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02 juillet 2016

Carrefour : le "ouf !" de la commune

Ouf ! doivent se dire les zélés élus de la commune qui ont soutenu le projet d'une nouvelle grande surface commerciale à Crolles : le projet a passé le cap de la CNAC malgré les efforts de deux concurrents... Le permis de construire va enfin pouvoir être accordé.

Nous avions décrit, et , ce projet parfaitement contraire à toutes les promesses électorales du maire et de "son" conseil municipal (joke!) de favoriser les petits commerces.

Après l'avis favorable de la Commission départementale d'aménagement commercial, deux concurrents ont fait appel : Lidl de Crolles et Super-U de Biviers. Le premier s'est désisté -tiens ?- et le second est allé au bout de l'exercice.

carrefourMarket.jpgLa commune, toujours convaincue de l'excellence de ce projet et alors qu'elle pouvait, très simplement, ne pas intervenir dans cette procédure, a envoyé son directeur des services techniques pour défendre le dossier : accompagné par l'avocat de la société, il a su convaincre la commission nationale. Le 12 mai dernier, elle rendait un avis favorable qui vient d'être publié au registre des actes administratifs de la préfecture.

Ouf donc ! Le permis de construire peut maintenant être accordé et rencontrer, si certains décident de le mettre en cause, de nouvelles contestations, devant le juge administratif cette fois, que ce soit par les concurrents de l'enseigne... ou par les voisins du terrain et -pourquoi pas ?- les associations environnementales locales !

Chiche ?

Emmanuel Wormser

29 juin 2016

ECOPLA vivra (peut-être)

C’est un dossier sur lequel tout le monde est d’accord : l’usine doit vivre et rester à Saint-Vincent de Mercuze. Un collectif de salariés se mobilise. Le Grésivaudan a voté une motion de soutien. L’Union Régionale des SCOP appuie le projet. Wauquiez écrit à Macron. Le patronat (Union Des Industries Métallurgiques, Electriques et Connexes) et la CGT font cause commune, le financement participatif (via la plateforme Ulule) s’annonce fructueux … et pourtant, rien n’est sûr, nous aurons peut-être un nouveau sinistre industriel.

logo Ecopla.jpgEn attendant, je vous invite à contribuer au financement du redémarrage de la production, le délai a été prolongé d’une semaine, jusqu’au 6 juillet : https://fr.ulule.com/ecopla-veut-devenir-une-scop/

A quoi va se jouer la pérennité – ou non – d’Ecopla ?

Vu de loin, c’est une question d’économie, le marché, la concurrence, la compétitivité, les résultats financiers etc. Quand on se renseigne, on apprend vite que le dépôt de bilan n’avait rien d’inéluctable, mais qu’il est probablement la conséquence d’errements industriels et / ou de choix financiers des actionnaires au détriment du site de Saint-Vincent de Mercuze. « Revendue plusieurs fois après sa sortie du groupe Pechiney en 1996, Ecopla est victime de ponctions de trésorerie de son actionnaire, au détriment de la satisfaction rapide des demandes des clients » écrit la CGT dans un communiqué.

Je n’ai pas vu les comptes, alors je vais rester prudent, sans avis direct sur la situation. Le fort consensus autour du projet de SCOP donne confiance dans la validité du projet. Je suppose que les services économiques du Grésivaudan et de la Région Auvergne Rhône-Alpes ont étudié le dossier. C’est d’ailleurs ce qui donne du sens aux motions de soutien.

Au fil de l’actualité, la survie d’Ecopla dépend d’une décision de justice (gestion d’une défaillance d’entreprise, choix du repreneur) : le procureur fera-t-il appel de la décision « honteuse » du tribunal de commerce en faveur du groupe Cuki qui propose de payer les dettes sociales et fiscales, de reprendre les machines … et de fermer le site ?

