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23 août 2012

La piscine est-elle encore un service public ?

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La piscine est-elle encore un service public ?
Comme beaucoup, j'ai subi la canicule à Crolles en ce beau mois d’août 2012. Comme beaucoup, j'ai voulu aller à la piscine pour me rafraîchir. Comme beaucoup, je me suis dirigé vers le bâtiment affublée du titre ronflant de "Centre nautique intercommunal" ! Comme beaucoup, je suis resté coi, ébahi, stupéfait et
même sidéré à la vue de ce panneau...déchiré.
Et enfin comme beaucoup, je me suis grandement et longuement interrogé sur la pertinence de cette fermeture en pleine canicule.

A qui cela sert d'avoir une piscine si elle est fermée quand les usagers de ce service public en ont un besoin impérieux, voire vital ?

Claude Muller

22 juillet 2012

Les rencontres Brel à Saint-Pierre de Chartreuse

Le crollois a quitté sa vallée et franchi le col de Porte. Sur la place du village, il s'est arrêté devant un grand chapiteau.

Festival 1.JPGPhotos Sylvain Odier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Très vite, il a été accueilli par des bénévoles. Quel bonheur !

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Pour en savoir plus, le crollois a un émissaire permanent sur le festival :

http://claudemuller.blog.lemonde.fr/category/rencontres-b...

FO

04 juillet 2012

Les PV de « Léo » suite mais pas fin

Depuis un an et demi, la centrale de cellules photovoltaïques (appelées PV) installé sur le toit du gymnase de « Léo Lagrange était non raccordée au réseau.
Depuis quelques jours, le panneau d’affichage en face du bâtiment, en dessous de l’horloge qui ne marche pas..indique une puissance instantanée, une énergie produite et le poids en CO2 évité.

Ce mercredi 27 juin vers 14h sous (conditions d’ensoleillement maximum) les valeurs étaient :
  PV Leo 1.jpg                        PV Leo 2.jpg
Puissance : 64 882 Watt, Energie : 330,8 Mwh, CO2 évité : 1489 tonnes

On peut en conclure que les cellules sont raccordées au réseau et le courant électrique produit est vendu à ErDF.
Pourquoi ce retard entre la fin des travaux et le raccordement.
En premier lieu et surtout, le gouvernement précédent a déclaré un moratoire brutal en décembre 2010 gelant les installations de plus de 3kWc et modifiant le tarif de rachat en mars 2011, déstabilisant profondément la filière PV, perte d’emploi estimée à 10 000 postes !!!!

La commune n’a peut-être pas été assez précautionneuse dans la gestion de ce lourd dossier (puissance installée 122 kWc) entraînant des retards dans le raccordement.

Il doit rester encore une (longue) étape avant qu’effectivement la vente de courant soit effective. Il faut que EDF OA (Obligation d’Achat) édite et renvoie le contrat signé, encore quelques mois d’attente.

A titre de comparaison, une installation sur une maison particulière est de l’ordre de 3kWc ; l’installation sur le gymnase représente environ l’équivalent de 25 à 30 maisons. On compte en France environ 210 00 maisons équipées, en Allemagne, pays apprécié pour son ensoleillement , c’est 20 fois plus …

Une dernière question intrigue le sourcilleux Léo : la puissance installée est de 112 kWc, l’affichage indique au meilleur des conditions de production 64 kWc.

Il en manque la moitié !!!!

Des possibles explications : capteurs obscurcis par des poussières (pollens, sable), capteurs à rendement moindre, capteurs pas assez ventilés (perte de rendement due à la chaleur générée par le fort ensoleillement), ou plus vraisemblablement tous les capteurs ne sont pas raccordés pour être en dessous de la cible de 100 kWc afin de maximiser la vente (cas des nouvelles réglementations).

