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03 octobre 2016

Redonnons l'élection aux électeurs

 Invitation à expérimenter un mode d'élection vraiment démocratiquelogo écocitoyens du Grésivaudan.png

Réunion publique le 4 novembre - Crolles - salle Belledonne.

Nous avons l’habitude du scrutin majoritaire à deux tours. Mais ce dispositif est très contestable. Diverses études de sciences politiques, en France et à l’étranger, ont montré qu’il ne permettait pas de traduire correctement l’opinion collective d’un corps électoral. Voir en particulier sur le site du Collège de France : www.college-de-france.fr/site/pierre-rosanvallon/seminar-2012-02-29-10h00.htm

Le scrutin majoritaire à deux tours place l’électeur face à des choix cornéliens :

  • voter pour le candidat favori même s’il a peu de chance d’être élu ?
  • voter utile ? voter pour sanctionner ? voter pour manifester ?
  • voter pour le moins pire qui a une chance d’être élu ?
  • voter blanc alors que les votes blancs ne sont pas comptabilisés ?
  • voter au faciès, sur la personnalité ? Voter sur les capacités pressenties ?
  • refuser le vote sans nuance pour un seul candidat ?
  • ne plus voter et laisser faire les autres ?
  • être dans "l'obligation" de voter lors des primaires de parti politique pour "favoriser" son candidat préféré, voire,  utiliser ces processus à des fins stratégiques ?
  • Notre liberté d’expression est donc contrainte à une voix unique pour un seul candidat. Nous sommes condamnés à un seul choix alors que notre appréciation est beaucoup plus nuancée.

Des dispositifs alternatifs existent. Venez les découvrir.

Le 4 novembre, réunion publique sur les techniques de vote et la méthode du « jugement majoritaire » :  fondements théoriques et aspects pratiques, expérimentation, débat … et pot de l’amitié.

Notre cas expérimental sera l’élection présidentielle 2017. Chaque participant sera invité à juger une quinzaine de candidats, sur une liste pré-établie reprenant des candidats déjà annoncés (ou vraisemblables au regard des élections primaires organisées par les principaux partis) … et quelques candidats plus atypiques pour illustrer tout le potentiel du jugement majoritaire.

En pratique :

- l’expérimentation est une démarche de curiosité citoyenne, à but pédagogique, pour le plaisir de réfléchir collectivement sur une question essentielle pour nos institutions.

- c’est une initiative des Ecocitoyens du Grésivaudan

- 4 novembre, 20 h 30 à Crolles, salle Belledonne (proche Espace Jargot)

- entrée libre

- Vote sur place ou à l’avance par email. Diffusion de la grille de jugement à partir du 20 octobre

- scrutin ouvert à tous, sans contrainte de résidence, d’âge …

- les organisateurs garantissent la confidentialité des votes et l’indépendance vis-à-vis des partis

- organisateurs : Daniel CALVIGNAC et Francis ODIER

- avis, remarques et suggestions sont bienvenus sur republiquedescitoyens@orange.fr

22 septembre 2016

Crolles - ville interdite aux voitures ?

La ville de Crolles a un nouveau site : http://ici.ville-crolles.fr/

Il est animé, il est très joli. J'ai regardé pendant une heure. Je n'ai pas vu passer une seule voiture. J'ai dit 'Extraordinaire !'. Voilà la RD1090, devant la mairie, enfin piétonne et cyclable. Les voitures empruntent désormais la déviation qui était tant attendue.

Quel soulagement ! Par la grâce du désign, voilà de vieilles promesses électorales tenues.

Miracle du monde virtuel. Nous étions déjà sur l'ile aux enfants. Nous voici dans la ville sans voiture.

L'homme a besoin de rêve et d'espérance. Maintenant, c'est le webmaster qui s'en charge.

Bienvenue à Crolles 2.0.

Francis Odier, 20 septembre 2016.