Le procureur dépend du gouvernement, la viabilité de la SCOP dépend du soutien des pouvoirs publics et des collectivités territoriales …. Oublions l’économie, l’affaire est surtout politique. On en revient vite à l’essentiel : quelles ressources sommes-nous prêts à consacrer aux activités productives ? à l’industrie ? à l’emploi ? au travail ?

La compétence économique est partagée entre la communauté de communes, la région, l’état. Un coup d’œil au budget du Grésivaudan (adopté à l’unanimité des suffrages exprimés, avec 5 abstentions, le 4 avril 2016) montre le montant significatif des aides versées à ST (principal employeur privé de la vallée) : 6,5 M€ en 2016, presque 1000 euros par emploi direct. A noter aussi : 650 k€ pour des entreprises labellisées par les pôles de compétitivité Minalogic et Tennerdis. Nous avons déjà parlé dans le Crollois.fr des actions de réhabilitation des friches. Ajoutons 800 k€ pour le secteur touristique (dont une partie pour compenser l’inévitable déclin lié à la baisse de l’enneigement … Sisyphe et les Shadocks en télésiège).

Voilà, nous avons fait le tour de la contribution économique « au service de l’emploi ». Ce n’est pas rien. C’est considérable. C’est bien sûr trop peu pour nourrir une politique de vitalisation industrielle.

Il faudra bien, un jour, mettre le frein sur les dépenses de loisirs et investir encore plus dans la localisation de la production, en acceptant de prendre des risques et de s’endetter. Les collectivités locales ont un fort pouvoir d’entraînement. Chaque euro investi par la puissance publique favorise l’investissement privé. Dans le cas de Grési21 (Centrales Villageoises du Grésivaudan, pour la production locale d’énergie), les personnes privées ont apporté environ 120 k€ et les collectivités 30 k€. Si les collectivités avaient boudé le projet, la mobilisation citoyenne n’aurait pas eu cette ampleur.

Pour Ecopla, les besoins financiers ne sont pas énormes à l’échelle du Grésivaudan. Il manque peut-être 2 M€ si on se place en pure comparaison avec le groupe Cuki, beaucoup moins si les processus de décision (SCOP # cession et fermeture) prenaient en compte les avantages et inconvénients sociétaux de chaque solution.

La proposition conclusive s’impose : créer un fonds d’investissement public, sous l’égide de la communauté de communes, ayant comme vocation de prendre (si possible, à froid, avant toute défaillance économique) des participations minoritaires dans des entreprises du territoire, avec comme principe d’action de susciter des effets d’entraînement sur les investisseurs privés.

Francis Odier, 29 juin 2016

 

Pour mémoire : relire l’idée n° 34 - Idée de politique économique : privatiser et collectiviser, 26 janvier 2014.

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18 mai 2016

Le 10 juin prochain, Bernin 2020 organise une conférence sur la collecte des déchets

2016 04 05 Tract OM V4c.jpg

 

05 mars 2016

Retour sur le dernier conseil communautaire du 29 Fév. 2016

 

 

L'ordre du jour , paru quelques jours  seulement avant la réunion .... comportait 49  points soumis  à délibération  !!!!

Le point N°9 portait sur la  "définition du mode collecte " : points d'apport volontaire (PAV) ou pas, semi ou enterrés.

Après un exposé très dense en chiffres et difficilement synthétique -un élu a même remarqué : "je n'ai rien compris et sur quoi on doit voter !!!!"- le déploiement, sous  certaines réserves, des PAV semi ou enterrés dans les zones d'habitation très dense et dans les zones de montagnes a été voté.

Il a été retenu le scénario le plus dispendieux de 5 millions !!!!!!    Et Hop soyons fou .  Les 77 salariés d' ECOPLA en quête de financement  apprécieront  !!!!

 La société ECO-BOX est missionnée  pour aider à la réalisation d'études complémentaires avec les élu(e)s ....