Nota : Léo a aussi remarqué que sur le panneau explicatif (voir la photo), la puissance de la centrale solaire est 112 Wc au lieu de 112 KWc , c'est-à-dire 1000 fois plus, quand même …

Jean-Paul Chollet

 

 

 

 

 

21 juin 2012

Cherchez l'erreur

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C’est dommage, ils avaient tout juste dans le journal municipal de mars dernier. Dans leur dossier sur le logement social, il ne manquait pas une virgule, les superlatifs étaient en bonne place, les photos étaient bien exposées, cela donnait envie d’y croire mais... patatras. Lors de ma ballade dominicale, je suis tombé sur ce magnifique panneau. Je me suis immédiatement dit, ils sont très forts à Crolles, ils créent des logements sociaux sur un emplacement d'exception ! Et puis en approchant, j’ai lu qu’il s’agissait de logements de grand standing... Et c’est à ce moment-là que je me suis mis à douter ! Est-ce que le journal municipal ne nous dit pas tout ? Pourquoi la municipalité laisse-t-elle construire de tels bâtiments sur un des plus emblématiques espace du patrimoine Crollois ? Ce panneau est posé à l’angle de la rue Jean Jaurès et de la rue du Fragnès. Alors, je me suis renseigné, j’ai vu que le projet de ce promoteur comportait 9 appartements, 9 garages et 9 parkings... Mais pas un de plus... Alors, je me suis demandé où vont se garer les visiteurs de ces gens aux standing si grand ? Sûrement pas dans les rues adjacentes, elles sont trop étroites ! Alors, j’ai pensé que cette histoire allait finir comme dans la rue du Brocey avec son impasse des Buis. La municipalité laissera les promoteurs privés imposer leur loi aux habitants de cet autre quartier du Crolles historique !
Claude Muller

11 juin 2012

Vers la fin du cumul des mandats - à Crolles comme ailleurs

Enfin, le parti socialiste et François Hollande s’y sont engagés, nous allons vers la fin du cumul des mandats.

Bientôt, cette tradition française apparaîtra aussi archaïque et anti-démocratique que le vote censitaire ou le non-droit de vote pour les femmes.

Les anti-cumulards, dont je suis, brulent leurs dernières cartouches et publient in extremis des articles de synthèse qui décortiquent cette tradition bien française préjudiciable au travail parlementaire et, plus largement, à la démocratie et à la société dans leur ensemble.

A lire :

- Cumul des mandats, un mal français, dans Alternatives Economiques de juin

- une Assemblée de cumulards, dans Le Monde de ce 9 juin

Après la disparition du cumul, il restera un sujet d’étonnement et d’étude. Comment une telle disposition, dont la nocivité était connue et reconnue,  a-t-elle réussi à perdurer aussi longtemps ? D’autres dossiers où il y a eu erreur collective persistante me viennent à l’esprit, mais, dans un texte qui doit rester court, je ne veux pas prendre le risque de l’amalgame qui pourrait blesser ou provoquer des réactions de rejet.

Dans une Assemblée de cumulards, Le Monde explique très clairement pourquoi les députés ont tout intérêt à chercher un mandat local pour gérer leur carrière.

Hervé Gaymard, qui n’a plus rien à perdre concernant son image politique, est appelé à la rescousse pour nous resservir l’ultime argument de l’arrière garde des défenseurs du cumul : le mandat local permettrait de garder la proximité avec le terrain, les vrais gens et les vrais problèmes … La belle affaire ! Certes, un député à plein temps depuis plus de 10 ans s’éloigne incontestablement de la vie commune. Alors, notre voisin savoyard, promu avocat du syndicat des parlementaires accrochés à leur fauteuil, préconise le cumul des mandats comme remède aux durées excessives dans le mandat. On comprend que la démocratie se porte mal.

Face au même problème de la connaissance « terrain » par les dirigeants d’état-major, les entreprises ont choisi la mobilité : pas plus de 5 ou 10 ans dans la même fonction, c’est une règle saine  … qui ne demande qu’à être transposée en politique.