Site web Crolles - 20 sept 2016.jpg

 

08 septembre 2016

L'inquiétante pyrale du buis

pyrale dans JM Crolles.pngPour tout savoir sur ce papillon envahissant, dont les chenilles dévorent nos buis, qui tournoie en nuages autour du moindre lampadaire, rendez-vous sur le site de la ville de Crolles. Tout y est dit. L’alerte était donnée dès le mois d’avril dans le journal municipal (cf ci-contre).

Terre Dauphinoise, dans son numéro du 28 mai 2016, nous mettait aussi en garde : « La menace de voir les buis succomber sous la dent de la pyrale se précise désormais en Isère ». Interrogé par cet Hebdomadaire d’information générale agricole et rural que je vous recommande, le responsable du service des espaces verts de la ville de Grenoble disait craindre une explosion à l’automne. Il avait raison, bravo pour la prévision !

Nous étions alertés, mais nous sommes démunis.

La montée à St Hilaire du Touvet par le chemin du Pal de Fer est devenue une épreuve... psychologique : les plus craintifs seront effrayés par les guirlandes de chenilles au milieu desquelles il faut zigzaguer et qui s'invitent dans leurs cheveux en pendant au bout de leur soie, les naturalistes se désoleront de la vision cataclysmique des arbres effeuillés dans la traversée des buis situés à l'amont du château de Montfort...

Bien sûr il existe des traitements, y compris biologiques, mais (à ce stade de l’invasion) personne n’imagine inonder les coteaux du Bacillus thuringiensis que l’on peut se procurer aisément en jardinerie (une remarque préventive au passage : pas besoin d’agrandir nos magasins de bricolage, on y trouve tout ce dont on a besoin).

Nombreux semblent être les particuliers qui jettent l'éponge et qui mettent fin aux traitements qu'ils avaient engagés l'année dernière, découragés par la voracité des chenilles dont aucune vague de froid hivernale n'a permis de réguler le nombre cette année.

La situation ressemble étrangement à celle du moustique tigre : les bons gestes, les bons comportements individuels ne changent pas grand-chose à l’affaire. Chacun fait ce qu’il peut, et constate que les papillons n’ont jamais été aussi nombreux. Le phénomène nous dépasse. L’individualisme est mis en échec. Ce n’est pas la somme des actions citoyennes qui fera reculer la pyrale, mais, nous verrons, la nature qui se régulera d’elle-même, ou bien les chercheurs qui trouveront la parade grâce au programme collaboratif Save Buxus, ou bien la collectivité qui décidera de mesures radicales et peut-être coercitives de prophylaxie.

Homme qui te croyait tout puissant, te voilà humilié par un vulgaire papillon dont tu connais tout.

Je suis stupéfait de la vitesse à laquelle la pyrale du buis s’est propagée. En quelques années, des surfaces immenses sont infestées.

Il est fascinant, aussi, de constater comme l’alerte et la connaissance du phénomène sont peu utiles pour s’en prémunir. Finalement, la société ne bouge qu’en réaction, la prévention reste toujours illusoire, superficielle, trop tardive. Nous avons besoin d’être enveloppé, ennuagé par la pyrale pour nous en préoccuper.

Il en sera sans doute de même pour le réchauffement climatique : l’information coule à flot, les alertes sont quotidiennes, mais nous avons encore besoin de quelques bonnes catastrophes, bien scandaleuses et dramatiques, avec de l’émotion qui déborde, pour engager vraiment des changements de trajectoire.

Il faudra aussi informer les partisans du « moins d’Etat » de ce phénomène curieux : quand la pyrale prolifère, l’habitant inquiet appelle la mairie, et non le « marché ».

Francis Odier, 8 septembre 2016

 

Source  de l’encart « Contre la pyrale du buis » : Magazine d’information de la ville de Crolles, avril 2016.

A lire : http://www.ville-crolles.fr/news/getnews.php?file=n_1280.xml

20:34 Publié dans Actu et événements | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : crolles |

31 août 2016

Notre nouveau conseiller municipal

Et voilà, enfin, Didier Deplancke est élu au conseil municipal (juin 2016).