Le rétro-pédalage est évident, par rapport à la délibération initiale qui prévoyait de déployer 2000 containers -dont la moitié pour les ordures ménagères et autant pour le tri- pour un cout -investissement et fonctionnement- de 16 millions d'euros !!!!!! ( 29 communes de la CCPG et 17 communes rattachés au SIBRECSA)

Comment se fait-il  que cette délibération antérieure, fruit de nombreuses réunions et séminaires n'ait pas résisté aux réunions publiques animées par les élus locaux convertis en VRP de cette solution ? Les remarques de bon père de famille -et de bons sens !- auraient-elles convaincu que les options dument étudiées par le bureau de la CCPG initialement étaient malvenues ?

Ahurissant mais salutaire quant même... d'autant que ce choix de collecte en PAV va l'encontre des objectifs nationaux de réduire le tonnage des ordures ménagères et d'augmenter la qualité du tri : Eco-Emballages estime à 20% la perte de cette qualité, déjà intrinsèquement peu efficace.

 

Cela me rappelle le scénario du câble entre Brignoud/Crolles , décidé, acté, validé, promu dans la presse par les élus lorsque soudain, à la dernière publique à l'Espace Aragon, patatras, tout par terre ... car deux fois plus onéreux, sur vingt ans, que des ponts !!!!!

Il est temps de faire quelques propositions pour réduire le tonnage collecté et augmenter la qualité du tri : leur coût est presque nul  et elles peuvent être mises en œuvre presqu'immédiatement, alors .....

- IMPOSER le regroupement des poubelles individuelles lors de la collecte ( minimum 3 à 4 unités) ; simple politesse et courtoisie pour les employés. La poubelle isolée ne sera pas levée, sauf en zone d'urbanisation diffuse évidemment

- IMPOSER la levée des poubelles que si elles sont pleines au minimum aux 3/4 pleine ; à défaut, pas de levée.

- remplacer les containers à 4 roues par des poubelles individuelles dans les zones pavillonnaires ; ce sont les usagers qui gèrent et trient  leurs rebtus chez eux puis déposent la veille de la collecte la dite poubelle.

- arrêter la sensibilisation  au compostage qui trouve maintenant ses limites grâce au travail de fond entrepris, pour convertir ces ressources humaines dans des études permettant d'expliquer pourquoi les gens ne compostent pas. La loi adoptée sur la Transition Energétique prévoit en 2025 l'obligation de collecte des déchets verts ; autant y réfléchir dés maintenant.

- créer des containers métalliques pour la collecte des vêtements et tissus, type bacs " Relais" : sur Chambéry Métropole, il est collecté 200 tonnes/ an  de vêtement alimentant une brillante économie circulaire (vente, réparation, tri, puis isolant thermique " Mélysse"). Les structures privées  s'arrachent le marché de collecte  lorsqu'il est  proposé. Dans le Grésivaudan, aucune collecte si ce n'est quelques heures certains jours en déchetterie.

- encore une dernière pour la route : lors des conseils communautaires, chaque élu(e) a droit à 2 bouteilles en plastique d'eau ( pétillante et plate). Pourquoi ne pas les remplacer par un broc d'eau et des verres fussent-ils en plastique.  Economie : 150 bouteilles ( facture, stock, gestion, manutention, rangement, frigo  etc ....).  

Vos idées et propositions ?

JP Chollet 

20 février 2016

Gangster ou mafieux ? J'hésite.

Trouver un titre est souvent difficile. Alors, j’hésite. Gangster ou mafieux ? Mafieux ou gangster ? Dites-moi ce que vous en pensez. Voilà l’objet de mon courroux. Peut-être avez-vous reçu la même missive, avec une signature presque gauloise, un nom sorti des Trois Glorieuses, à l’époque du capitalisme à la papa avec ses réseaux et sa corruption débonnaire.