Malgré trois pages d’articles pour tirer sur le cumul déjà presque à terre, Le Monde ignore la moitié du problème : pourquoi des élus locaux honnêtes, dévoués, cultivés, libres en droit, ont-ils portés à la tête de leurs collectivités locales des parlementaires ?

La première réponse, la plus évidente, est celle du conservatisme : en votant pour des cumulards, les élus ont préféré la tradition aux bonnes pratiques.

Il faut poursuivre la réflexion. On ne peut comprendre la monarchie et l’absolutisme sans s’intéresser à la servitude volontaire – cf http://fr.wikipedia.org/wiki/Discours_de_la_servitude_volontaire :

Comment peut-il se faire que « tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations endurent quelquefois un tyran seul, qui n’a de puissance que celle qu’ils lui donnent ? ».

C’est bien le peuple qui délaisse la liberté, et non pas le tyran qui la lui prend.

De même, le cumul des mandats reste incompréhensible tant qu’on ne voit pas que la culture hiérarchique et la soumission au chef imprègnent notre société.

En supprimant le cumul des mandats, la future majorité parlementaire corrigera une défaillance institutionnelle grave -  et il faudra saluer cette avancée à sa juste valeur.

En tant que citoyens, il nous restera la charge de lutter contre la discipline de parti, contre l’autocensure, et le devoir de militer inlassablement pour la société des égaux, pour le respect de l’esprit des lois, pour la capacité de chacun à penser par lui-même.

Francis Odier

PS : A lire absolument, un ouvrage un peu ancien, mais toujours d’une actualité brulante : Les décisions absurdes, Sociologie des erreurs radicales et persistantes. Christian Morel, Gallimard, 2002.

« Il arrive que les individus prennent collectivement des décisions singulières : ils agissent avec constance dans le sens totalement contraire au but recherché. Ces décisions absurdes se traduisent par des erreurs radicales et persistantes. (…) Quels sont les raisonnements qui produisent ces décisions absurdes ? Comment peut-on se tromper et persévérer ? … »  Il faut lire Christian Morel.

 

16 mai 2012

2 et 3 juin 2012 : tous à l'éco-festival de Lumbin !

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tous les renseignements sur www.ecofestival-lumbin.fr

03 mai 2012

A Grenoble, le casse-tête des bouchons quotidiens

La semaine dernière, Olivier Razemon, journaliste au Monde, était de passage dans le Grésivaudan. Il présentait le livre qu'il a co-écrit avec Eric Hamelin, "La tentation du bitume, où s'arrêtera l'étalement urbain" paru aux editions "Rue De L'echiquier". En observant la circulation dans la vallée, il a imaginé et publié ce post sur son blog "L'interconnexion n'est plus assurée". Nous le remercions de nous avoir permis de reprendre son article intégralement.

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A Grenoble, les transports ont viré à l'enfer en quelques années

Pare-choc contre pare-choc, pendant une heure, tous les matins. Et presque autant le soir. Les automobilistes qui empruntent l’autoroute A41, à l’est de Grenoble, ne sont pas beaucoup mieux lotis que les habitants de l'Ile-de-France. Le Grésivaudan (aucun rapport avec le Gévaudan), cette vallée de l’Isère coincée entre la chaîne de Belledonne et le massif de la Chartreuse, compte plus de 100 000 habitants, dont 12 300 travaillent tous les jours dans la capitale du Dauphiné. Depuis quelques années, les transports quotidiens ont viré à l’enfer.

Bénéficiant d’une certaine attractivité mais contrainte par le relief, Grenoble s’est étalée dans les vallées avoisinantes. Dans le Grésivaudan, des lotissements ont poussé aux abords des villages, les routes se sont élargies, les élus ont encouragé le développement de zones industrielles. Crolles, la commune la plus peuplée de la vallée avec ses 8 600 habitants, accueille depuis 2003 une unité de ST Microelectronics, le géant franco-italien des semi-conducteurs. Dans la commune voisine, Bernin (3 000 habitants, 16 km de Grenoble), une résidente "ne se sent plus à la campagne". Et l’autoroute est saturée.