Voulant conserver un grand nombre de sortants, la liste majoritaire l'avait placé assez loin dans l'ordre des postulants. C'est donc la démission d'Alain Pianetta qui permet à Didier de rejoindre le conseil où, j'espère, son expérience, son sens politique et son goût pour les affaires communes trouveront à s'exercer.

Militant de toujours, écologiste résolu, il a été - il est - de toutes les campagnes locales.

C'est avec reconnaissance que je rappelle ici que Didier a participé au lancement du crollois.fr. Bon courage, accroche-toi, les terrains d'action ne manquent pas !

Merci à Alain Pianetta pour ses engagements au service du collectif et pour l'accueil chaleureux qu'il a toujours réservé à nos rencontres.

Francis Odier, 31 aout 2016

 

Deplancke en campagne avec Piolle - 14 mars 2015.jpg

14 mars 2015, Lumbin, Deplancke (au centre) en campagne pour les élections départementales

06 juillet 2016

Une ferme en T.R.O.P.

C’est la surprise de l’été. Vous pensiez connaître le Théâtre sous la Dent, pilier de l’éducation populaire en Grésivaudan, connu pour ses spectacles en plein air. Et vous voilà dans une création loufoque et grave, moderne comme jamais, d’actualité vitale même si l’histoire se passe il y a quelques années.

Vache.JPGDe prime abord, il s’agit d’agriculture. En fait, c’est beaucoup plus profond. Poules, vaches, cochon … et quelques humains nous interpellent sur le sens de la vie. Nous voilà chez Kafka, avec aussi Camus et l’absurde, en compagnie des Monty Python. L’Europe n’est jamais loin. Je n’en dirai pas plus.

Le spectacle est joué à Crolles, près de la Marelle, à 21 h, jusqu’au 16 juillet. Pour tout public, cela s’impose.

On rit de bon cœur. Vous verrez des acteurs connus, beaucoup de nouveaux, tous prometteurs. Un régal engagé, une soirée vivifiante.

Francis Odier, 3 juillet 2016

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Photos : Sylvain Odier

21 juin 2016

Minuscules brèves

La sobriété est notre avenir (tôt ou tard, qu’on le veuille ou non). Autant commencer tout de suite. Voici quelques minuscules brèves éclairantes sur notre démocratie encalminée.

Je lis GL’Info, le Journal du Grésivaudan, juin 2016. Dans sa catégorie d’organe officiel d’une collectivité territoriale,  c’est un bon journal, plein d’infos. Il faut le lire attentivement.

Le changement est radical. Il est page 9. « Bientôt une maison de service au public » (MSAP). Elle remplace une Maison de Service Public (MSP). Et ce n’est pas un gag !

Plusieurs pages sont consacrées à TouGo, le « nouveau réseau de transport urbain du Grésivaudan ». Irrésistiblement, je pense au Guépard : « Il faut que tout change pour que rien ne change ». Le visuel, le visage, les noms et la numérotation des lignes … tout change. Il faut attendre le dernier petit paragraphe pour voir enfin écrit ce qui devrait être l’évidence guidant la réflexion : « L’organisation des transports à l’échelle de l’agglomération grenobloise élargie s’impose ». Alors, quelle réponse envisagée face à ce constat : « Grenoble-Alpes Métropole, le Pays Voironnais et le Grésivaudan ont l’ambition de créer une structure juridique adéquate pour mieux travailler ensemble sur la coordination des offres, la billettique, l’information des usagers ». Oui, vous avez bien lu. Ils ont l’ambition, mais pour l’action, on verra un autre jour. Là où il faudrait simplifier, ils veulent compliquer et créer une structure juridique. Et quand la structure sera créée, on pourra réfléchir sur comment mieux travailler ensemble …. A ce rythme, je comprends que les élus aient souvent envie de faire plusieurs mandats ...

Lacan, en plein discours professoral :

lacan.jpg

Le PAV, Point d'Apport Volontaire, était moribond, le voilà cantonné aux communes de montagne et aux zones d’habitat collectif (sous réserve …). Qui a dit que les gouvernants n’écoutent pas le peuple ? La mobilisation citoyenne a été fructueuse. La prochaine fois, peut-être que les élus s’intéresseront aux « éléments chiffrés » et à l’avis de la population avant de voter.