C’est la Générale des Eaux qui nous écrit. Je la croyais disparue, mais la marque a survécu. Il y a du business à faire, et Véolia ne va pas lâcher une si belle pépite. Véolia, on connaît surtout ses camions poubelle. Alors, sur la lettre, Véolia apparaît en petits caractères, uniquement pour les oisifs qui lisent tout … Celle qui nous écrit, c’est Doméo, un nom gentil comme tout. Il y a du domicile là-dedans, on se sent chez soi. Un o comme dans Crolles et deux o comme dans Torino, c’est notre pays. Un m que l’on devrait aimer. Parfait. Ils ont même pensé à l’enveloppe retour, c’est sympa, pas besoin d’acheter un timbre ou de recopier l’adresse.

Je suis curieux, alors Doméo, c’est qui ? Un grand frère qui joue sur le même registre sémantique : Proxiserve. Chouette, quelqu’un de proximité qui va me rendre service.

Et Proxiserve, qui c’est ? Une filiale de Véolia. Je m’en doutais un peu.

Allez, on continue à remonter la filière. Dans Doméo, il y a aussi HomeServe. Et hop, nous voilà à la City, chez les British.

Je ne vous ai pas dit ce que veulent me vendre tous ces lascars : de la tranquillité ! Ils ne pensent qu’à moi, à mon bonheur, ma zénitude parfois menacée par le tourbillon de la vie. Ils ont eu une idée de génie : l’eau, ça coule ; les tuyaux, ça se perce ; les fuites, c’est galère. Et voilà l’offre limpide comme un contrat passé entre la Générale des Eaux et la mairie de Grenoble à l’époque de Carignon : un contrat d’assistance réparations fuites 

Des-fuites-d-eau-entre-assurance-et-plafonnement_reference.jpg

Enfin, je commence à comprendre. Il fallait tout lire. Doméo est une société de courtage en assurance.  Si Doméo est le courtier, il y a un assureur quelque part. Et oui ! Il est à Dublin. C’est Am Trust International Underwriters Limited.

Que se passe-t-il si trop de villageois candides ou paresseux signent ce contrat représentatif du pire volet de la mondialisation ? Votre plombier se voulait artisan. Il se retrouve assujetti à une plate-forme d’appel gérée par des multinationales qui planquent leurs profits dans des paradis fiscaux.

Rassurez-vous, il n’y a aucune arnaque. Tout est parfaitement légal. Mieux, c’est moderne. L’économie numérique, la fluidité, beaucoup en rêvent, au gouvernement et dans les salons d’entrepreneur. Voici notre avenir ubérisé !

Une seule solution, en urgence. Prendre l’enveloppe T. Glisser n’importe quoi dedans, un mot de tendresse pour l’employée qui l’ouvrira ou un mot de colère contre les salauds qui imaginent ce type de montage. Poster l’enveloppe et contribuer ainsi au moins à la survie du service public.

Francis Odier, 20 février 2016

07 février 2016

Points d'apport volontaire : mais au fait, si on les installe, comment financerons-nous la collecte ?

Voilà un autre sujet qui aura fait couler de l'encre !

Celle de nos précédentes chroniques (voir récemment et ) sur ce thème est à peine sèche que, déjà, l'actualité parlementaire impose de reprendre la plume.

logo.pngUne récente réponse ministérielle aux députés va sans doûte faire réfléchir différemment nos élus ; vous pourrez la lire à cette adresse : http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-91445QE.htm  ...

En résumé, le ramassage des ordures ménagères n'est pas sérieusement finançable par la taxe pour l'enlèvement des ordures ménagères et la redevance du même nom doit être réduite .... quand il n'y a pas d'enlèvement des ordures ménagères.

Ça ne devrait surprendre personne : la cour de cassation l'avait déjà tranché en 2006 !

Mais alors, avec les points d'apport volontaire, comment financerons-nous la collecte si la redevance ou la taxe actuellement perçue avec notre taxe d'habitation n'est plus susceptible d'être réclamée ?

Je n'ai pas souvenir qu'on nous l'ait indiqué lors des réunions publiques sur le sujet...