Grenoble-2012-024-150x150.jpg"Le pire moment, c’est à la sortie des écoles, vers 8h30", témoigne Jean-Hugues Bosset, salarié à Grenoble et habitant de Bernin. Après avoir déposé leur enfant à la maternelle, les automobilistes s’engouffrent dans le trafic. Certains matins pluvieux, les bouchons commencent juste après le péage, à 13 km du centre-ville.

Les habitués déploient diverses stratégies, exactement comme le font les Franciliens. Partir plus tôt, rentrer plus tard, ou passer par les petites routes. Mais ce dernier choix contribue à la congestion du trafic et désespère les néo-villageois, qui s'étaient installés dans la vallée pour se rapprocher de la nature. Laurence Bellicard, maire de Bernin, se souvient : "voici encore dix ans, je profitais de ma terrasse donnant sur la route départementale. Mais avec la circulation, le bruit et la pollution, je n’y mets plus les pieds".

Armée mexicaine

L'élue prépare un plan destiné à développer les "circulations douces" dans sa commune. Mais l'enjeu dépasse largement les rues de Bernin. Dans la vallée, la gestion des transports relève de la Communauté de communes, qui réunit les 47 municipalités du Grésivaudan sous l'égide d'une armée mexicaine de vice-présidents. Et il faut compter avec la communauté d'agglomération de Grenoble toute proche, compétente pour les performants bus et tramways, le département, qui gère des lignes de bus et aussi la région, autorité de référence pour les trains.

L'offre de transports publics, pléthorique, est manifestement sous-utilisée. Un jour de semaine, en à peine une heure, pas moins d'une douzaine de bus empruntent la route départementale qui traverse Bernin. On a compté. Certains d'entre eux dépendent du département, d'autres de la communauté de communes. Et alors ? Pas terrible. C'est du doigt mouillé, certes, mais c'est quand même troublant : les douze bus étaient vides, ou presque.

Grenoble-2012-047-150x150.jpgPeut-être les transports publics sont-ils trop chers ? Pas forcément, à écouter Jean-Hugues Bosset, qui délaisse la voiture dès qu'il le peut. Cet habitant des hauteurs de Bernin quitte chaque matin son domicile à vélo, le stationne dans un "parking relais" aménagé par la ville de Bernin puis monte dans l'"Express", un bus direct pour le centre de Grenoble. Le service, qui dépend du département, coûte 450€ par an mais "seulement 100€ si l'employeur a mis en place un plan de déplacement d'entreprise", explique le salarié, qui bénéficie de cette possibilité. "Moins de 10€ par mois pour se déplacer, c'est avantageux", juge l'habitant.

Grenoble-2012-036-300x225.jpgSi les bus demeurent vides très peu remplis, ce n'est donc pas vraiment une question de prix. Les horaires, peut-être ? Pas davantage. A Bernin, l'"Express" passe toutes les dix minutes et même toutes les cinq minutes entre 8h30 et 9h. Le service se révèle plus reposant qu'un trajet en voiture.

En revanche, la durée du voyage n'est jamais certaine, en raison des embouteillages. Car le bus prend l'autoroute. Pour l'instant, malgré l'engorgement de la vallée, aucune autorité n'envisage sérieusement de réserver une voie d'autoroute aux bus, voire aux automobilistes pratiquant le covoiturage. "Les gens ne sont pas encore prêts, c'est impensable", affirment les habitants de Bernin. En attendant, tout le monde continue à prendre la voiture.
Olivier Razemon, journaliste au Monde

28 avril 2012

Le jeu du Crollois

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19 mars 2012

Atmosphère, Atmosphère, vous avez dits atmosphère...