Voici le mode d’emploi des déchetteries (page 14). Il est parfaitement clair. Je me permets deux précisions. Il est écrit « les particuliers ont l’interdiction de brûler leurs végétaux à l’air libre ». Hélas, il faut compléter : les agriculteurs bénéficient du droit de cette combustion qui « dégage de nombreuses substances polluantes et néfastes pour l’environnement ». C’est le Préfet qui délivre ce droit à empoisonner l’atmosphère. Avec quelques camarades crollois, nous avions donné notre avis lors de l’enquête publique sur le Plan de Protection de l’Atmosphère  … mais le Préfet est passé outre. La participation à l’enquête sur le PPA avait été minuscule, limitée surtout à quelques associations et militants environnementalistes.  Les agriculteurs sont bien mieux organisés.

L’avertissement de bas de page mérite qu’on s’y arrête un instant : « L’amiante n’est acceptée dans AUCUNE déchetterie du territoire ». Et alors, on fait comment pour le fibrociment qui est encore si répandu sur les toitures de bâtiments construits dans les années 60 ? On cherche une déchetterie en dehors du Grésivaudan, et on peste contre cette faille dans l’esprit de service public de notre communauté de communes.

Pour conclure, une petite dernière, minuscule brève. C’est un mot, un seul mot qui en dit plus long que bien des discours. Ce n’est pas dans le journal, ce n’est pas une correspondance privée, ce n’est pas un mot volé. Ça se passe à Crolles. Et c’est le maire qui écrit aux associations. Ce qu’il dit est tout à fait banal, mais néanmoins important. Il donne le programme du forum des associations, le 3 septembre prochain. Un puriste dirait qu’il y a une petite incohérence dans le texte. La lettre est signée par le maire, mais à un moment, ce n’est plus lui qui parle. Ou bien, il fait comme Jules César, il dit « lui » à la place de « je ». Peut-être est-ce les romains qui nous ont légué la monarchie. En tout cas, nous avons du mal à nous en débarrasser. On le dit souvent, et encore plus maintenant que l’élection présidentielle se rapproche, beaucoup de nos concitoyens veulent avoir un chef, comme s’ils regrettaient le roi.

Sans plus attendre, voici le lapsus commis par un fonctionnaire territorial qui, à son insu, se fait le propagandiste de la tentation autocratique contre laquelle il nous faut chaque jour résister. Lisez bien. Pesez les mots. Souvenez-vous de Lacan, toute parole est signifiante. Etes-vous prêt ? Allez-vous sursauter comme je l’ai fait, lisant, relisant et soulignant cette preuve de la présence insidieuse et persistante de l’esprit seigneurial que j’abhorre ? Ce mot en trop n’est pas un intrus. Il est dans le texte comme chez lui, vautré dans le consensus dominant, désignant par trois lettres la mal démocratie qui nous mine.

« 12 h : tous les responsables d’associations sont conviés à la Marelle à l’apéritif d’ouverture en présence du Maire et de son conseil municipal ».

Diantre, diront certains ! Il n’y a pas là de quoi fouetter un chat ! L’expression est usuelle : le maire et son conseil municipal. Alors, il nous reste à renverser les tables, à mettre les choses à l’endroit et la démocratie debout. S’il faut un possessif, nous devons l’inverser : le conseil municipal et son maire, voilà qui correspondrait mieux à ce que prévoient les textes. 

Le son est bref, mais il résonne longuement. Renversons le son, voici nos qui apparaît, comme une promesse de collectif. Nos élus nous invitent à notre forum des associations. Approprions nous la ville, la politique, nos biens communs.

Francis Odier, 18 juin 2016.