Si vous avez des infos, partagez les par des commentaires ci dessous !

Emmanuel Wormser

01 février 2016

Oui aux grandes enseignes à Crolles !

Le choix de la municipalité de favoriser les grandes enseignes à Crolles n'a pas fini de faire jaser !

Comme je l'avais pressenti dans un article récent (voir là), la commune soutient explicitement le projet de Carrefour, avec ses presque 5000m2 de surface commerciale. C'est ce qui ressort sans détour du compte-rendu de la dernière réunion de la CDAC publié cette semaine dans le registre des actes administratifs de la préfecture (voir là).

La très hypocrite modification du plan local d'urbanisme (voir là) se dévoile dans cette décision : on laisse encore faire ce projet qui va saturer le marché -et asphyxier les derniers petits commerces de Crolles et des communes de la zone de chalandise- et puis on limite symboliquement pour la suite...

D'ailleurs l'enseigne Lidl ne s'y trompe pas : elle va se déplacer dans Crolles... sans s'agrandir !

C'est ce qu'on découvre dans l'ordre du jour de la prochaine commission départementale d'aménagement commercial, sur le site de la préfecture, qui nous apprend que Lidl a déposé le 9 décembre 2015 une demande de permis de construire n 0381401510024 , portant sur une demande de création par transfert de 1420,33 m² de surface de vente d'un supermarché à prédominance alimentaire à l'enseigne "LIDL", sur la commune de Crolles.

Tiens, on a -encore- oublié de nous en parler.

Pendules-et-cristal-boule100-boul100.JPGAu lieu d'envahir l'agenda communal par des réunions publiques bidons promettant un avenir meilleur, ce serait bien que les crollois soient au moins informés du présent déplorable qui se construit sur notre commune...

 

Emmanuel Wormser

 

PS : ajout du 5 février !

un correctif de la décision de la CDAC a été publié ce jour : j'ai espéré qu'il annonçait une réduction de 2000m2 du projet... C'est raté ! Il corrige une faute de frappe pour 9m2 :-)). Le voici

12 janvier 2016

Jolie poubelle

Jolie poubelle

A l’heure où des esprits chagrins sombrent dans le conservatisme et militent pour la sauvegarde des poubelles à roulettes, d’autres innovent et améliorent les paysages urbains.

Pour creuser cette question que tous veulent enterrer, j’ai entrepris un voyage d’étude. En voici les premiers résultats.

A Chambéry, cœur de ville, les containers magnifiques dialoguent avec les voitures. Elancés comme des fusées, enracinés dans les alluvions, ils relient le ciel et la terre dans une harmonie moderne que nul ne conteste. Les savoyards se déplacent en vélo et rendent visite quotidiennement à ces greniers – promesses de récoltes, espoirs nouveaux de nos sociétés hantées par l’épuisement des ressources.

Chambéry - sept 2015.jpg

Rueil Malmaison, ville impériale, douceur de vivre, culture francilienne ….

Comme Crolles en son Grésivaudan, Rueil rayonne sur l’ouest parisien, paisible en sa banlieue.

Jean Nouvel n’était pas disponible, alors de jeunes architectes de talent ont dessiné cette conversation, ces poubelles qui se regardent et se sourient, les cartons parlent aux ordures.

Alignée sur ces armoires urbaines, la rue change de nature, elle devient lieu de méditation où les déchets circulants, organiques et métalliques, se préparent peu à peu à leur réincarnation, inscrite dans le cycle de l’éternel recyclage.

Rueil Malmaison - sept 2015 B.jpg

Contemplez ces objets que les crollois refusent ! Voyez cet arrondi d’ouverture, accueillant, une invitation à la caresse et à la dépose.

Admirez ces cylindres si bien dimensionnés, aux couleurs assorties à l’enrobé voisin.

Remarquez la symbiose subtile des formes, l’arrondi de la terre, le droit de la démocratie, la fine surélévation et le poinçon terminal, étendard du développement durable.