Quittons la salle de cinéma de notre jeunesse et respirons l’air du Grésivaudan, avec précaution… au travers des informations données lors de l'excellent Café Scientifique du 2 février dernier.
Organisé par des passionnés en partenariat avec le Club CNRS du Dauphiné, ils sont animés par Claude Muller et organisés au restaurant Le Bernin, tous les deux mois. Le programme est donné sur le site de
Travelling.

La dernière rencontre avait pour titre l’Air, bonjour la galère. Elle était sous-titrée la pollution de l’air dans nos vallées alpines . Les scientifiques invités étaient Marie-Blanche Personnaz, directrice de l’Air Rhône Alpes et Jean-Luc Jaffrezo, directeur de recherche CRNS au laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l’Environnement (LGGE).

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Je vous en donne ici un compte rendu non exhaustif, car il est difficile de raconter tous les échanges autour de ce café, tant ils ont été nombreux.

La qualité de l’air, classée de « bon à mauvais », est affectée par les pollutions chimiques de tous ordres. Les principales étant les CO2, CO, NO, NO2, le benzène et ses dérivés, les HAP (Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques) et les pollutions de particules physiques dites les particules fines (PM : Particule Matter) de différents diamètres (10 µ, 2.5 µ). Plus le diamètre est petit, plus la pénétration dans les poumons sera dommageable.

En hiver, à Grenoble, la mauvaise qualité de l’air est due à 60% au chauffage des habitations !!! Les transports, dont le diesel, et les activités industrielles ont les autres causes de pollution.

station Crolles2.jpgEn France, la mauvaise qualité de l’air provoque 40 000 décès anticipés. On estime le coût des soins dans une fourchette de 200 à 800 millions d’euros.

L’exposition à ces particules fines (PM 10, PM 2.5) est très encadrée par les normes de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) et repris par l’UE (Union européenne).

Pour les PM 10, la valeur à ne pas dépasser pendant 3 jours/an  est de 50 µg/M3. Une seule journée ne devant pas dépasser 125  µg/M3. La valeur moyenne annuelle maximum étant de 40 µg/M3.

Pour les PM 2.5 (les plus dangereuses…), pas de valeur à ce jour, mais seulement des recommandations du Grenelle, 20 ou 15 µg/M3, sacahnt que l’OMS propose 10 µg/M3.

station Crolles.jpgToutes les mesures des polluants sont acquises par un réseau très dense de stations de mesure. Voir le site de Air Rhone-Alpes, très complet. A Crolles, la station "Est- Grenoblois Grésivaudan" se situe dans la cour de l’école des Sources, proche de la salle Boris Vian.

La configuration géographique de Grenoble (vallées entourées de massifs montagneux élevés) est affectée par l’accumulation de la pollution atmosphérique. En hiver, en été, de puissants anticyclones bloquent les masses d’air. Depuis Chamrousse ou des Sept Laux, Grenoble  disparait dans la brume…

L’autre signature visuelle, vue de la vallée, est la couleur du ciel. Par grand beau temps , il est pastel, bleu délavé. Pour retrouver un ciel d’un bleu intense, il faut monter en altitude ou aller dans le Triéves/Dévoluy pour voir et écouter de belles nuits intenses.

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Le graphique ci-dessous montre un suivi des relevés des PM 10 pour la journée de Mardi 6 Mars à la station de Crolles.

On peut estimer que, dans ces conditions de fort vent du Nord, les valeurs de PM 10 sont au minimum_ vers 10µg/m3. Mais elles remontent très rapidement dès le Mercredi 7 mars à partir de 8H.

Si on fait une extraction des mesures de PM10 sur une période de grand froid (du 9 Fév. au 14 Fév), la qualité de l’air et tout autre …. Dans les zones urbanisées, on atteint des valeurs de 70 à 90 µg/M3.

