alors qu'il est certainement possible de  déclencher son éclairage par un simple système détecteur de présence...

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Je propose donc que la commune se mette en ordre de marche pour pouvoir concourir dès 2014 à la labellisation "Villes et villages étoilés" proposée, avec le soutien du Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, par l'association ANPCEN.

 

Emmanuel Wormser

 

 

 

27 février 2014

Idée n°59 : Traversée Crolles-Brignoud, et si on attendait que ça s'effondre ?

C'est encore François qui le suggère et je partage ici la pointe d'ironie à la Jankélévitch qui émaille son propos :

"Suite à l'exemple de l'écroulement du pont de Le Cheylas, je propose d'attendre pareille mésaventure sur le pont de Crolles-Brignoud pour quantifier exactement ce que cela apportera comme désagrément. On pourra alors relancer un bac sur l'Isère."

Difficile en effet de ne pas faire le lien entre cette mésaventure touchant durement les habitants du Nord de notre vallée et ce qui nous pend localement au nez...

Pour mémoire, voici le reportage de France 3 sur cet évènement dont les conséquences sont encore visibles même depuis l'autoroute en allant vers Chambéry :

 

Alors qu'on en parle depuis 20 ans, rien n'est encore sérieusement programmé -hors de nouvelles et sempiternelles études- pour améliorer effectivement la traversée de l'Isère entre Crolles et Brignoud, notamment pour les piétons et les cycles.

1212313589.3.jpgJe propose donc, plus sérieusement -quoique ?- que le pont, sans doute fragilisé par le flux des poids lourds qui l'empruntent chaque jour, soit interdit à la circulation automobile tant qu'il tient encore debout, pour être désormais réservé à celle des piétons et des cycles, plus respectueuse de son architecture et sa fragile structure et qui peut seule en garantir la pérennité manifestement espérée par tous.

Pour permettre aux véhicules motorisés de passer d'une rive à l'autre, un bac voire, éventuellement, un téléphérique-fret, seraient utilement mis en place.

Emmanuel Wormser

25 février 2014

Idée n°58 : bancs publics, bancs publics

Cette idée est à lire en musique :

Non, ce n'est pas Brassens qui m'a inspiré, mais l'ami François qui proposait de Changer le mobilier éco-ethno-bois du parc Paturel en bancs agréables à notre séant.

Diapositive5.JPGL'idée est intéressante, mais un peu trop ponctuelle à mon gout. Je la soupèse, la triture ... et la mets au frigo. Quelques jours passent. En m'intéressant à Crolles ville 30, je tombe sur un document magnifique de Rue de l'Avenir : c'est l'éloge du banc. C'est décidé, Crolles pourrait devenir la ville du banc. Non pas pour nos séants, mais pour la présence urbaine dans l'espace public.

Le parc du Château serait un bel endroit pour installer des bancs. Nous en avons discuté tout récemment.

Voilà, c'était la vie des idées, les idées cheminent, se posent sur un banc, et puis repartent, emportées par le vent, les tourbillons ou quelques papillons.

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Francis Odier, 24 février 2014

 

Les documents de Rue de l'Avenir (10 Mo) : Espace Public Anne-Faure-Part1.pdf

Espace Public Anne-Faure-Part2.pdf

 

 

24 février 2014

Idée n°57 : construire autour du parc Paturel

Construire, oui, mais où ?

Le besoin de logements est immense, sans fin. Chaque collectivité doit en prendre sa part. Crolles et Bernin bénéficient de nombreux emplois, d'une situation agréable ... mais manquent de logements, en particulier pour les travailleurs de la zone industrielle.

Depuis des années, des terrains sont réservés pour construire sur un site magnifique : le pourtour du parc Paturel. Pourtant, rien ne se passe. Depuis des années, "on" parle d'éco-quartier, puis de quartier durable ... puis de rien du tout.

La proposition n'a rien d'original : construire là où c'est prévu, là où les crollois attendent que l'on construise.

J'ajoute une idée neuve : construire le plus vite possible, en priorité autour du parc Paturel, en commençant par expliquer pourquoi l'écoquartier prévu dans le programme électoral 2008 de la majorité actuelle n'a pas été réalisé, en accompagnant cette priorité par un frein vigoureux aux projets de  constructions anarchiques sur des sites déjà denses (vieux quartiers) ou qui ont vocation à rester ouverts, accessibles à tout public (le parc du Château).

Le parc de logement social à Crolles est aujourd'hui de 23 %. Il ne serait pas raisonnable, il serait même fou, de construire un quartier consacré au logement social. La mixité sociale doit se faire à échelle humaine, à l'échelle de l'immeuble.

L'écoquartier était une belle idée. Il convient maintenant de la concrétiser - quel qu'en soit le nom, quartier durable, quartier tout court, quartier Paturel etc.

Le développement en cours de la grande distribution est en contradiction frontale avec le principe et les objectifs d'un quartier durable, c'est à dire adapté aux enjeux de la transition énergétique et de la refondation urbaine. L'implantation de grandes surfaces aura comme effet mécanique d'augmenter les flux automobiles et de renchérir le prix du foncier, rendant économiquement impossible la construction de logements sociaux à des coûts acceptables.

Il est encore temps de stopper ces dérives obsolètes, mais malheureusement engagées.

Francis Odier, 22 février 2014

Parc Paturel - Google Earth 2010.jpg

23 février 2014

Idée n° 56 : lancer des appels à projets

Depuis des années, la commune de Crolles poursuit des chimères, des projets inutiles ou mal conçus : la déviation, la digue du Fragnès, l'urbanisation du parc du Château. Tel Harpagon, la commune engrange et thésaurise des terrains dont elle n'a pas l'usage. De plus, les réserves foncières dans la zone industrielle sont surdimensionnées compte-tenu des friches industrielles qui existent dans la vallée.

Alors, voilà. Des terrains ont été acquis, par le dialogue, la ruse ou la pression, peu importe maintenant, c'est le passé. Regardons l'avenir. La question se pose : que faire des terrains réservés pour la déviation (qui ne sera pas construite), pour la digue du Fragnès (qu'il faudrait entièrement redessiner), pour les logements du parc du Château (qui n'est en fait pas constructible) ?

logo j aime crolles - petit.jpgLançons des appels à projets. Faisons en sorte que l'usage de ces terrains soit décidé collectivement, en transparence, après réflexion, dans l'intérêt général.

J'anticipe l'appel à projets et je livre ici mes propositions. Une approche globale est nécessaire pour la plaine et les coteaux. Négocions avec les agriculteurs pour remembrer les terrains et créer une ferme communale. En pied de coteaux, le terrain caillouteux est idéal pour la vigne. Dans la plaine, le maraîchage aurait toute sa place. Un partenaire potentiel pour la ferme communale est Terre de Liens.

Dans le parc du Château, au-dessus du chemin du Trait d'Union, il suffit d'installer quelques bancs, pas trop et pour l'usage préférentiels de promeneurs âgés, et jeux pour enfants avec quelques carrés de jardin partagé. Ainsi s'y mêleront dans la journée plusieurs tranches d'âge d'habitants du quartier de l'église.

Le foncier est une denrée rare. Le gaspiller serait fautif. Il y a pire encore : le gaspillage dans l'opacité.

Appel à projets, appel à idées ... construire la ville ... la terre est notre richesse quand elle est ouverte sur le collectif.

Francis Odier, 23 février 2014

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