Le courrier aux associations : Invitation forum association 2016 - courrier du 3 juin 2016.jpg

04 mai 2016

Engagement dans une période lumineuse

Le lancement réussi du projet Centrales Villageoises du Grésivaudan est une belle illustration de l’utopie politique du moment que l’on peut nommer, faute de mieux, la transition : « Ceux qui se reconnaissent dans le mot d’ordre de ‘transition !’ affirment s’inscrire dans un type d’engagement dont le pivot est le passage à l’action sur fond de réenchantement et de réappropriation de l’existence. Les ‘transitionneurs’ font le choix de faire bouger les organisations et institutions existantes sans prendre pied dans ces dernières » [Source : édito du dossier « La transition, une utopie concrète ? », Mouvement des idées et des luttes, 2013].

Certes, avec Grési21, nous ne sommes pas dans le cas de transitionneurs qui refusent de s’impliquer dans « le système ». J’en suis ravi car la recherche de pureté est l’apanage des nazis et des sectaires. Ici, c’est la mixité qui prévaut. Politiques et citoyens, inextricablement mêlés, montrent, à leur échelle, que l’avenir reste ouvert. Ils agissent en situation, comme le proposaient Miguel BENASAYAG et Angélique DEL REY dans un petit ouvrage qui m’avait enthousiasmé et ouvert de nouveaux horizons en 2012 (L’engagement dans une période obscure).

Depuis quelques années, les mouvements « alternatifs » pour la transition gagnent une nouvelle reconnaissance comme acteurs politiques à part entière, porteurs de projet et de changement

logo-collectif-2015-acteurs de la transition.jpg

Il faut se réjouir du discrédit des partis politiques et des gouvernants. Je ne rêve pas du grand soir, mais, avec Schumpeter, le prophète, et les libéraux, ses néo-disciples, reconnaissons-le : dans le processus de création et d’innovation, il est difficile de shunter la case destruction. Après l’incendie, parfois, foisonne la biodiversité.

Le Grésivaudan s’attaque aux friches industrielles et investit des millions d’euros pour « donner un second souffle aux terrains désaffectés » (Journal du Grésivaudan, mars 2016). Prenons en exemple, sans attendre la fin pathétique que connaissent les établissements hospitaliers de Saint-Hilaire du Touvet. Préparons-nous à raser ou à restructurer quelques-unes de nos institutions autrefois glorieuses et attractives, mais usées par le temps, obsolètes même si cela n’était pas programmé. Qui aura enfin le courage d’ouvrir un musée des départements pour y mettre en valeur la mémoire d’une couche de millefeuille fossilisée ? Combien de mandats municipaux devrons-nous encore supporter avant que l’on constate que la coquille est presque vide, les compétences transférées, même si la bête bouge encore ?

Pour le département, l’acharnement institutionnel à le maintenir est pitoyable. La vente de VFD illustre tristement le bilan de la décennie écoulée. Au début des années 2000, faisant le constat de leur incapacité à manager ce qui était une régie de transport, les responsables du département, plutôt qu’avouer leur impuissance, ont fait le choix de briser les reins de VFD par la mise en concurrence. Les effets ont été douloureux, progressifs, mais le résultat est là. Une société en friche, ruinée, comme en faillite. Il n’y a plus qu’à démanteler.

Pour la commune, je milite pour poursuivre les transferts de compétences à la communauté de communes, en particulier l’urbanisme. Deux scénarios peuvent ainsi être esquissés.

Dans le premier, la commune devient un relais de proximité de la République et des autres collectivités territoriales, sans rôle décisionnel. Nous sommes déjà, parfois, dans cette situation. Par exemple, quand la commune a cru bon de relayer la décision du Grésivaudan de généraliser les PAV. L’histoire (avec l’abandon du principe de généralisation) a montré que cette posture n’était pas judicieuse, car elle a conduit les élus à se faire porte-parole d’un projet indéfendable, alors qu’ils auraient dû se voir comme organisateur de débat. Ainsi, pour être démocratiquement fondée, la commune devrait s’organiser pour être relais « dans les deux sens », donc pour représenter vraiment sa population.