A partir de 50, nous sommes dans un système d’information journalière, à partir de 80, c’est l’alerte journalière. Ces seuils d’information et alerte sont émis et gérées par un dispositif préfectoral induisant, en autre, de réduire votre vitesse. Il n’a d’effet que jusqu'à de 200 mètres de l’axe routier…

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Pour ne pas avoir pris des actions afin de réduire la pollution par rapport à 2005 !!!, la région Rhône- Alpes est condamnée par la cour de Justice Européenne à payer une amende de 40 millions d’euros !!!


Comment, en tant que citoyen, peut-on participer à la réduction de cette pollution ?

Faire respecter la législation, Soutenir et Alerter nos élus.
Privilégier les transports en commun
, sortir son vélo, penser à la marche à pied, réduire sa vitesse en voiture, grouper ses déplacements (travail, loisir), penser autre que diesel.
Pour le chauffage au bois (un habitant sur 9) bannir les foyers ouverts (pas de rendement, pollution totale et assurée) privilégier les petits foyers fermés labellisés Flamme Verte pour une combustion à haute température, utiliser du bois sec (minimum 2 ans, débité et fendu) ; un arbre entier abattu ne sèche que très lentement. Une norme de qualité du bois devrait être éditée au même titre qu’il existe des témoins d’usure sur les pneumatiques ; c’est un problème de salubrité publique. Nos voisins, suisses, allemands, autrichiens sont nettement plus rigoureux.
Une très bonne alternative est d’utiliser les poêlés à pellets (produit garantie, combustion très complète, rendement maximum supérieur à 90% et avoir fiscal).
Ne jamais brûler des produits de taille verte (feu de végétation) ; la fumée blanche/bleue qui s’élève dans la nature est une source de pollution colossale annulant tous les efforts faits ponctuellement ; c’est théoriquement interdit mais un peu toléré, localement admis ...
Pour les transports, Grenoble est candidat à la création d’une zone ZAPA (Zone d’Actions Prioritaires pour l’Air) mais pas avant 2013, donc après les élections. Le décret est sorti le 22 février, puis il faudra définir une première étape, puis établir une mise en œuvre.
D’où l’intérêt d'interroger les élus sur leurs programmes à venir.

Jean Paul Chollet

26 février 2012

La bibliothèque de Crolles porte son nom mais qui s'en souvient, en ce printemps des poètes ?

Gilbert Dalet dans sa cuisineGilbert Dalet, l'écrivain
(?/?/1905 - 24/01/2002)

Je l'ai connu à la fin de sa vie.
Il habitait seul dans la maison qu'il s'était construite. (Depuis, elle a été détruite pour laisser la place à la poste de Crolles !). Il écrivait toute la journée des chroniques. Il était heureux et riait volontiers des aléas de la vie. En hiver, lorsque je passais le voir, il me recevait dans sa cuisine car son bureau était inaccessible, tant il possédait de livres, d'albums et de revues. En été, nous passions des heures assis sur un banc, au pied de sa maison, le long de la nationale.
Il me racontait l'importance des mots : "Avec eux, tout devient possible. Ils ont guidé ma vie." Alors, ce sont à eux que je pense en écrivant cette chronique sur l'ami Gilbert.
Claude Muller

Gilbert Dalet au défilé du 1er maiLa musique des mots de Gilbert Dalet
Gilbert Dalet est un poète, un poète de l'Histoire. Cet enfant de l'Assistance, né à Paris en 1915 est élevé dans une campagne du Morvan par sa "Maman Marguerite". Après l'école normale de Grenoble, il est nommé instituteur à Saint Pierre d'Allevard. Il s'y marie avec Hélène Maurin qui comptera beaucoup pour lui tout au long de sa vie. Pendant la guerre, il héberge ceux qui sont traqués par l'Occupant et cache vivres et armes destinées aux maquis de Belledonne. Dans la résistance, il rencontre la romancière Thyde Monnier, celle qui lui donnera le goût d'écrire. A la Libération, il est engagé comme journaliste au "Patriote de Nice" puis revient en Isère au "Travailleur Alpin", alors quotidien. En 1952, il doit reprendre son métier d'enseignant. Il est instituteur à La Tronche puis directeur d'école à Brignoud.
En 1969, il vient s'installer à Crolles. La même année, il est élu membre titulaire du 17
e
fauteuil de l'Académie Delphinale.