* *

Quand l’imagination prend le pouvoir, le mobilier urbain se glisse dans les parterres de fleurs, chasse l’horrible Decaux démodé et réconcilie la culture et l’économie la plus triviale.

Nos élus sont des visionnaires. Planant au-dessus des calculs mesquins de rentabilité et de retour sur investissement, ils ouvrent un champ de création, installent des espaces d’expression. Au diable le triste collège ! Les jeunes ados écriront leurs premiers messages d’amours sur ces surfaces libres et gratuites, symboles d’une nouvelle ère. Les tags, souvent renouvelés, égaieront les quartiers.

Oui, chaque jour, les élus nous surprennent. Nous les pensions gestionnaires, cost killers désinhibés. Les voici en as de la dialectique : champions du mouvement, ils rêvent de poubelles immobiles ; inquiets pour nos finances, ils investissent massivement pour la relance ; héros de l’égalité, ils désigneront bientôt les privilégiés avec les containers sous leur nez.

Aurons-nous la nostalgie du bruit des roulettes, le soir, au fond des voies ? Non ! Nous inventerons des nouvelles formes de solidarité, nous marcherons pour nos déchets, en groupe, en ligue, en procession. Nous offrirons des fleurs aux ambassadeurs du compost. La pénibilité disparue, les agrégés s’engageront en masse à la ressourcerie.

Ah, qu’il me tarde de voir éclore partout en mon village ce changement si ardemment promis par nos princes !

Et peu importe le devenir de ces décisions acrobatiques. Les discussions erratiques auront comblé le vide politique, et tout finira en chanson !

Francis Odier, 11 janvier 2016

08 janvier 2016

Points d'apport volontaire : une pétition à Crolles... et un gag dans le Grésivaudan !

L'année démarre en fanfare pour les points d'apport volontaire, ce "machin" vendu par nos zélés zélus comme déjà ficelé ! (voir par exemple)

Car pendant ce temps

  • alors que des bruits de plus en plus ... bruyants semblent confirmer que la communauté de communes envisage de remettre à plat le projet avant de décider d'aller plus loin -affaire à suivre lors des prochaines délibération communautaires, en février dit-on...
  • alors qu'une pétition circule pour s'opposer à cette initiative à Crolles : cette démarche, initiée par un particulier, est détaillée dans le document accessible et la pétition elle-même peut être signée à cette adresse

la communauté de commune... a publié deux appels d'offres au BOAMP (le bulletin officiel des marchés publics) dont l'objet est pour le moins croustillant:

  • le 8 décembre dernier, pour des offres attendues avant le 12 janvier,appel d'offre pour une Etude d’optimisation du service collecte des déchets
  • le 7 janvier 2016, pour des offres attendues avant le 16 février, appel d'offres pour la Fourniture de contenants destinés à la collecte des déchets

Les précisions apportées par les deux cahiers des charges de ces offres ( et ) laissent, pour le moins, planer un doute sérieux : les fameux "PAV", les points d'apport volontaire, seraient-ils déjà enterrés, pas pour être utilisés mais parce que le projet a fait long feu ?

logo-boamp.png

ça me rappelle une chanson, avec une histoire de chat qu'était toujours vivant !

 

Emmanuel Wormser

28 novembre 2015

Compte rendu de la visite du méthaniseur de la Motte Servolex

Visite du Méthaniseur du lycée agricole de La Motte Servolex - 7 Nov. 2015

La méthanisation est le processus naturel de dégradation de la matière organique en l’absence d’oxygène, dégradation dite anaérobie ce qui fait la différence avec le processus du compostage qui est aérobie.

Lorsque que la réaction est contrôlée (confinement, régulation en température), elle permet de valoriser des déchets organiques d’origine très diverses (fumier, lisier, déchets verts, huile alimentaire etc ….) par la production de différents gaz dont le méthane (gaz de ville) qui représente 50 à 70 % du gaz total, produit appelé biogaz.