Deuxième scénario, la commune lutte pour garder des compétences … et les exercer efficacement. C’est la voie des mariages de raison – en application de la loi bienvenue du 16 mars 2015 favorisant le regroupement communal : onze villes et villages de l’Isère se sont regroupés (lire : Isère Magazine, mars / avril 2016). Bernin, Lumbin, nos fiancées nous attendent, passons à l’acte.

Bien sûr, il y a un troisième scénario, peut-être le plus probable : on ne change rien !

Mon scénario préféré est le quatrième : et mieux que ou, une commune relais démocratique de proximité et mariée avec ses voisines pour se régénérer !

"Nur um der Hoffnungslosen willen ist uns die Hoffnung gegeben."

Francis Odier, 24 avril 2016

 

Nb : merci à l’ami Alain qui m’a fait découvrir la belle citation germanique dont je ne me lasse pas. L’espoir au fond de la désespérance, comment mieux dire la confusion qui étreint nos sociétés et dans laquelle je me débats ?

Liens:

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Schumpeter...

http://www.centralesvillageoises.fr/web/guest/actualitesg...

http://www.edgarie.fr/archive/2012/01/22/l-engagement-dan...

https://www.flickr.com/photos/bertrand-ranza/collections/...

28 mars 2016

Petits ruisseaux du Grésivaudan

Bref et concret. Le changement en Grésivaudan, à votre porte. Avec vos bras, votre tête ou votre chéquier.

 

Energie solaire, ici et maintenant. Urgent. Il est temps. Centrales Villageoises du Grésivaudan. Réunion fondatrice le 18 mars. Succès. 98 personnes présentes. Rejoindre le mouvement. Devenir membre fondateur ou louer son toit pour installer des panneaux photovoltaïques.

« La houille blanche a été le point de départ d'une tradition industrielle de la vallée du Grésivaudan dès la fin du XIXe siècle, voire d'une véritable révolution industrielle, économique et sociale qui a marqué le XXe siècle. Aujourd'hui, notre projet GRESI21 de Centrale Villageoise du Grésivaudan s'inscrit dans cette tradition afin que notre territoire participe de manière citoyenne à cette nouvelle révolution énergétique basée sur les énergies renouvelables qui marqueront le XXIe siècle ».

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Recyclage, circuit court, insertion par l’emploi, Donner, partager, acheterGRE’SY. Lumbin

« L'association a pour but l'emploi & la solidarité. Notre vocation est d'accompagner des personnes en difficulté d'accès à l'emploi à une reprise durable de vie professionnelle au moyen d'une activité économique réelle & de permettre aux personnes en difficulté de se vêtir à petit prix. La collecte de vêtements, textiles & chaussures est la principale activité.

Le principal centre logistique est actuellement situé à LUMBIN (chemin des Longs Prés). La prochaine étape est la mise en route d'un atelier de fabrication de chiffons.

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Remarque subsidiaire : N'avez-vous rien remarqué ? Un détail signifiant ? Un signal faible pour des forces qui se mettent en mouvement ?

Le changement est intercommunal. Nos jeunes associations se revendiquent du Grésivaudan. Nos vieilles communes sont épuisées et deviennent stériles. Nous leur devons le respect, comme à nos aînés qui transmettent la mémoire et fédèrent les rassemblements amicaux et familiaux. C'est là, dans de nouveaux équilibres entre lieux d'action et lieux de convivialité, que la démocratie doit se reconstruire.

 

Francis Odier, 28 mars 2016

14 mars 2016

Lidl, l'arbre qui cache la forêt

C’est bien beau de critiquer, toujours critiquer. Encore faudrait-il expliquer pourquoi. Car ce projet de déménagement et d’agrandissement de Lidl, il est sûrement très bien ! Le nouveau magasin sera plus beau et mieux placé, avec peut-être un ou deux emplois supplémentaires. Les clients seront contents. Au nom de quoi la commune refuserait-elle à un honnête commerçant de développer son activité ?

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16 septembre 2015

Demain, le Climat, la Montagne : colloque de la FRAPNA le 26 septembre

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