Gilbert Dalet

Gilbert Dalet, l'auteur libre
Ombre sur les Adrets 1988A partir de là, il laisse courir sa plume inspirée par la musique des mots. Il devient chroniqueur aux "Affiches de Grenoble et du Dauphiné". Dans son premier roman, "Le parisien de la Marguerite", réédité sous le titre "L'odeur des noisettes", il met en scène, avec tendresse et émotion, son enfance Morvandelle. Si vous ne deviez lire qu'un seul de ses livres, c'est celui-là qu'il vous faut choisir. Il dépeint avec des mots heureux une enfance sensible dans une campagne naturelle. "Le grand étang dans son lit de sapins et son chandail de brumes au petit matin frais..." Ensuite, vous pourrez lire son "ouvrage essentiel"; "L'étrange figure du Baron des Adrets". Ce
tte biographie sera adaptée et jouée, aux Adrets même, par le Théâtre sous la Dent. En 1995, Gilbert Dalet publie un roman historique qui lui ressemble, "L'homme à tête pelée". Ce livre, qu'il avait d'abord écrit sous forme de feuilleton, raconte la vie du magistrat Grenoblois, Claude de Chaulnes, un poète libertin du XVIIIème siècle. Puis pour son plaisir et celui de ses nombreux lecteurs, Gilbert chronique en signant Gil Daisy. Ses plus beaux textes parus dans la presse sont regroupés sous le titre original : "Lettres de mon arbre". Il y donne libre cours à son humour décapant :
"
Je signe et je persiste, j'y tiens à mes contes même s'ils paraissent dormir debout parce qu'ils laissent des traces, eux…".

Livres Gilbert Dalet

Bibliotheque Gilbert Dalet.jpgLa bibliothèque Gilbert Dalet
C'est le 30 mars 2002 que la bibliothèque municipale de Crolles a choisi de porter le nom de Gilbert Dalet. C'est une belle pirouette de l'histoire pour celui qui, à douze ans, n'avait pour toute lecture que le catalogue de la Samaritaine. Au cours d'une cérémonie à la fois émouvante et joyeuse, comme Gilbert l'aurait aimée, le comédien et l'ami Daniel Dumas a lu des extraits des Lettres de mon arbre :
"Habitués que nous sommes à recevoir, à l'heure des pantoufles, les images-choc de l'actualité, de la tête du Landru quotidien à celle des maîtres de ce monde, ces presse-bouton dûment estampillés par le suffrage uni­versel, nous ne tressaillons même plus à la vue des squelettes titubants du Sahel qui nous condamnent pourtant irrémédiablement avec leurs yeux et leurs ven­tres dilatés. Ils sont trop."

Chronique de saison (juillet 1990) publiée dans "Lettre de mon arbre".
Gilbert Dalet
"Il y avait une fois la canicule. Au point, ma chère, qu'on ne sait plus où se mettre. Mais elle fournit un beau sujet de conversation, la canicule. Des inconnus s'abordent, histoire de raconter la nuit qu'ils ont passée. Tout n'est pas perdu. De la sueur sans les larmes, on a vu plus moche. D'accord, on économise l'eau mais la langue ne manque pas de salive. Ceux qui nous gouvernent et ceux qui pensent à les remplacer y vont de leurs petits mots assassins. La voilà la brise de l'été, la vraie surchauffe. Mon arbre lui-même me crie qu'il a soif mais il n'a pas le droit à l'arrosage. Je m'étais promis de donner à boire aux oiseaux. Car eux, ils ne parlent plus et on ne va pas leur demander de chanter. Il ne me reste plus que la crécelle de la corneille pour toute musique…."

Claude Muller avec la complicité de Gilbert Dalet et le regard d'Andrée Lancha, sa fille.