M3 Alimentation du méthaniseur.JPG

L’installation du méthaniseur du lycée agricole « digère » environ 3 000 tonnes de matière diverses. Il fonctionne parfaitement depuis 2007 pour un coût de 800 K euros, soit un cout inférieur au projet des tennis couverts de Crolles / Bernin, projet qui avait été acté sans sourciller par les élus …..

La matière d’entrée est à 70% du fumier, lisier de la ferme du lycée agricole (70 vaches ), les 30% restant viennent de sources locales et très diverses : huiles de restauration, restes de brasserie, rebut d’aliments bétail au lactosérum, déchets de cantine-restaurants, tontes de pelouse, petits élagages, etc ….

Ces résidus ont un cout de gestion pour les faire disparaître. La solution de les livrer au méthaniseur à un cout moindre est largement approuvée par les émetteurs qui réalisent ainsi une économie.

Les 3000 tonnes représentent-ils une grosse installation ?

Les photos montrent deux gros silos : l’un étanche qui est le digesteur, l’autre, le stockage à très faible pression (pas de risque d’explosion) du gaz produit. Les matières non digérées par les bactéries sont utilisables comme du fumier habituel qui doivent suivre un plan d’épandage.

M5 le méthaniseur en volume.JPG

Les 3000 tonnes représentent-ils un fort volume ?

Chaque année, un habitant produit 400 kilos de déchets ménagers par an ; Crolles, 9 000 habitants soit 3600 tonnes sont évacuées par camion poubelle.

De ce tonnage produit par les ménages, 30 % sont fermentescibles soit 1000 tonnes.

Donc "Crolles, Bernin, Lumbin, Brignoud, La Terrasse" pourraient largement alimenter un méthaniseur en complément des apports type fumiers / lisiers !! Certes il faudrait une collecte des déchets verts spécifique comme cela fait dans des villes du Nord de L’Italie ou San-Francisco .…. 

Notons qu’à partir de 2025, cette collecte sera rendue obligatoire par la loi sur la Transition Énergétique, enfin adoptée.

Le cout de l’installation de la Motte Servolex est d’environ 1 M euros amortissable sur 8 à 10 ans avec subvention ; l’énergie récupérée représente l’équivalent de la consommation de 100 à 120 foyers, sans compter les gaz à effet de serre non rejetés dans l’atmosphère.

Nous avons en France, que ce soit l’éolien, les PV, les méthaniseurs, 10 à 30 fois moins de puissance installée que nos voisins allemands !!!!

La loi sur la Transition Énergétique pour la croissance verte adoptée le 22 Juillet prévoit des objectifs ambitieux :

- passer à 23% en 2020 puis 32% en 2030 la part des énergies renouvelables à ce jour vers 19%,

- réduire de 40% les émissions carbone puis 75% en 2050 !!!!

Pourquoi ne pas réfléchir sur la faisabilité d’un tel projet dans la vallée du Grésivaudan, pour un cout inférieur à des tennis couverts …. ? d'autant plus que la loi sur la transition encourage les territoires à gagner en indépendance énergétique.

Jean-Paul Chollet

 

Pour mémoire, un méthaniseur à Crolles était l'idée n° 33 publiée par lecrollois à l'occasion de la campagne pour les élections municipales 2014.

A propos des tennis couverts qui suscitent l'ire de Jean-Paul, Claude Muller avait écrit, en novembre 2013, une lettre ouverte aux élus de Crolles et Bernin. Un an plus tard, les élus de Crolles revenaient à la sagesse et abandonnaient ce projet inutile ... Les élus de Bernin ont persisté seuls dans la dépense futile.

La visite du méthaniseur de La Motte Servolex était organisée par l'association Trait d'Union, à l'initiative de Jean-Paul que l'on voit ici en plein questionnement et prise de notes. Saurez-vous le reconnaître ?

M4b visiteurs attentifs.JPG

Photos et Nb par Francis Odier